La séance de l’invité Ep01 : Suicide Squad

Du nouveau sur TopFive : la séance de l’invité !

Le principe de l’émission : un invité, un film, on se le regarde, et juste après l’invité nous parle de ce qu’il vient de voir.

C’est un prototype, on espère que ça vous plaira et qu’il y’en aura d’autre :)

Premier invité, mon camarade de toujours, Weus, avec qui on a maté des films, bu des bières… et enregistré ce podcast sur Suicide Squad, film qui a parachevé en apothéose notre week end !

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Take Five… (petite histoire pour la St Valentin)

Bonjour à tous !

 

A l’occasion de la St Valentin, je voudrais vous proposer un petit texte très court que j’ai écrit y’a quelques jours sans prétention aucune… mise à part celle de vous plaire :)

Bonne journée les amoureux !

Take five

La mesure, c’est 4 temps.

Un, deux, trois, quatre, et on recommence.

On découpe, on accélère, mais au final c’est toujours un, deux, trois, quatre.

… et on recommence.

Est-ce que la vie n’est-elle pas aussi à 4 temps ? on démarre, on prend son envol, on se laisse porter et c’est déjà le quatrième et dernier temps.

Est-ce que l’amour ce n’est pas pareil ? on se rencontre, on tombe amoureux, on s’aime et on se quitte.

… et on recommence ?

Depuis longtemps j’ai compris comment tournait cette cadence, comment les 4 temps rythmaient ma vie. Depuis longtemps j’ai arrêté de croire que je pourrais trouver une autre façon de la jouer. Après tout, est-ce si mal de jouer la mélodie comme tout le monde ? De vivre la même vie que d’autres, avant de laisser ma place au 4eme temps… et que tout recommence pour quelqu’un d’autre ?

Et puis il y’a eût Elle.

Une femme de celle qui vous font perdre la mesure, qui change le tempo de votre cœur et lui rajoute un temps. Un cinquième temps, tout ce qu’il y’a de plus semblable aux autres, mais qui change radicalement la mélodie. D’un seul coup tout se décale, plus rien ne semble en place. Vous avez l’impression que vous n’êtes plus comme les autres, que la vie ne sonne plus pareil.

Avec son accent de Louisiane qui ronronne comme un chat qu’on caresse, Elle n’a qu’à dire un mot pour affoler le métronome.

« Take Five… »

Fini le un, deux, trois, quatre. Finie la boucle, finie la normalité. On ne recommence plus, on continue, encore et encore. Penchée sur moi, ses longs cheveux forment une corolle qui m’enlace et ne me laisse que son regard pour seul horizon. Je sens sa main sur ma joue qui glisse comme une goutte d’eau. Le tempo est faussé, il y’a un temps de trop, mais en cet instant on s’en moque éperdument.

Dingue ce qu’on peut faire avec un temps en plus : bouleverser l’ordinaire, casser le quotidien, ouvrir nos yeux sur ce qui le vaut bien…

Elle m’embrasse, frottant le bout de son nez sur le miens, lâchant un souffle sensuel au creux de mon oreille avant de me dire qu’elle m’aime. Et moi me direz-vous ? Moi j’essaye de ne pas suivre le tempo, j’essaye de rester hors course, de ne pas relâcher le temps. Après tout, fini la mesure classique, on a décidé de « take five »

La mélodie commence, en tierce, parce que la tierce c’est doux. L’unisson c’est trop banal, pas quand on « take five » alors on se montre inventif. Mais surtout on écoute. Sans le métronome du train-train, on doit faire attention, alors on compte : un, deux, un, deux, un… et puis un, deux, trois, un, deux. Finalement c’est facile.

Son parfum est fait de miel et de violette, à moins que ça ne soit l’odeur de sa peau quand je me plonge dans le creux de son cou. Je la sens qui frisonne sur le cinquième temps : quel canaille celui-là !

Le claquement de nos baisers suit le « take five » : un, deux, un, deux, on laisse presque passer le cinquième mais in extremis on le rattrape. Il déborde sur la suite, mais au final tout revient dans le tempo. Incroyable comment un élément qui semble propice à susciter le chaos arrive à réguler l’ensemble de la partition.

On ne résout pas l’accord parfait : on reste en Ré, on maintient la tension pour ne pas finir le morceau. On évite soigneusement le Do Majeur, on part en Mi mineur…

… et on recommence.

Elle se serre contre moi, ou est-ce l’inverse ? J’ai vraiment perdu le compte. Où est le temps bon sang ?

Son sourire de loup laisse paraitre un éclat blanc à fleur de ses lèvres carmin. Je n’ai finalement qu’a la suivre pour retrouver ma mélodie, qu’à coller l’oreille sur sa poitrine nue pour entendre son cœur battre.

Un, deux, trois, un, deux…

Je commence à entendre des notes cachées, des harmoniques subtiles qu’on ne peut pas entendre naturellement. Pourtant je les entends clairement, qui forment des couleurs nouvelles, chaudes et profondes. Il se dégage une tension entre nous deux, qui ne fait que monter. Elle aussi l’entend, et elle se laisse emporter, m’agrippant les épaules pour m’emmener.

Comme dans un blues, on oscille dans le majeur sur un accord 7eme, entre le beau et le mélancolique, entre le passionné et le tendre…

… et on recommence.

Nos cœurs s’emballent, la tension ne s’arrête pas, de toute façon on ne le veut pas. On reste en déséquilibre, on ne joue pas sur la fondamentale, on préfère la 9eme.

A bout de force, ont fini par jouer ce Do Majeur. Fini la tension : nos corps résonnent sur le cinquième temps dans un écho à deux voix.

A peine le temps d’un dernier baiser et la mélodie repart à quatre temps. Le métronome se recale et la vie se rejoue à nouveau à son rythme habituel.

Tandis qu’elle s’en va, laissant sur les draps son parfum de miel et de violette, elle relève une mèche de ses cheveux corolle et me dit avec son accent de Louisiane :

« See you next time… »

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Le TopCast EP 04 : Spécial « The Animen »

Bonjour à tous ! cette semaine le TopCast vous propose un son de bien meilleure qualité depuis que Meri s’est achetée un micro ! Pour fêter ça, elle nous parle du dernier Disney, de Rodger Federer, mais surtout d’un groupe qu’elle souhaite nous faire découvrir : The Animen !

Retrouvez leur site web en cliquant ici

Sommaire :

  • Le courrier des auditeurs
  • Les recommandations de la semaine
  • Le Top 5 de « The Animen »
  • L’instant Franco Suisse
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Le TopCast Ep 03 : On parle de 2017

Bonjour chers auditeurs et bonne année !

Pour ce 3eme épisodes, nous vous proposons un programme très garni avec moult digressions ! Préparez vous à passer 1h30 avec nous :)

Sommaire :

  • Le courrier des auditeurs
  • L’Horoscope 2017 de la semaine de Meri
  • Le Top 5 de nos attentes pour 2017

Au passage veuillez nous excuser pour la qualité « aléatoire » des interventions de Meri, mais Skype n’a pas été super sympa avec nous lors de l’enregistrement et du coup le son à des fois des coups de mou qui donne l’impression qu’elle nous parle depuis un vieux téléphone… désolé !

Et comme promis, voici le lien vers le trailer d’American Gods !

Flashou

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Le TopCast Ep 02 : Meri à Paris

Bonjour à tous !

Pour ce nouvel épisode, on fini l’année tranquille et on parle du premier épisode, mais aussi des podcasts qu’on aime, des expressions typiquement suisse, et on lit une lettre d’un auditeur un peu particulier !

ps : désolé pour la réalisation un peu hasardeuse et à mes bruits de raclement de gorge, j’suis malade comme un chien :p

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Le TopCast Ep 01 : La Suisse Riviera

Salut à tous !

Voila la nouvelle mouture du TopCast, plus belle, plus fun et surtout… plus suisse ! En effet je m’associe à ma chère camarade Meri pour vous proposer une émission où Paris et Lausanne ne font plus qu’un dans un joyeux bordel… N’hésitez pas à commenter et bien sûr à partager !

Sommaire :

  • Bienvenu dans la Suisse Riviera
  • Ghostbuster 2016
  • Le top 5 des trucs qui énervent Meri dans le train
  • L’instant Franco Suisse

Flashou

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La revanche de Gwen Stacy

Si vous n’êtes pas familier avec l’univers du comics et tout particulièrement de l’écurie Marvel, le nom de Gwen Stacy ne doit pas du tout vous être familier, et c’est tout à fait normal.

A l’origine, Gwen Stacy était la petite amie de Peter Parker, alias Spiderman, et comme toutes les autres « copines » de héros de la même époque, son rôle était classiquement de se faire kidnapper par un super méchant afin que son vaillant justicier vienne la tirer d’affaire.

Sauf que dans le cas de Gwen… ça c’est plutôt mal fini.

En effet, la jeune femme à servi de ressort narratif a ses dépend en étant tuée durant un affrontement entre le tisseur et un de ses ennemis juré. Sa mort fut d’autant plus un traumatisme pour le héros et les lecteurs que les auteurs ajoutèrent un détail sordide : Spiderman avait peut être causé sa mort en essayant de la rattraper avec sa toile…

A partir de cet instant, Gwen entra dans le triste club des héroines morte pour relancer l’intrigue du héros. Pire encore, là où beaucoup de personnage ont tendance a ressusciter à tout bout de champ, la pauvre Gwen était condamnée à fatalement disparaître, ne ressucitant que pour servir à nouveau de sacrifice sur l’autel du récit.

Et pourtant, il se pourrait bien que Gwen Stacy devienne le personnage de comics le plus iconique des années à venir…

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Journal de bord – Episode final : Goodbye Supernova #DefiBradbury

Goodbye Supernova

Emma observait avec attention ses affaires étalés avec minutie sur son lit. Il fallait qu’elle trouve la meilleure façon de faire tout rentrer dans la petite valise que Papa lui avait donné, ce qui allait être bien plus compliqué que la fillette ne l’avait prévu.

Et puis il fallait prendre garde à ne pas ranger Miss Pinky, poupée pop star avec son micro incorporé, a coté de sa grande rivale, la sculptural Valkyria Titania, guerrière asgardienne armée de l’épée dimensionnel qu’elle avait obtenu en terrassant Dark Sorcer, bien que ce dernier appartienne à une autre gamme de jouet. Avec autant d’expertise qu’une futur mariée préparant son plan de table, Emma prit soin de regrouper les jouets selon leurs affinités, afin que le voyage se passe sans encombre et leur paraisse moins long.

Papa passa la tête dans l’encadrement de la porte et s’écria :

« Hey Princesse ! ça avance ce rangement ?
– Mouuuiiii… » minauda la petite fille « Mais je crois qu’il va me falloir une autre valise pour les forces du Mal. C’est trop risqué qu’ils voyagent avec les Gentils !
– Tu ne penses pas qu’ils pourraient signer une trêve ? juste le temps du voyage ?
– Tu es naïf Papa : Apocalypto ne laissera jamais passer une occasion de détruire les Sigmas pendant que j’ai le dos tourné.
– Mais si MOI je lui demande ?
– Tu es fou ! il utilisera son rayon de domination sur toi et te fera faire tout ce qu’il veut ! »

Papa fît une grimace bizarre mais plutôt rigolote.

« Donc il n’y a que toi qui peut gérer cette situation ? demanda Papa.
– Je suis la chef du bataillon : c’est un rôle ingrat mais c’est le mien !
– Et tu t’en sors à merveille Princesse, mais tu sais qu’on est limité en bagage, alors fait de ton mieux avec Apocalypto »

Emma joua avec une mèche de ses longs cheveux châtains et la mâchouilla tout en réfléchissant

« … je pourrais peut être mettre une partie des méchants dans le bus infernal pour qu’ils prennent moins de place… »

Papa leva le pouce en signe d’approbation puis s’en alla vers la cuisine ou maman préparait sa spécialité : de la glace au brocoli !

Depuis une semaine, toute la maison était en effervescence. C’était le grand départ qui se préparait, avec son lot de carton, de fouillis et de chaos. Lorsque Papa était rentré plus tôt ce soir là. Il avait obtenue une super promotion de la part de madame Smith, sa patronne, et elle lui avait donnée son après midi pour annoncé la nouvelle à toute la famille, Emma avait été folle de joie. Ils allaient avoir une nouvelle maison dans une nouvelle ville, avec de nouveaux voisins, elle allait avoir une nouvelle chambre dans laquelle toute son armée de la justice galactique allait pouvoir livrer d’incroyables combat contre les forces du Mal.

Et puis elle pensa à la cabane.

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journal de bord – épisode 51 : l’honneur des Chateauciel #DefiBradbury

L’honneur des Chateauciel

Le modeste comté de Chateauciel, situé non loin de Chantilly, était le fief d’une des familles les plus renommé de France et ce depuis l’époque de Charlemagne. En effet, le comte de Chateauciel et ses enfants étaient tous destiné à devenir les protecteurs du Roi. Vivant pour le devoir, rompu au combat et prêt à tout les sacrifices, ils étaient des parangons de droiture et d’honneur.

En ce jour d’été orageux, le comte Henri de Chateauciel donnait la leçon à sa fille Elise dans la salle d’arme du manoir familiale. Cette grande pièce au sol de marbre blanc était un immense espace vide dont seuls les murs étaient pourvut. Ils étaient en effet couvert d’armes de toute sorte, généralement de qualités exceptionnelles, que la famille se passait de génération en génération. Chaque membre se faisait un devoir d’entretenir ce patrimoine et de trouver de nouvelles pièces pour l’agrémenter.

Henri avait choisit d’utiliser une lourde hallebarde dont le manche était fait d’un solide morceau de frêne afin d’entraîner Elise à affronter un adversaire avec plus d’allonge. Tournant autour d’elle à bonne distance tandis qu’elle le suivait du regard, il égrainait ses conseils de sa voix puissante :

« …les armes d’Hast sont tes pires ennemis : leur allonge est supérieure à celle de l’épée et leur estoc est imparable sans bouclier. Ta seule chance c’est ta vitesse et ta petite taille : c’est une arme lente a cause de son amplitude, et si ton adversaire manque son coup tu peux le terrasser avant qu’il ne réarme son attaque. Mais dis toi bien que tu n’auras pas deux fois l’opportunité de tromper un expert… »

Elise ne répondit que d’un hochement de tête. Lors des entrainement, il n’était pas question d’émettre un avis ou de prononcer un mot. Durant ses moments, ce n’était plus son père à qui elle faisait face, mais à un maître d’arme a qui elle devait respect et obéissance.

Henri porta un premier coup d’estoc droit dans la ligne d’Elise que cette dernière évita rapidement en se décalant d’un pas sur le côté. mais l’habile combattant avait prévu ce mouvement : il fit tourner la hallebarde de façon à ce que le côté tranchant se trouve à l’horizontale tandis  qu’il ramenait l’arme vers lui. Elise réalisa trop tard la feinte et reçut le coup tranchant le long de son biceps qui heureusement était protégé par une cotte de maille.

La jeune femme pesta : a chaque début d’entrainement elle refusait d’enfiler cet accessoire qui pour elle était plus une gêne qu’autre chose, et à chaque fois elle finissait par recevoir une attaque qui l’aurait gravement blessée sans cette protection.

Henri put lire dans ses yeux la détermination et la hargne : exactement ce qu’il voulait. Il était convaincu que tout comme une épée, un bon combattant se forgeait avec des coups dans le feu d’un affrontement réel. Il fallait aussi que le combattant ait soif de victoire, et c’est pour cela qu’il avait constamment défié Elise depuis son plus jeune age afin qu’elle cherche à le dépasser.

Le comte de Chateauciel était fier de sa fille, car c’était sans doute une des meilleures lames du royaume, mais il craignait toujours qu’elle ne soit pas assez préparée. Aurait il agit différemment si le Seigneur lui avait donnée un fils ? il éluda la question, estimant que ses filles valaient bien dix soldats chacune.

Lors des passes d’armes suivantes, Elise fut plus attentive aux mouvements de la hallebarde et commença à comprendre comment se décomposaient les mouvements d’attaque : préparation, impulsion, pivot, rétractation puis remise en garde. Le rythme était beaucoup moins fluide et vif qu’a l’épée, mais la portée de l’arme et sa puissance ne lui offrait pas d’opportunité de contrer. Henri était trop habile pour laisser paraître de faille dans sa défense.

« Tu ne gagneras pas en te précipitant sans réfléchir Elise » reprit Henri « Les armes d’Hast ont un point faible, et ce n’est que lorsque tu l’auras compris que tu pourras espérer dominer ton adversaire »

Henri ne donnait jamais directement à ses filles la réponse à un problème. Il préférait les laisser s’en sortir par elle même, afin que si jamais elles se trouvent face à une situation inconnue, elles aient le réflexe de réfléchir. De toute façon, Elise était bien trop fière pour accepter une réponse toute faite…

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journal de bord – épisode 50 : plus dure que tu ne le crois #DefiBradbury

Plus dure que tu ne le crois

Le couloir de l’hôpital ressemblait à un plan de caméra à la Tarantino recopiant De Palma. Un cadre débullé le long d’un espace parfaitement rectiligne, avec un traveling qui avance lentement tout en tournant doucement sur lui même à 180 degrés.
C’était en tout cas comme ça que je vois les choses tandis que je traverse les urgences sur une civière tirée par 2 ambulancier. Ils hurlent des informations aux… en fait je ne sais pas trop si ce sont des médecins ou des infirmiers. En fait je ne sais pas trop ce que je fais là.

Sa cogne dur dans ma tête. J’ai comme l’impression que je devrais avoir mal partout, que je devrais être en train de pisser le sang, mais pourtant je ne sens rien, et visiblement ma coagulation n’est pas un problème. En fait le problème c’est que je ne sens vraiment rien…

J’ai du m’endormir… ou tomber dans le coma c’est à vous de voir. Je commence à retrouver des sensations, mais pas les bonnes : j’ai la nausée, comme si je respirais à plein poumon de l’ammoniac. Mes yeux brulent et ma machoire pèse une tonne. Impossible d’articuler un mot.

D’un seul coup il fait jour, et je sens que je suis couverte de bandage comme si j’étais une momie. D’un seul coup je n’entend plus rien, mais je me rend compte qu’en fait la nuit est tombée.

Il s’est passé quoi entre temps ?

Et il s’est passé quoi avant tout ça ?

Je me rappelle être monté en voiture. Je me rappelle que c’était Daniela qui conduisait. Où est ce qu’on devait aller déjà ? C’était futile sans doute. On roule depuis quelques minutes, et on prend l’autoroute. On ne se dit rien de particulier, on écoute la radio. Y’a cette chanson qui passe « Harder than you think » de Public Enemy. Daniela adore ce gros son de cuivre avec cette basse hip hop. Moi j’écoute à peine.

Ça doit être à ce moment là que l’autre voiture à littéralement jaillit de la voie de gauche et nous à percutées de face. Mes sens sont saturés d’information et déclarent forfait. Quand je reprends conscience, Daniela est collé tout contre moi. Et ça n’est pas normal.

Elle ne bouge pas, et m’écrase de tout son poids. Sa tête est plaqué contre mon épaule mais je ne sens pas sa respiration dans mon cou comme lorsqu’on se blottie l’une contre l’autre. A la place, je sens un filet de sang séché qui part de sa tempe et qui descend le long de mon bras. Je m’apprête a me tourne un peu pour essayer de la redresser, mais une douleur inimaginable me traverse de bas en haut. Je hurle comme jamais j’ai hurlé dans ma vie. C’est si violent que je peine à reprendre mon souffle.

Daniela est toujours inerte. Pire encore, sa tête à basculée en avant et elle pend par la ceinture de sécurité qui est tendue au maximum. Et puis d’un seul coup je remarque ce qui aurait du me choquer immédiatement… y’a la tête d’un type encastré dans le pare brise.

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La vie est un classement