Alfons Mucha : de l’art nouveau au manga

Une fois n’est pas coutume, on va parler peinture sur Top Five, et plus particulièrement d’un artiste pas forcément connu, mais dont l’impact est bien plus important qu’il n’y parait.

Alfons Mucha était un artiste de la fin du 19eme siècle, née dans ce qui deviendra la république Tchèque. Il suit tout d’abord des études de chant, mais se réoriente vers les arts graphique vers l’adolescence (a cause de sa voix qui mue) et grâce aux bonté d’un riche mécène qui l’admire, il peut étudier a Munich.

En 1887, Mucha poursuit ses études à Paris dans diverses académie. A cet époque, il travail a la création d’affiche publicitaire. C’est en 1894 qu’il est sollicité par le théâtre de la renaissance (il était ce jour là le seul disponible… comme quoi ça tient à pas grand chose) pour crée l’affiche de “Gismonda” interprété par la célèbre Sarah Bernard. Le résultat, une œuvre audacieuse ou l’artiste crée une composition révolutionnaire et qui marque le début du “style” Mucha. Il s’en suivra un contrat de six ans avec le théâtre pour lequel il produira nombre d’affiche toute plus créative les unes que les autres.

L’artiste assurera la création de plusieurs publicité pour de nombreuses société (Moet et Chandon, les biscuits LU, les cigarettes Job…) en employant toujours son style allégorique. Après quelques années, Mucha continuera a voyager et reviendra à la fin de sa carrière a un style plus conventionnel bien que de très grande qualité.

Mucha était non seulement un créateur graphique, mais il a aussi travailler comme designer (le terme n’existait pas à l’époque évidement mais c’était le même concept) pour la création de bijoux ou de meubles précieux.

Aussi étonnant que ça puisse paraitre, l’œuvre de Mucha demeure encore très présente parmi nous via… les mangas ! et oui, la plupart des grands auteurs japonais ont intégrés les codes de Mucha dans leurs œuvres. Les longues chevelures, les drapés sans fins, les agréments floraux surgis dont ne sais ou, les bijoux somptueux, tous ses éléments viennent de Mucha.

Les auteurs les plus “associés” a Mucha sont sans aucun doute les dessinatrices de CLAMP, célèbres créatrice de série comme Sakura Card Captor ou XXXHolic. Il existe notamment une série d’illustration hommage a Mucha qui reprend dans un style manga une série que l’auteur avait fait sur le thème des 4 saisons.

Dans l’illustration ci dessous (de l’artiste Kohime Ohse) on retrouve des éléments typique de Mucha (la chevelure, le motif d’encadrement, les couleurs, les fleurs)

 

 

Même si avec le temps les influences de Mucha se sont diluées et ont été intégré au style des mangas, l’œil averti saura retrouver ici et là cette référence, voir d’autre car les artistes japonais ont toujours apprécier puiser leur inspiration dans les œuvres de peintres européens.

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3 réflexions au sujet de « Alfons Mucha : de l’art nouveau au manga »

  1. Pour être exact, c’est plutôt Mucha qui c’est inspiré du japon…
    L’art nouveau s’est largement inspiré du japon au début du siècle, ce phénomène est appelé Japonisme…

    Pour plus d’infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Japonisme

    Aujourd’hui, les mangas s’inspire tout à la fois de l’art traditionnel japonais (période Edo par exemple) et de l’art nouveau, art occidental proche de la culture asiatique (par ce phénomène du Jponisme justement ;o)

  2. Merci pour la précision :)

    Apparament d’après l’article que tu mets en lien, c’est la génération avant Mucha qui aurait subit l’influence du japonisme (donc il est logique qu’elle rejaillisse en parti sur lui).

    Est ce que par contre les motifs typique de ses oeuvres (composition mélant des motifs de bijouterie et de composition florale) sont de sa création ou bien viennent du japonisme ? (parce que je n’ai rien trouver de semblable… bon d’accord j’ai cherché que 5min :))

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