Les Mooc, ou comment je me suis remis à l’école (et combien j’ai aimé ca)

La tendance actuelle dans le monde de l’éducation, ce sont les MOOC. Et si vous pensiez être au top de la hype avec vos TedX, vous allez voir que vous risquez de revoir votre copie.

Mais au fait : c’est quoi un MOOC ? (prononcez « mouk » comme euh… nardine a mouk ?)

Il s’agit d’un cours en ligne proposé « massivement », quel que soit le sujet, et le plus souvent gratuitement.

Ce type d’enseignement est en train de révolutionner la façon dont on appréhende les études : la connaissance ne sera plus quelque chose que l’on acquière jeune pour ensuite l’exploiter dans sa vie professionnelle, mais bel et bien quelque chose de continue que l’on développera au fur et à mesure du temps. Et ce n’est pas un effet de mode car de plus en plus d’université prestigieuse (bon d’accord, pour beaucoup elles sont américaines) sont en train de mettre en place des MOOC de qualité.

Alors dit comme ça, sa peut être saoulant de se dire qu’on sera élève a perpétuité, mais sachez que le modèle des MOOC n’a rien de scolaire. C’est même plutôt le contraire. Adressé a des adultes autonomes, le MOOC tire sa force vive du fait que si vous êtes là, vous êtes forcement intéressé et motivé, ce qui est une part importante de tout enseignement. De plus, les cours que l’on suit en MOOC sont très spécifique, et du coup nous intéressent plus facilement qu’une matière globale qui regrouperaient plusieurs sous sujets.

Et puis pour finir, actuellement les concepteurs de MOOC sont des pionniers, ce qui fait qu’il n’y a pas ce coté stéréotypé qu’il peut y avoir dans un cours classique. Tout reste a créer et les concepteurs / enseignants s’éclatent comme des petits fous à défricher ce nouveau terrain de jeu.

La finalité du MOOC est un enseignement gratuit et accessible à tous, mais son avenir passera peut être par des formules payantes (tout cela à un cout !). Se posera aussi la question de la légitimité des enseignements et leur valorisation dans le monde du travail… bref pas mal de question d’avenir que je vous propose pour l’instant de laisser de coté pour se focaliser sur le présent.

J’ai commencé il y’a 3 semaines des cours en ligne via la plateforme Coursera qui est l’une des plus populaires du genre. Cette plateforme regroupe des cours proposé par des universités et aide a la planification des activités. Coursera fourni aussi des ressources techniques uniformisé pour facilité la tache aussi bien aux développeurs qu’aux étudiants.

Pour ma part je ne vous parlerais pour l’instant que du coté étudiants, mais je compte bien dès que possible passer de l’autre coté :)

Le catalogue des cours est très versatile et propose des contenus dans plusieurs langues. Si bien entendu c’est l’anglais qui constitue 80% de l’offre, il existe par ci par là des cours en Français. Chaque cours est presenté avec un rapide résumé qui mentionnera sa durée, sa date de commencement (et de fin bien sur) le temps de travail hebdomadaire a fournir estimé, et les pré requis nécessaire.

Vous avez trouver votre bonheur ? en un clic vous vous inscrivez : il ne reste plus qu’a attendre le début du cours. Vous recevrez a ce moment là un mail vous invitant a rejoindre la classe.

Bien entendu ces cours sont quasi exclusivement asynchrone et vous aurez très peu l’occasion de soliciter directement les enseignants. Cela peut se comprendre car dans un MOOC, on peut faire des classes de 600 personnes sans problème !

Pour ma part j’ai choisi de suivre un cours d’initiation à la guitare de l’université de Berkley, ainsi qu’un cours de psychologie social de l’université de Wesleyan. Ce ne sont pas forcement des cours qui me serviront professionnellement (surtout le premier :)) mais j’ai beaucoup d’intérêt personnel pour ces sujets.

Chacun de ces cours est constitué de vidéo relativement courte (15min maxi pour ce que j’en ai vu) ou l’enseignant parle d’un sujet. Ces vidéos sont parfois entrecoupé de petit quiz qui maintiennent l’attention et permettent de bien consolider ce que l’on est en train de regarder.

A la fin d’un sujet, un quiz est parfois proposé pour bien mesurer sa progression. Les quiz peuvent être refait en cas d’erreur jusqu’a une date limite ou la dernière réponse est considéré comme définitive.

En plus du cours et des quiz, ces cours proposent des « peer review » qui est sans doute un des concepts les plus audacieux des MOOC. En effet, il s’agit de devoir un peu plus pointu qu’on vous demandera de fournir selon certaines modalité (ça dépend du cours mais par ex pour le cours de guitare il s’agit de s’enregistrer en train d’interpréter un exercice) et dont l’évaluation est assuré par D’AUTRES eleves. Vous même aurez a évaluer le travail de quelqu’un.

Vous noterez que j’ai employé le terme d’évaluation, et ce à dessein. L’évaluation par vos pairs permet 2 choses : d’une part vous êtes actif dans le cours puisque vous même ferez plusieurs évaluation. D’autre part, ce système libère l’enseignant de la tache de correction, et permet donc de prendre en charge plus d’élèves.

Votre travail ne sera pas évalué par une unique personne, mais 3 ou 4 selon les cours, ce qui assure une certaine équité puisque plusieurs regards vont se porter sur votre copie.

Alors que dire de ces cours ? et bien que c’est tout simplement génial. C’est très plaisant de suivre un cours à son rythme, de pouvoir repasser la vidéo si on à pas compris quelque chose et surtout d’avoir à faire a des gens compétent. Et oui car la technique aura beau être aussi poussé quelle veut, sans des enseignants de talent, il sera quasi impossible d’avoir un cours de qualité.

Cela offre des perspectives incroyable, car en théorie nous pourrions tous être les élèves des meilleurs professeurs, des meilleurs spécialistes d’un sujet, et ce autant qu’on veut ! (bah oui, une fois un support créer il peut être répété a l’infini) et pour peut que notre sujet soit figé (a mon avis l’initiation a la guitare ne risque pas d’être révolutionner dans les 5 ans à venir) il sera valable des années durants de la même façon que certains livre sont des références dans leur domaine.

Etant salarié à plein temps, j’apprécie vraiment la souplesse du dispositif et la richesse des cours proposé. C’est bien simple, si je ne me retenais pas, je prendrais 3 ou 4 cours supplémentaires tant les sujets sont passionants.

Le MOOC est donc un puissant outil de démocratisation du savoir qui, s’il évolue comme il faut, pourra être d’ici quelques années une serieuse alternative à l’éducation classique, et pourra (qui sait) la supplanter même auprès des plus jeunes.

Avec ce changement de paradigme, l’accès à la connaissance devenant libre et gratuite, c’est toute la société qui s’en trouvera impacté… en bien comme en mal.

J’attends donc avec impatience de voir ce que l’avenir nous donnera. D’ici là, je continue mes cours et vous invite a y participer : le savoir est une immense richesse, et sont partage est un grand bonheur.

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2 réflexions au sujet de « Les Mooc, ou comment je me suis remis à l’école (et combien j’ai aimé ca) »

  1. Nous avons dû lire le même article (de miss Kalash).
    Dans les cours en français, j’hésite entre la mécanique et les algorithmes.
    C’est le genre d’occasion où je suis content de comprendre l’anglas : le catalogue est très riche. Merci les jeux de rôle ! Merci les jeux vidéos ! (et merci ma prof d’anglais de 4eme qui ne m’a pas laissé dormir 8-))

  2. J’ai lu l’article mais j’avais déjà un pied dans le mooc a cause de mon métier de formateur (et oui je suis à la pointe de ce coté) !

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