Top 5 de ce qui a tué la série Dr House

Ah Dr House ! l’un des fers de lance de ce qui à été l’age d’or des séries au milieu des années 2000 (avec six feet under, les soprano etc).

Loin de ses homologues médecin de la télé, le Dr House est un être froid et distant qui méprise les gens. C’est un génie du diagnostic dont la puissance d’analyse n’a d’égale que le cynisme avec lequel il voit la vie et considère les autres. Autour de ce matériaux, les auteurs vont brosser pendant 8 saisons les tourments de cet homme blessé (dans tous les sens du terme) par la vie et ceux de ses proches collaborateurs.

Si les premières saisons sont formidable, le principe même de montrer un personnage autodestructeur s’enfoncer petit à petit à ses limites, et à trop vouloir en faire, la série c’est elle même fait Hara Kiri.

Voici donc les 5 symptomes annonciateur de la mort de Dr House (la série).

ATTENTION « SPOILER » (oui je sais la série commence à dater mais c’est toujours bon de le rappeler.

Numéro 5 : le duo « Je démissionne ! » / « Vous êtes viré ! »

A la fin de la saison 3, le microcosme de la série est brutalement frappé par plusieurs événement qui remettent en cause chacun des personnages : Foreman a « tué » une patiente et réalise que son approche de la médecine se rapproche de plus en plus de celle de House, craignant de finir par devenir comme lui, il décide de démissionner. Cameron décide de partir elle aussi, dans un malestrom mélant ses sentiments pour House et les conflits moraux qu’implique de travailler avec un tel boss. Point d’orgue, Chase est renvoyé par House, estimant qu’il n’a plus rien à apprendre avec lui (bon en fait c’est surtout qu’il va jusqu’au bout de sa démarche d’auto sabordage).

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journal de bord – épisode 49 : la sentinelle silencieuse #DefiBradbury

La sentinelle silencieuse

Je me prépare devant la glace, avec le bruit des voitures pour compagnie. Il fait trop chaud pour fermer les fenêtres, alors je m’accommode du vacarme. Malgré ce temps d’enfer je boutonne ma chemise jusqu’en haut : ça ne me dérange pas outre mesure, là d’où je viens une chaleur comme ça c’est la norme.

Je passe un peu d’eau sur mon visage. La sensation de fraîcheur disparaît en un instant, mais ma peau apprécie. Quelques gouttes ont formé des traces foncées sur mon col, mais d’ici à ce que je quitte la salle de bain elles auront déjà disparu.

Ce jour-là personne ne l’attendait, moi le premier. Pourtant ce soir c’est la grande finale, le moment ou toute une nation va s’unir vers la victoire. La France est en finale de l’Euro 2016 : un rêve qui semblait inaccessible il y’a quelques temps…

Ça c’est sur le papier dans les journaux. Dans la réalité il y’a bien plus à craindre de ce match que de bénéfice à en retirer. Oh bien sûr, il y’a la fête, et l’ambiance, et les gens qui crient. Mais moi ce soir j’aurais peur, et je resterai vigilant.

Je sors de la salle de bain et me dirige vers le salon. Ma femme Ansaara s’y occupe de notre fille, la petite Laura qui a tout juste 3 ans. Avec un brumisateur, elle lui arrose le visage et l’installe sur le canapé pour qu’elle essaye de faire la sieste. Il est midi et la chaleur atteint son point culminant. Je m’approche d’elle pour l’embrasser avant de partir. Son visage reflète ma propre inquiétude. Ce soir aussi elle aura peur.

Elle me demande si ça va aller, si je ne préfère pas me faire porter pale. Je lui dis que ce n’est rien, qu’il faut que je le fasse, qu’il y’a une belle prime à la clé. Nous n’avons pas beaucoup d’argent, et ce supplément serait le bienvenu. Ansaara le sait, mais elle se demande si ça en vaut bien la peine.

Ce que je ne lui dis pas, c’est que pour moi il y’a une autre raison de partir au travail. Mais cette raison je dois la garder pour moi.

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TopCast Ep1 : Faster Than Light

Grosse nouveauté sur Top Five, la création du TopCast, un rendez vous euh… bah je sais pas trop à quelle cadence, mais on verra bien !

Dans ce premier épisode, moi et mon cher camarade Minou parlons de Faster Than Light, un jeu qui nous à fait vivre moult aventures, mais aussi de jeu indé et des stream celstocosmique de Mister MV.

Installez vous donc confortablement et n’hésitez pas à laisser vos commentaires et bien entendu à partager ce podcast (c’est la mode en plus !)

Enjoy !

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journal de bord – épisode 48 : L’armée de Joshua #DefiBradbury

L’armée de Joshua

A la fin de cette histoire, un enfant va mourir. Un petit enfant, mignon, innocent et tout juste âgé de 3 ans. Il n’y aura pas de retournement de situation. Pas de miracle. Pas de vaillant docteur qui lui sauvera la mise en tentant le tout pour le tout. Non, à la fin de cette histoire, un enfant va mourir, et personne ne peut rien y faire.

Si vous continuez, si vous vous aventurez plus loin, vous devez accepter de suite que cette histoire finisse ainsi. Vous devez accepter cet état de fait immédiatement et prendre ce risque en votre âme et conscience. Au contraire de ses parents, vous pouvez vous épargner bien des peines. Il vous suffit d’arrêter de lire, de refermer ces pages et de passer à autre chose. Cependant, vous devez aussi savoir qu’eux ne peuvent pas le faire. Ils ne peuvent pas refuser cette épreuve, pas plus que lui.

A la fin de cette histoire, un enfant va mourir, mais si vous accepter de continuer, si vous aller vers lui au lieu de fuir la mort qui l’entoure, alors peut être que durant les minutes que vont durer votre lecture, cet enfant vivra. Accordez-lui ce temps-là : il le mérite bien.

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Zootopie : le Disney engagé

Ca fait bien longtemps que je n’attends plus grand chose des films Disney, soit parce que je suis devenu un vieux con (hypothèse certes difficile à croire pour vous chers lecteurs, mais pas improbable) ou bien tout simplement parce que l’usine à rêve tourne un peu en rond ces derniers temps.

J’ai été déçu par Vice Versa que j’ai trouvé gnangnan et pompeux, j’ai été blasé par les mondes de Ralph qui ne faisait que réchauffer la soupe du « soit qui tu veux » et de « l’amitié c’est magique », et j’ai soupirer devant « les nouveaux héros » qui étaient aussi inspiré que les séries du samedi qui nous vendaient des jouets.

Et puis j’ai vu Zootopie.

Tout d’abord, il faut savoir que je n’ai quasiment pas vu une image du film avant… bah de le voir vraiment. Ni bande annonce, ni reportage, ni critique… bref je l’ai abordé avec un esprit très très ouvert. Le pitch de départ sonnait on ne peut plus classique, et les premières images étaient tout à fait dans le ton… mais ce n’était que le début !

ATTENTION ! A partir de maintenant vous entrez dans une grosse zone de spoiler putassière et sans vergogne, aussi je vous invite à vous y aventurer a vos risques et péril.

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journal de bord – épisode 47 : les bitos du donjon

Les bitos du donjon

Pour attendre la fin de l’orage, les aventuriers avaient trouvé refuge dans une taverne tout aussi typique que son nom « Au bon accueil de Lywen ». Comprenez bien que chaque ville, chaque village, comporte au moins un établissement portant ce nom, sans pour autant que ça soit la franchise d’une quelconque guilde. Simple tradition du milieu dirons nous…

La salle puait l’humidité et le chien mouillé, notamment à cause de tous les homme bêtes (mi homme mi ours ou bien mi homme mi sanglier) qui avaient envahi la salle lorsque les premières gouttes se mirent à tomber. Mais le tavergiste (nommé ainsi car personne ne savait s’il fallait l’appeler « tavernier » ou « aubergiste ») n’en avait que faire, puisqu’une salle aussi bondée, c’était la promesse d’une belle recette. Les serveuses ne chômaient pas, apportant des énormes bock de bière et des jambons braisés à toute allure à des clients assoiffés et affamés.

Despair lui, touillait le contenue de son verre avec une cuillère en le buvant à petite allure tout en jetant des regards perdu à droite à gauche…

« Hey ! Qu’est ce que tu mattes ? » demanda une voix féminine venant de sa ceinture
– Mais rien voyons !
– C’est la petite serveuse c’est ça ? » insista la voix qui semblait fâchée
– Mais pas du tout loulou, pourquoi je…
– LES MECS ! vous êtes tous pareils ! dès qu’un jupon passe…
– Mais je t’assure que je regardais pas la serv….
– Tais toi ! » hurla la voix folle de jalousie « tu fais ça sous mon nez en plus ! ça te plait de me faire du mal comme ça ? » dit la voix avec un début de sanglot.

Les autres convives autour de la table se regardaient, mal à l’aise, en essayant de comprendre ce qui se passait.

« Euh… tu as un soucis avec ta ceinture ? » demanda la magicienne avec dédain
– Euh nan nan, t’inquiète, elle est tout le temps comme ça.
– Ta ceinture est tout le temps jalouse ?
– Nan c’est pas ma ceinture : c’est un fouet » répondit Despair
– Ton fouet est tout le temps jaloux ?
– Alors comme ça je ne suis qu’un fouet c’est ça ? » enchaîna la voix
– Rah ! Hope ! tu vois bien que là je passe pour un débile !
– Et moi pour quoi alors ? » continua Hope « Tu me traites comme un objet !
– Mais T’ES un objet ! »

Lorsque Despair termina sa phrase, il ferma les yeux de dépit conscient de ce qu’il venait de déclencher : une bonne grosse crise de larme.

« T’es un salaud ! » dit Hope la voix pleine de sanglot « moi je me met en quatre pour toi, je fais des efforts, je me fais belle… mais toi tu me vois juste comme… comme… comme…
– Hope arrête : t’es rayé
– J’AI PAS FINI ! » dit elle d’une voix forte avant d’enchaîner avec sa petite voix sanglotante « tu me  vois juste comme une femme superbe que tu veux mettre dans ton lit….
– Mais loulou c’est pas ma faute si t’es une succube enfermé dans une arme maudite !
– C’EST DE LA MIENNE PEUT ÊTRE !?
– Bah techniquement un peu » compléta l’archer elfe assit face à la magicienne et qui s’était avéré jusque là extrêmement taciturne. « D’ailleurs on dit pas UN succube normalement ? »

Si Hope avait eu des yeux, ils auraient lancé des éclairs.

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journal de bord – épisode 46 : Reconversion #DefiBradbury

Reconversion

La salle d’attente du bureau de recrutement était aussi cosy que les bars chics de l’aéroport, ceux avec un grand piano à queue dont joue un pianiste en costume à qui on laisse un billet dans un verre à cognac.

C’était le genre d’endroit ou Jane se sentait à l’aise, comme si c’était son milieu naturel. Elle scrutait avec attention la toile fixée sur le mur à sa gauche : était-ce un Zapparelli ou bien un Lucano période « étoiles » ? En tout cas c’était une très belle œuvre, représentant une vierge Marie cosmique tenant dans ses bras un bébé Jésus qui ressemblait au surfer d’argent.

Le responsable de recrutement entra alors dans la salle d’attente. C’était un homme d’une bonne trentaine d’année, les tempes grisonnante, vêtu d’un strict costume gris souris :

« Madame Smith ? Je suis William. B Bernstein, chargé de recrutement : ravi de vous voir enfin en personne ! « 

Bernstein tendit la main vers Jane qui la regarda avec circonspection.

« Euh… dites Willy… je peux vous appeler Willy ? vous vous êtes lavé les mains récemment ?
– Pardon ?
– Oui oui je sais ça semble très saugrenu dit comme ça, mais avec le fluorure qu’il y a dans l’eau, si vous vous êtes lavé les mains et bien c’est toxique… remarquez maintenant que je dis ça si vous ne vous êtes pas lavé les mains ça ne serait pas très hygiénique non plus… oh je sais ! faisons-nous la bises ! »

Aussitôt Jane se leva de son siège et fit la bise à Bernstein qui se demanda un instant s’il n’allait pas refuser, puis, après réflexion, estima que ce n’était pas tous les jours qu’une aussi belle femme vous proposais aussi spontanément un peu de contact physique, aussi subreptice fût-il.

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Journal de bord – épisode 45 : 4 murs ou 4 planches #DefiBradbury

4 murs ou 4 planches

Chez nous on a un dicton : « à la fin de la journée, quoi qu’il arrive, tu finiras entre 4 murs ou 4 planches ». En prison c’est comme ça que ça se passe : les options sont minces. Ce qui est le plus étrange c’est que normalement notre vie devrait être rythmé par une régularité d’horloge, le genre précis et immuable. Ça c’est bien sûr la théorie, parce qu’en vraie chaque jour vous réserve son lot de coup improbable.

La journée commence à 7h, avec la sonnerie générale qui te sert de réveil. Contrairement à ce qu’on voit dans les films, les gardiens ne passent pas faire l’appel : ça prend trop de temps, alors ils se contentent de pointer quand ils nous croisent. De toute façon, personne ne se fait la belle de sa cellule durant la nuit.

On à 15 min pour se préparer, ensuite direction le réfectoire. Les matons ne sont pas coulant avec les retardataires, et si tu loupes le coche, tu devras attendre le déjeuner pour avoir un truc à te mettre sous la dent.

Ici ce ne sont pas des détenus qui font le service. Même si ça coûterait moins cher, ça serait une source supplémentaire de problème, avec des gangs qui s’arrangeraient pour occuper ce point stratégique et dealer de la bouffe. Du coup tu manges sereinement parce que tu sais que personne n’a glissé une lame de rasoir dans tes œufs brouillés ou d’acide pour les toilettes dans ton café.

Par contre, tu gardes quand même un œil qui traîne, parce qu’il y’a toujours un détenu qui aura envie de se faire un petit supplément, et en général il le trouvera dans ton assiette. La plupart tu temps tu n’as rien à craindre des gros caïds, parce que eux tapent dans les plateaux de leurs sbires. Non le problème vient plutôt des sbires en question qui se rattrapent sur toi.

Si tu veux durer un tant soit peu dans cette taule, tu fermes ta gueule et tu donnes ton flan caramel sans faire d’histoire. Si tu plais aux patrons, ils peuvent même t’avoir à la bonne et t’offrir une certaine protection en échange d’un peu de ta bouffe. La prison finalement, c’est le retour à un mode de fonctionnement féodale : les paysans nourrissent les chevaliers et obtiennent protection en retour. Enfin sauf que là les chevaliers se sont des narcotrafiquants, des voleurs de voitures, des arnaqueurs en tout genre, des tueurs…

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Journal de bord – épisode 44 : A touch of Joy #DéfiBradbury

A touch of Joy

« Non mais attendez : vous êtes sérieux !? »

Les yeux rivés sur le cristal de Vérité, Joy avait du mal à croire ce que ce dernier lui annonçait. Pourtant, les anciens du grand conseil des fées ne lui laissèrent aucun doute. Parlant tous ensemble d’une seule voix, ils répondirent sans hésiter :

« Le cristal t’as désigné Joy : c’est toi qui devra accomplir cette mission.
– Mais je… je suis qu’une fée débutante ! c’est à peine si je vole correctement !
– Tout cela nous le savons Joy. Mais le cristal a vu en toi la fée idéal pour aider cette jeune fille, alors il en sera ainsi… »

Voyant la mine déconfite de la petite fée, le conseil lui adressa quelques paroles d’encouragement :

« Ton manque d’expérience est une faiblesse, mais c’est aussi une force : tu agiras avec ton cœur, et c’est le plus important…
– Vous êtes marrant ! et si je me trompe, c’est cette jeune fille qui va en pâtir !
– Alors ne te trompes pas…
– Arf… vous en avez de bonnes… Bon très bien : je ferai de mon mieux ! »

Joy n’avait pas beaucoup confiance en ses chances de succès, mais elle se motiva comme elle pouvait pour rester souriante comme toute bonne fée qui se respecte. Pourtant lorsqu’elle quitta le grand conseil, elle ne put s’empêcher de soupirer devant l’ampleur de la tâche.

Elle virevolta à toute vitesse jusqu’à l’Arbre à rêve, et attendit son tour en faisant la queue tandis que Shrodon le golem de pierre orientait les fées en partance pour une mission. Chaque petite fée se présentait devant lui et lui chuchotait les mots magiques que le cristal de Vérité leur avait donnée. Ce message activait le lien entre le monde des rêves et celui des humains, permettant aux fées d’entrer en action.

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journal de bord – épisode 43 : MAX PUISSANT ! #DefiBradbury

MAX PUISSANT

Dans les temps anciens en Grèce, alors que la civilisation prenait son essor, les dieux étaient encore présents dans la vie des hommes et les héros affrontaient des monstres terribles au péril de leur vie. Mais de tous ces héros, le plus formidable, le plus extraordinaire, n’était pas forcément le plus célèbre. Car si nous connaissons tous Héraclès, Thésée et Ulysse, ils n’étaient rien en comparaison de l’incroyable…

MAX PUISSANT !

Née de l’union de l’élégance et de la surpuissance, MAX PUISSANT était si formidable que son nom ne pouvait s’écrire qu’en majuscule, chaque lettre étant plus importante que la précédente. Alors que tous les grecs de l’époque étaient en petite jupette de toile, MAX PUISSANT lui portait un perfecto noir, un jean 501 et des Ray Ban aviator. Et à tous ceux qui lui disait « mais enfin MAX PUISSANT ! c’est totalement anachronique ce genre de vêtement ! » il répondait « Hey ! reste cool bébé… » avant de tourner les talons avec flegme et sobriété.

MAX PUISSANT n’avait pas pour habitude de frimer comme les autres héros. Tuer des monstres n’était pas son passetemps favori, et séduire les jeunes vierges l’avait lassé depuis bien longtemps. Il passait la plupart de ses journées à boire de l’ouzo sur les marches de l’Acropole, conscient qu’il n’était pas à sa place dans un monde pareil. Parfois, il tenait compagnie à Socrate, un philosophe bien connu amateur de salade de feuille de vigne et de question rhétorique. En effet, ce dernier était comme lui : trop en avance sur son temps…

« Hey MAX PUISSANT !  » dit le philosophe tout en réajustant sa toge « Comment va la vie ?
– Bah écoutes comme tu le vois c’est la même que tous les jours : ouzo et déprime !
– Ah voilà qui est terrible mon ami… c’est triste qu’un héros comme toi soit ainsi dépourvu de destin glorieux à accomplir.
– Je sais… » dit MAX PUISSANT en avalant une gorgé d’ouzo « Mais et toi mon sage ami : qu’est ce qui t’amène dans le coin ? tu ne donnais pas des cours de… tu sais ce truc là où tu poses pleins de question sans raison ?
– De Maïeutique.
– Ouais voilà ! Mais dis donc Soso, entre nous : c’est vraiment un nom à coucher dehors ! ça ne se vendra jamais ton truc !
– Oh ne t’en fais pas mon vaillant ami, je ne compte pas toucher une drachme pour ça. Mes ambitions sont plus… pure !
– Pff… tu vois ! même toi tu as des rêves. Moi je n’ai que ma surpuissance ! »

Il convient en effet d’expliquer certaines choses. La plupart des héros sont vaillant, puissant, ou intelligent. Mais MAX PUISSANT lui était au-delà de tout cela. Il était en effet si extraordinaire, si fantastiquement héroïque, que la réalité elle-même n’osait pas aller à son encontre. C’est ainsi qu’il put mettre ko un orage d’un bon coup de poing, et briser un traité de paix d’un coup de genou. Sauf que voilà, MAX PUISSANT s’ennuyait beaucoup, n’arrivant plus à ressentir le frisson de l’aventure et le plaisir de la réussite.

« Crois moi MAX PUISSANT : tous les héros trouvent un jour leur destin ! le tiens est forcément là, quelque part ! »

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La vie est un classement