Duke Nukem Forever : papy fait de la résistance

Je me rappel la fin des années 90 avec une certaine émotion : la fin du lycée, les amourettes d’été, mon premier petit boulot… ET LES JEUX !

Ah bon sang que cette époque était exaltante pour le milieu du jeu vidéo ! il faut dire qu’a l’époque, cette industrie était suffisamment évoluée pour produire des jeux d’une grande qualité avec autre chose que deux pixels pour représenter son perso, mais aussi suffisamment “modeste” pour que les grosses machines façon E.A ou bien Ubisoft n’aient pas encore étrangler la créativité des studios de développement avec des jeux qui se ressemblent tous.

C’est en 1996 que sort Duke Nukem 3D dont la démo fut une petite révolution. Même si techniquement le jeu n’était pas le must, son gameplay nerveux et viscérale, son univers de série Z et surtout son héros, incarnation total de la beaufitude puissance mille, j’ai nommé : LE DUKE !

Le succès fut total et Duke devint la référence des shooter 3D, que ça soit pour son fabuleux mode solo ou bien pour le multi. Bien évidement, après un tel succès, la foule voulait une suite. Il y’a bien eut des add on pour prolonger les aventures du Duke, mais on ne pouvait pas parler de nouveau jeu. Des années durant, le développement d’un hypothétique suite à été la plus grosse blague de l’univers du jeu vidéo. Et puis en Mai 2009 le jeu est annoncé comme annulé suite à la faillite du studio 3Drealms. Miraculeusement, le jeu est repris par Gearbox, et aujourd’hui en 2011, sort enfin le plus célèbre vaporware de toute l’industrie.

Alors il vaut quoi ce Duke Next Génération ? Clairement, ce n’est pas le messie attendue, et n’espérez pas retrouver le même engouement que pour l’opus originel. Pourtant, ce n’est pas un mauvais jeu, mais juste un jeu qui n’a pas sut faire le choix entre le passé et le présent.

Ce qui fonctionne toujours, c’est le Duke : son charisme, son humour ras du slip… bref c’est le super macho man qu’on aime avec sa grosse voix et ses répliques qui tuent.

La où ça pêche… hum la liste va être plus large : l’humour n’est pas toujours très fin. Ok Duke ce n’est pas un poète, mais sombrer aussi bas c’est moche. Mais le pire défaut du jeu, et ça c’est quant même grave pour un jeu vidéo, c’est le gameplay mou. Duke a totalement perdu son dynamisme, il tire lentement, il se déplace comme dans de la gadoue… c’est vraiment rageant ! et je suis prêt a parier que cette altération du gameplay est due au coté cross plateforme du jeu (saloperie de console de salon !)

La rage au ventre, on éteint le jeu et on boude. Et puis on relance une partie histoire de… et on rigole. Connement, mais on rigole des répliques du Duke, on avance sans surprise mais sans déplaisir dans des niveaux couloirs ou on dérouille des ennemis sans intelligence qui font office de cible jubilatoire a exploser. Et même si on ne retrouve pas la trépidation de la bonne époque, on s’amuse bien.

On regrettera donc le rendez vous manqué avec la possibilité d’un génial titre a l’ancienne pour se contenter d’un sympathique jeu nostalgique. C’est déjà pas si mal non ?

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Une réflexion au sujet de « Duke Nukem Forever : papy fait de la résistance »

  1. Dans la série « je me fais, je me fais attendre », il y a eu deux exemples complétement opposés : S.T.A.L.K.E.R (sept ans de développement), un jeu qui, finalement, a su plaire aux aventuriers, ceux qui aiment nettoyer leurs bottes après les missions. Et puis Duke Nuke’em Forever : 13 ans de développement dont probablement 12 en enfer, un shoot amusant 13 minutes, pas plus.

    C’est sûr : c’est idiot, on rigole devant son écran mais c’est vraiment trop répétitif. Et puis, comme tu le soulignes, c’est mouuuuuuuuuu…. mais mouuuuuuuuuu… On dirait du Raymond Barre Inside(tm).

    (eh oui, en plus maintenant le Top Five apparaîtra dans toutes les recherches concernant le bon Raymond. De rien.)

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