Le Stunfest 2013 : 3 jours au pays de la dose

Cette année et pour la première fois, je me suis rendu au Stunfest à Rennes. Cette manifestation, assez unique dans son genre, réunissait le temps d’un week-end la communauté du jeu vidéo, et plus spécialement celle du jeu de baston.

Sur une surface d’environ 1 000m², des fans de jeu vidéo se réunissent pour partager leur passion, se rencontrer, s’affronter, mais surtout vivre un moment d’échange avec leurs pairs.

J’aimerai dans les lignes qui suivent vous faire partager mon regard sur cet événement et ce qu’il m’a apprit de la communauté du jeu vidéo.

Round 1 : meet the guys

Le Stunfest avait lieu dans le hall d’un bâtiment universitaire reconverti pour l’occasion en la plus grande salle d’arcade de France. Dès les portes franchit, une vague de chaleur vous attrape et le bruit des machines et de la foule martèle vos tympan.

Mais avant même d’entrée dans le Stunfest, il convient de vous parler de son antichambre : l’accueil du festival situé à l’avant du bâtiment. Agencé comme une sorte d’aire de repos avec des tables de jardin, des bancs de bois et quelques chaises en plastiques, cette zone bien stratégique est un point de repli vital a plus d’un titre. C’est là qu’on va fumer sa clope, qu’on va retrouver ses potes pour parler hors du brouhaha et c’est aussi là qu’on va le plus souvent manger durant les 3 jours du festival. En effet, 4 stand sont installés sur cette zone pour sustenter les participants. Il est remarquable de noté que les prix pratiqués sont tout sauf abusés et que pour 5 euros vous pouvez faire un repas très correct pour peu que vous supportiez la pizza, les burgers ou les crêpes (les galette saucisses du Stunfest sont connues de part le monde).

Une fois passé le guichet et être arrivé sur cette fameuse zone d’entrée, je ne fit que 3 pas avant de tomber sur une tête connue. Un des petits charmes du festival…(mais j’y reviendrais)

On prend des nouvelles, on spécule sur le festival, sur les tournois, on évoque l’actualité… et voila que d’autre personnes viennent, amis d’amis, et s’ajoutent naturellement. Nous finissons par former un cercle de 6 ou 7 personnes qui parlent de tout et de rien en toute décontraction.

La communauté du jeu de baston a cela de formidable qu’elle est très accueillante, et que le réseau fonctionne bien : les amis de vos amis deviennent facilement les vôtres. Même les figures de proue se mélangent avec le commun des mortels, car ils ont le sens des proportions : ils ne sont rien de plus que des geeks comme les autres avec un peu plus de visibilité. Ne croyez pas ceux qui vous disent que ces stars du web ont la grosse tête…

Mais je n’avais pas fait 400 bornes pour discuter sur le parking : je voulais entrer dans le saint des saints !

Round 2 : Fight !

cette fois c’était la bonne, j’étais à l’intérieur, en train de suffoquer sous mon blouson, ne sachant plus ou donner de la tête.

L’intérieur était organisé en 2 zones : sur la gauche, environ 1/3 de la surface était réservé aux tournois tandis que sur la droite se trouvait la zone “public” du festival.

Deux scènes étaient installées et proposaient des Superplay (des parties d’exhibition ou des joueurs de haut niveau réalisent des exploits surhumain sur des jeux qu’ils maitrisent à la perfection) ou bien des retransmission de match de la zone tournois (pas suffisamment à mon gout d’ailleurs).

Entre les deux scènes se trouvait un coin « Arcade » pas trop mal fourni avec 8-10 bornes dédiées au Shoot, plus une bonne quinzaine de borne spécifiques (vous savez, ces grosses machines qui simulent un cockpit de formule un ou qui vous proposent un gros flingue pour tirer sur l’écran) le tout en accès libre s’il vous plait !

Mais là ou le Stunfest prend vraiment tout son sens, c’est avec la zone de Versus libre : des consoles, des PC, des sticks et des écrans fourni gracieusement par des membres de la communauté, et zou, vous avez une immense zone de jeu libre ou vous pouvez affronter n’importe qui à des classiques du genre (Marvel Vs Capcom 2, Street Fighter the movie…) ou bien des nouveautés (Persona). Et quand je dis n’importe qui, il faut bien comprendre comment ça fonctionne :

Vous êtes assit, tranquillement devant votre jeu en train de taper mollement l’IA qui répond comme elle peut à votre skill de ouf. Quand soudain, un inconnu s’installe sur le siège a coté du votre « Salut ! on se fait un versus ? » et ni une ni deux voila qu’il attrape le stick et devient votre adversaire.

Qu’il soit stupéfait devant votre maitrise ou bien qu’il vous explose la tronche en 2 sec, le résultat est quasi toujours le même : vous vous mettez a parler et a échanger « Ah tiens super cette phase ! comment tu la place ? » ou « J’aimais mieux ce perso dans la version d’avant, là il est trop nerfer » voir même « la perdant paye une galette saucisse ! ». De fil en aiguille, vous pouvez en effet vous retrouver à finir la discutions dehors, une clope au bec a parler avec votre nouveau camarade comme si vous étiez de vieille connaissance. De retour dans la zone de jeu, c’est vous qui allez vous installer à une table et engager la conversation… et ainsi de suite.

A une exception prêt (il en faut bien) j’ai toujours eut des échanges plaisant avec mes adversaires, même si la plupart étaient largement plus fort que moi. Ils ne me regardaient pas de haut, au contraire ils m’apprenaient les ficelles qu’ils maîtrisaient  Et c’est ce qui faisait plaisir : tous ces gens étaient là dans le même but, s’amuser, s’enrichir au contact des autres en battant un adversaire retors ou en aidant quelqu’un a progressé.

Final Round : Bilan

Je n’ai fait qu’effleuré tout ce que proposait le Stunfest (je n’ai pas évoqué les conférences ou bien les concerts) car ce que j’en retiens surtout c’est cette communauté dont je ne cesse de parler depuis le début de mon article.

Beaucoup de chose négative ont été dites sur les joueurs récemment, notamment à propos du sexisme. Il y’a de toute évidence des gens qui sont intolérant, sexiste, raciste et/ou homophobe dans le monde du jeu vidéo. Mais d’un autre coté, lorsque je vois comment le public acclamait Dam Dam (superplayer transexuelle très populaire sur le net qui anime aussi une émission sur la chaine Nolife) je me dis qu’il y’a aussi des gens dans cette communauté qui se foutent de votre couleur, de votre religion ou de vos préférences sexuelles, et qui vous acceptent sans sourciller car vous partagez avec eux cette même passion pour les Shoruyken et les Hado Trap. Et mine de rien ça donne foi en l’humanité :)

Merci donc à tout ceux que j’ai put croiser et affronter dans ces matchs amicaux à souhait. Vous m’avez permis de vivre un super moment loin des événements saturé de sponsors. Car le Stunfest c’est avant tout un festival de passionnés pour les passionnés.

Rendez-vous l’année prochaine pour le rematch !

Share Button

3 réflexions au sujet de « Le Stunfest 2013 : 3 jours au pays de la dose »

  1. Merci à toi et oui y’a encore de l’espoir pour l’humanité même si pour certains c’est définitivement perdu. All the power to the geek !

  2. Je ne connaissais pas ce festival.
    Ton compte rendu en donne une bonne idée. C’est moi ou ton style s’est (encore) amélioré depuis que je suis venu traîner ici ?

  3. On va dire que j’étais bien inspiré sur ce sujet ce qui facilite le style. Ceci dit compte tenu du fait que nos cycles d’échanges se mesurent sur un calendrier Aztec a la logique complexe, je dirais qu’il n’est pas impossible que j’ai fait quelques progrès narratif depuis le temps ! (en plus depuis que je prépare l’édition d’un guide de JDR, je fais des efforts de ce coté :p)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.