Archives de catégorie : Comics

La revanche de Gwen Stacy

Si vous n’êtes pas familier avec l’univers du comics et tout particulièrement de l’écurie Marvel, le nom de Gwen Stacy ne doit pas du tout vous être familier, et c’est tout à fait normal.

A l’origine, Gwen Stacy était la petite amie de Peter Parker, alias Spiderman, et comme toutes les autres « copines » de héros de la même époque, son rôle était classiquement de se faire kidnapper par un super méchant afin que son vaillant justicier vienne la tirer d’affaire.

Sauf que dans le cas de Gwen… ça c’est plutôt mal fini.

En effet, la jeune femme à servi de ressort narratif a ses dépend en étant tuée durant un affrontement entre le tisseur et un de ses ennemis juré. Sa mort fut d’autant plus un traumatisme pour le héros et les lecteurs que les auteurs ajoutèrent un détail sordide : Spiderman avait peut être causé sa mort en essayant de la rattraper avec sa toile…

A partir de cet instant, Gwen entra dans le triste club des héroines morte pour relancer l’intrigue du héros. Pire encore, là où beaucoup de personnage ont tendance a ressusciter à tout bout de champ, la pauvre Gwen était condamnée à fatalement disparaître, ne ressucitant que pour servir à nouveau de sacrifice sur l’autel du récit.

Et pourtant, il se pourrait bien que Gwen Stacy devienne le personnage de comics le plus iconique des années à venir…

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One Punch Man : que vaut l’anime #OPM

S’il y’a bien un anime qui à fait couler de l’encre numérique et agité les fans d’animation, c’est bien One Punch Man (OPM). D’abord anonyme web comic dont le succès foudroyant à conduit à une version plus « poussée » mise en image par le talentueux Yusuke Murata (à qui on doit Eyeshield 21) le monde du manga est tombé sous le charme et c’est en toute logique qu’un animé à été mis en chantier.

Petit topo rapide : c’est quoi One Punch Man ? C’est l’histoire de Saitama, un homme dont le rêve était de devenir un super héros. Au prix d’un entrainement acharné, il est devenu surpuissant et invulnérable, au point qu’il peut détruire n’importe quel méchant en un seul et unique coup de poing… Cela pourrait sembler être l’aboutissement de n’importe quel anime, où le héros est toujours en quête de puissance, mais ici c’est au contraire le point de départ et la première histoire donne le ton : capable de terrasser un géant de plusieurs centaine de mètre de haut, Saitama réalise qu’être aussi puissant est d’un ennui mortel. Un coup du sort va cependant l’amener à rentrer dans l’organisation qui gére les supers héros où il rencontrera une galerie de personnage drôle, loufoque et parfois ultra puissant !

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Top Five des trucs horriblements chiants dans #Arrow (mauvaise foi et spoiler inside)

Ma passion pour le nanar prend des formes parfois surprenantes. C’est notamment elle qui me pousse à regarder des séries pas toujours super inspirées, mais qui procurent un agréable fond sonore pendant que je fais autre chose.

Cette introduction vous permettra immédiatement de mesurer la mauvaise foi évidente de tout ce qui va suivre. En effet, je vais parler en mal de la série Arrow alors que comme je l’ai annoncé je la regarde d’un œil distrait. Cependant, est ce pour autant que mes remarques seront dénuées d’intérêt ? Je vous laisse juge…

Truc chiant numéro 1 : Mais… qu’est ce qui est arrivé à Batman ?

Sans être un gros aficionados des comics DC, je pense que personne ne sera passé à côté de l’ENORME similitude entre Arrow (la série) et Batman (film, série, comics… ça repompe dans tous les sens).

Petite liste des similitudes :
– Ce sont tous les deux des milliardaires beaux gosses qui se font passés pour des flambeurs afin de jouer les justiciers et sauver leur ville chérie
– Ils n’ont pas de super pouvoir, mais du super matos et un niveau d’athlète surhumain qui ressemble un peu quand même à des supers pouvoirs
– Ils ont une alliée experte en technologie (Oracle / Félicity)
– Ils ont un jeune sidekick foufou mais très courageux qui veux suivre leur exemple
– Ils ont une amie qui bosse comme juriste par passion de la justice
– Ils ont une relation de respect mutuel avec un flic incorruptible
– Il y’a toute une clique de personnages autour d’eux formant une team de justicier
– Ils sont tous les deux ennemis de la Ligue des Assassins
– Ils sont tous les deux vu comme des héritiers par Ra’s Hal Gul
– …

J’arrête là le massacre, mais on voit vraiment que Arrow est un ersatz du dark knight, ce qui fait que l’ombre du chevalier noir plane constamment au dessus de l’archer vert quand on regarde la série et que c’est… pénible. Continuer la lecture de Top Five des trucs horriblements chiants dans #Arrow (mauvaise foi et spoiler inside)

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chronic heroic : Deadpool / le méta (anti)héros

Ah si vous saviez à quel point je suis content de pouvoir parler de lui. Lui ? mais si lui ! Deadpool ! l’un des personnages (si ce n’est LE personnage) le plus atypique de l’univers du comics.

Me myself and I

Crée au début des années 90, Deadpool est d’abord conçu comme un ennemi du groupe de super héros Xforce et de Wolverine avec qui il à en commun d’avoir été aussi un cobaye du projet arme X. Il est présenté comme un mercenaire sans foi ni loi, cruel et cynique.

Parodie à peine déguisé de Deathstroke de chez DC comics, Deadpool débute sa carrière comme personnage récurent de plusieurs séries avant de finalement s’attirer la sympathie des lecteurs et d’avoir sa propre mini série (chose peu ordinaire pour un méchant) dessiné par le talentueux Joe Madureira. Jusqu’a la fin des années 90, Deadpool développera petit à petit sa mythologie, celle d’un mercenaire a l’humour douteux et aux accès de violence aussi terrifiant qu’imprévisible. Continuer la lecture de chronic heroic : Deadpool / le méta (anti)héros

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Chronic Heroic : Daredevil / La justice aux deux visages

Avec la sortie de la série sur Netflix, je me suis dis que ça serait sympa de faire un petit retour sur Daredevil, héros relativement important de l’écurie Marvel.

La loi et la justice

Matt Murdock est un avocat indépendant qui combat les truands à coups de code civil d’enquêtes et d’interrogatoire. Il tente a sa façon de faire de Hell’s Kitchen, son quartier chéri, un endroit où on peut vivre en paix.

Daredevil est un justicier nocturne rompu aux arts martiaux qui combat les truands à coups de bâton. Il tente a sa façon de faire de Hell’s Kitcken, son quartier chéri, un endroit où on peut vivre sans crainte.

L’un et l’autre sont les 2 faces du même personnage, la loi et la justice incarné en un seul homme qui doit justement composé avec cette frontière floue.

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Chronic Heroic : Les 4 fantastiques / la super famille

Pour ce deuxième article sur les supers héros, on reste chez Marvel mais je vous fait un méga pack avec 4 héros pour le prix d’un ! et oui car le sujet du jour ce sont les 4 fantastiques (ou fantastic Four que j’abrégerai en FF).

Novembre 1961, le duo Stan Lee et Jack Kirby (rien que ça) va accouché d’une des plus grosses licence de l’histoire du comics, et va au passage révolutionner le schéma classique des héros qu’on connaissait juste là. La puissance créative des deux hommes va frapper bien plus fort qu’on ne pourrait le croire, car a plus d’un titre les FF sont un changement marquant dans l’histoire des comics.

Une histoire de famille

Premier bouleversement, le titre porte non pas sur un héros solitaire (ou bien accompagné d’un acolyte) ni sur une équipe formé de plusieurs individualités (comme la ligue des justiciers) mais sur plusieurs héros conçut dès le départ comme un ensemble indivisible… et tant qu’a faire quoi de plus indivisible qu’une famille ? (oui je sais : je suis un idéaliste). Cette approche donne la possibilité d’explorer des interactions que les autres titres n’arrivaient qu’a peine à effleurer, et d’osciller sans arrêt entre le quotidien presque banal des FF et leurs incroyables aventures a travers les dimensions.

Mais avant de creuser plus loin, faisons le tour des protagonistes… Continuer la lecture de Chronic Heroic : Les 4 fantastiques / la super famille

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Chronic Heroic : Captain America / le héros historique

Hey ! nouvelle rubrique dans Top Five !

En fait cela fait un moment que je voulais parler du monde des supers héros, mais pas sous l’angle classique de la revue de détail (vu toutes les histoires, cross over et retournement ça va être trop compliqué) mais plutôt en analysant ce qui se cache SOUS le maque (oh oh oh quelle superbe image tout à fait a propos dans le contexte : je suis un génie de la narration).

Histoire de démarrer cette rubrique, j’ai choisi comme premier héros Captain America (fuck yeah !)

Le patriote

Créer à l’origine par le légendaire Jack Kirby et Joe Simon (tout aussi méritant même si moins populaire que son camarade) le super soldat va naître dans un contexte historique bien particulier. C’est en effet à la fin de l’année 1940, alors que le conflit mondiale atteint un point critique et que l’Amérique va s’engager plus avant dans le conflit (je rappel que l’attaque de Pearl Harbor aura lieu à peine un an après) que sort le premier numéro de Captain America.

Fait amusant : le premier bouclier de Captain América était triangulaire (comme un écu de chevalier) reprenant un peu trop le design d’un autre héros de l’époque nommé… The Shield (ça ne s’invente pas). Résultat, le duo Kirby / Simon change le bouclier pour éviter des poursuites judiciaires et le Captain d’avoir sa « forme » finale.

En ce moment vous seriez en droit de vous dire « dis donc il est gentil le Flashou mais il à pas dit qu’il voulait éviter de faire l’historique du perso et ce concentrer sur une analyse ? ». Vous auriez raison mais je vous rappellerais une fois encore que c’est très mal poli de me couper durant mes propres paragraphes pour souligner mes contradictions !

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Silver Surfer : communion

Le surfer d’Argent est l’un des personnages les plus emblématiques de l’univers Marvel, et pas seulement parce qu’il est pété de super pouvoirs, mais parce qu’il est un héros torturé et profond.

L’éditeur Marvel nous sort dans sa collection Deluxe une aventure du Surfer ce qui ne pouvait que me mettre en joie. Mais voila, la joie sera de courte durée, car malheureusement cette “communion” est bien loin de ce que j’attendais.

Le principal souci avec cette histoire, c’est qu’elle n’est qu’un ramassis de perchis prêcha et de bon sentiment bien lourdingue : le surfer associé a une bande d’aliens tous bien clichés, kidnappent des enfants ayant un certain potentiel pour les recueillir dans une arche spatiale afin de sauver la race humaine de l’extinction.

Je vous épargne les détails, mais c’est tout bonnement chiant. Le Surfer est pontifiant, lourdingue, et ne fait que PARLER. Blablablabla… le destin du monde… blablabla… dans l’hyper profondeur du substrat de la réalité j’ai communié avec le grand tout…. blablabla…

Bref le Surfer est pénible, de même que la S.F supra scientifique a la Marvel. Graphiquement l’oeuvre est très belle (sauf le design S.F … je hais le style de S.F a la Marvel !) et ça sauve pour beaucoup les meubles.

En fait je pense que ma déception est que cette histoire n’est pas celle que je voulais lire. Je me rabattrais sur une réédition des anciennes histoires si elles ressortent…

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heroes volume 1

En septembre 2006, Heroes arrive sur les networks américain et secoue l’univers des séries. Il faut dire que l’histoire était terriblement prenante, et son traitement extrêmement audacieux.

Heroes met en scène des individus très différents (stéréotypé ? pas tant que ça) qui se découvrent d’incroyables pouvoirs. Si pour certains ces dons sont une bénédiction leur rendant la vie plus facile, la pluparts souffrent de cette différence et cherchent a mener une existence normale.

Si la série est riche de multiples histoires, elle offrait de très belles perspectives de développement, et plutôt que de laisser perdre cette matière, le producteur Jeph Loeb proposa de l’utiliser dans une bd. Un tel retour au source était une évidence pour une série totalement imprégné par le comics.

Plusieurs scénariste et dessinateur se sont collé a la tache et ont eut pour mission d’inventer ce qui se passait “entre” les épisodes. Le résultat est un ensemble de mini histoire apportant un éclairage plus profond pour le fan qui prendra plaisir a se glisser entre les moments fort de la saga pour y voir les petits à coté. Il y’aura bien sur des clins d’œil à foisons pour qui connait bien la série.

Le style graphique est moderne, avec des couleurs qui sentent bon l’infographie. Sa lorgne vers du Turner, et c’est totalement l’esprit.

Publié chez Fusion Comics pour 20 euros, Heroes volume 1 est une excellente bd que je recommande à ceux qui ont aimer la série.

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The Watchmen (sauf que la on parle du film…)

Après vous avoir fait un petit topo sur la bande dessinée éponyme, je vous propose non pas une critique du film (il est bien : allez le voir) mais plutôt un comparatif film / BD

Comme je le disais dans ma chronique sur la BD, résumé le scénario allait être un vrai challenge quasi impossible pour le réalisateur a moins de faire des coupes : et bien vous savez quoi ? ce salopard me fait mentir ! il ne cède rien à l’histoire, pire : il en rajoute ! que ça soit l’intro qui est digne du fils de pub qu’est Zack Snyder, ou les petits rajouts glissé ici et là, on se retrouve bien devant la version parfaitement translaté de l’histoire papier.

Pas de coupure, ça veut quand même dire un film long, mais pas du tout longuet. Accélérant à juste dose son rythme, Watchmen se laisse avant tout voir. La beauté plastique de l’image qui abuse du ralentit (mais quoi de mieux pour surligné un lien de parenté avec la BD ?) ne cède rien à la densité visuel que l’on trouvait dans l’œuvre de Gibbons. Chaque plan, même en décor réel, tente de reproduire le plus fidèlement possible l’originale. Cette minutie apporte une richesse et une épaisseur aussi bien a l’univers qu’a ses héros.

Les héros justement, sont d’une fidélité a toute épreuve a leur homologue de papier (le casting à dut être un vrai calvaire !) et notamment Rorschach pour lequel je craignait le pire pour finalement avoir le meilleur.

Même si les hardcore puriste seront scandalisé par les changements opéré par Snyder, il n’y à vraiment pas de quoi rougir quant on voit le challenge qu’il fallait relever. Sachant jouer aussi bien sur l’action que sur des scènes contemplatives, le résultat semble si naturel qu’on se dit que finalement Watchmen en film était une évidence.

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