Divinity II : Ego Draconis

L’hiver arrivant et les jours se faisant plus court, il est de bon ton de prévoir de quoi occuper ses longues soirées. C’est là que les bon RPG peuvent apporter au gamer son lot de quête quotidien permettant d’oublier stress et petit tracas.

Divinity II joue dans la catégorie des RPG action dont le parent plus évident qui me vient à l’esprit est Dungeon Siege. Vous êtes donc un apprenti chevalier (ah bah ça alors) dans le monde chatoyant de Rivellon qui tape dans les grands classiques de l’Heroic Fantasy. Du troll, des gobelins, et des dragons sont au programme des hostilités. Ah oui parce que bien entendu ce monde va se retrouver au bord de sa destruction et c’est Bibi qui doit se charger de sauver les meubles.

Dès le début, en tant qu’apprenti, on vous enseignera des rudiments de combat et on vous proposera de choisir un style entre la magie, le corps à corps et l’archerie. Heureusement, le choix d’une de ses spécialités ne vous condamne pas à laisser tomber les autres. Tout le charme est que vous pouvez améliorer ce que vous voulez, l’arbre de compétence étant très ouvert. Si vous jouez un minimum intelligemment, vous pourrez donc crée un chevalier invocateur ou un archer tank comme bon vous semble. Les compétences ainsi que vos caractéristiques évoluent par un système de niveau d’expérience dont les points s’obtiennent par le combat ou par la résolution de quête : libre a vous de vous focaliser sur une caractéristique ou bien d’équilibrer l’ensemble.

Le gameplay très “porte-monstre-trésor” cache cependant suffisamment de malice pour mériter le label RPG et pas juste celui de jeu d’action. En effet, votre héros à la capacité, au prix de quelques points d’XP, de lire les pensés de ses interlocuteurs. Cela permet de débloquer de nouveau dialogue, ou alors de comprendre comment résoudre certaines quête, voir d’obtenir des moyens de pression. Loin d’être gadget, cette capacité est soutenu par des quêtes bien écrite et bien “narré”.

Narration, le mot est lâché : c’est l’un des points fort de Divinity II, a savoir de proposer une intrigue. Elle n’est pas d’une originalité délirante, mais elle est solidement posé et offre quelques twists intéressants. Sans faire de spoil (parce que cela est évoqué dès la notice du jeu) sachez que vous aller devenir à votre insu un chevalier dragon, c’est à dire le genre d’individu traqué par… vos alliés (qui du coup le seront beaucoup moins).

Deuxième morceau de bravoure de Divinity II, la capacité d’être un dragon. Fantasmatique au possible, cette capacité est laissé a votre main : vous vous transformez a votre guise (hormis dans certaines zone qui ne le permettent pas pour des questions de cohérences) et livrez d’homérique bataille a coup de boule de feu.

Toutes ses idées misent bout à bout forme un ensemble vraiment plaisant. Qui plus est, Divinity II est techniquement efficace. Les graphismes sont beau, avec des changements dynamique et des design sympathiques. Sur une petite machine (mon pc date d’avril 2007) l’image est fluide si l’on est pas trop gourmand sur la qualité et la résolution. Dommage que des petits bug viennent parfois saloper le travail (clipping, texture qui s’oublie etc) sans que cela ne soit un drame absolu. La musique, qui lorgne du coté de celle de “Guild Wars”, colle parfaitement à l’ambiance (certains chœurs sonnent comme du “Dead can dance” ce qui ne gache rien) et appuie le coté “Heroic” de l’aventure. Le jeu est entièrement localisé en Français, avec des voix correctes, mais qui se renouvellent peu (bon nombre de PNJ sont joué par le même doubleur qui essaye de changer sa voix avec plus ou moins de bonheur).

Bien que ponctué de petit défaut technique, Divinity II est un jeu très prenant. Ses mécanismes classiques l’empêchent d’accéder au statu de hit, mais sont charme indéniable en fait un jeu tout ce qu’il y’a de plus recommandable. Et puis du RPG solo de qualité c’est toujours bon a prendre de nos jours.

(merci à IGN.com pour leurs captures d’écrans honteusement piqué)

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