« chers agents des renseignements… »

… Je vous remercie de tout coeur de votre présence ici. Comme vous le constaterez rapidement, Top Five n’est pas un blog trendy mainstream foisonnant de débat masquant de sombres intrigues.

Vous avez la tâche ingrate de vous taper des milliers de sites comme celui ci, des petits îlots dans l’archipel démentiel de la toile. Vous devez sans doute avoir quelques outils pour trier le grain de l’ivraie, des procédures, des scripts, mais au final c’est votre seul jugement qui va trancher si oui ou non telle ou telle page représente un danger.  Et pour ça je vous plaint.

Ni voyez aucune condescendance de ma part, ni aucune sournoiserie : je souhaite juste signifier à votre encontre le fait que votre job est non seulement perfide dans sa nature (mais ce sont vos chefs qui en sont responsables) mais aussi laborieux dans son exécution. Vous voilà prêt à vider la mer avec une cuillère…

Récemment l’affaire Menard (ce maire peu scrupuleux qui avait déclaré avoir identifier le pourcentage de musulman dans sa commune en se fiant aux prénom / nom des enfants inscrit dans ses écoles) à prouvée tout le mal que pouvait faire l’utilisation détourné de l’information. Pour ma part je ne doute pas que vous soyez animé des meilleurs intention envers vos contemporain. C’est plutôt ceux au dessus de vous qui me poussent à la vigilance.

La loi sur le renseignement part de l’idée que nous devons à ce point nous méfier les uns des autres que l’appareil judiciaire doit disposer d’un droit de regard sur nous. Mais ce droit n’ offre aucune sécurité, il ne s’accompagne d’aucun mécanisme garantissant qu’il ne soit pas perverti.

Vous qui observez à la recherche d’un crime futur, vous êtes prit entre deux feu : entre la peur du complot secret et la peur de l’abu de pouvoir.

Ne nous trompons pas d’ennemi : votre mission est importante, mais elle ressemble parfois à une victoire à la Pyyrus. Que gagne t’on si au lieu de craindre des criminels nous craignons notre propre gouvernement ?

Who watch the watchmen ? Pourrait on se dire…

Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *