Condoléance Mme Columbo

Peter Falk est décédé, et c’est une nouvelle étrange. Etrange parce l’inspecteur Columbo ne peut pas mourir. Le personnage est si indissociable de son interprète que je ne sais pas si mon sentiment porte sur l’homme ou sur son avatar télévisuel.

Enfant j’ai toujours adoré la série Columbo, et en ai tout de suite compris la savoureuse moelle substantielle. Car soyons clair, Columbo n’est PAS une série policière. En tout cas pas une série classique où on cherche qui à fait le coup, mais une série bien plus intelligente qui proposait une galerie de personnage d’une grande profondeur le tout généralement servi par des acteurs de premier plan.

Le grand moteur des épisodes était la bataille rhétorique, diplomatique, intellectuelle ou simplement psychologique que livrait l’inspecteur contre les assassins. La clé du combat ? des preuves, tangible et factuelle qui faisaient éclater la vérité. Car notre lieutenant savait quasi toujours d’office qui était son homme, mais Columbo devait définir le comment, et surtout le pourquoi.

Avec une subtilité qui ferait du bien a beaucoup de série moderne, Columbo proposait des affrontements feutré où les coupables ne manquait pas de savoir vivre. Car ces derniers (et c’est peut etre l’ultime touche de génie de la série) étaient tous des notables, des vedettes, des politiciens influents… bref ce sont les puissants au dessus de nous. Quelle jubilation alors de voir le lieutenant (dont on à jamais connu le prénom) arriver là, faire son petit numéro, et finalement gagner la partie avec l’art et la manière.

Columbo, stéréotype de l’italo américain, représente un homme ordinaire : marié, des enfants, une vie décrite comme faite de joies simples… il est monsieur tout le monde. Or c’est ce petit bonhomme qui, a force d’acharnement et d’effort, arrive a faire vaciller les plus grands. Aussi fort soient ces adversaires, Columbo les combats avec acharnement usant de sa sagacité et de son esprit vif comme seuls armes.

Tous font la même erreur : sous estimer un homme qui n’est pas de leur milieu et qu’ils jugent à la va vite. Erreur fatale le plus souvent, que le lieutenant prend plaisir a cultiver avec son attitude faussement nonchalante. Souvent d’ailleurs, les ennemis vaincu reconnaissaient les qualités du lieutenant et lui montraient respect et considération, tout en le titillant sur la duperie qu’il utilisait.

Tandis que je fini cet article, je me rend compte que je ne rend pas justice à Peter Falk et que je me focalise sur le rôle phare de sa carrière en oubliant de citer sont parcours cinématographique (nominé plusieurs fois aux oscars, il avait jouer notamment avec Cassavetes). Je me plait à croire cependant que si le personnage à prit le pas sur l’homme, alors ce dernier y à gagné un supplément de vie dans nos mémoires.

Merci pour tout Lieutenant, et mes amitiés à votre femme…

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