Play it to the bone : Les adversaires

Sans que je sache clairement l’expliqué, j’ai toujours aimé les films ayant pour contexte le monde du sport. Pourtant peu (pas) sportif moi même, et globalement pas trop intéresser par le ballon rond ou la balle jaune, je ne manque jamais de m’extasié sur ses films ou POUR UNE FOIS il ne s’agit pas de sauver le monde ou bien de coincé le méchant tueur.

C’est peut être cet aspect “le sport métaphore de la vie” qui m’intéresse, allez savoir. Toujours est il que dans le lot des films sportifs, il y’en à quelques uns qui sont au dessus du lot, et Play it to the bone* (sorti en 1999) en fait parti.

Caesar et Vince sont deux boxeurs professionnel qui n’ont jamais vraiment percé, et accessoirement les deux meilleurs pote du monde. A la suite d’un coup de bol monumental (enfin pour eux !) ils ont l’opportunité de briller en première partie d’un match de Mike Tyson. Mieux encore, pour l’un d’entre eux il y’aura la possibilité de devenir challenger pour le titre de champion. Mais voila : pour cela ils devront combattre l’un contre l’autre.

L’histoire aurait put se contenter de fournir un classique conflit amitié / ambition, mais c’est justement sa force : taper complètement hors des sentiers ou on l’attend. Le film est d’abord dans sa première partie un sympathique road movie : nos deux boxeurs fauché comme les blé doivent emprunter la voiture de Grace, petite amie de Caesar et ex de Vince (ça se complique) pour se rendre a Las Vegas pour le combat, et voila que cette dernière décide d’être de l’aventure.

Toute cette partie est une longue introduction aux personnages, leurs relations, leurs histoires et aussi bien sur leurs rêves. Ponctué de moment tendre, drôle, voir carrément ubuesque, ce voyage tisse une toile complexe et place de solides jalons.

Et puis arrive enfin le combat entre les deux amis devenus adversaires. Et c’est là que tout les enjeux, toutes les rancœurs, les obsessions, les craintes que la première partie nous à évoquer reviennent pour ponctuer et enrichir le combat. Ca n’est pas Rocky, c’est bien plus intéressant. Car au dessus de toutes les ambitions, il y’a l’amour de Grace pour ses deux amis et le calvaire qu’est pour elle se combat fratricide.

Dans les rôles titres, Antonio Banderas et Woody Harelson sont géniaux, proposant des personnage profond et des combattant crédible (l’un est petit, rapide, l’autre est puissant et lourd) tandis que Lolita Davidovich ajoute la touche de grâce (oui elle était facile celle là) et de douceur qui tempère nos deux bastonneurs. Grace n’est cependant pas une jouvencelle, c’est une femme forte qui dirige sa vie et qui tient la dragée haute aux mecs ce qui contrebalance de façon amusante avec ses deux partenaires qui lui sont totalement soumis. C’est la maman, l’amante, la bonne copine…(et puis bon sang ce qu’elle est belle !)

Les fans de boxe reconnaitrons des célébrités du milieu ainsi que de nombreuses vedettes qui se sont prêtées au jeu d’apparaitre dans le film en tant qu’eux même au abord du ring. On notera d’ailleurs une vision assez cru et dur de cet univers sans strass ni paillette et c’est d’autant plus appréciable.

Le combat est filmé de façon très dynamique, et nous amène sur le ring là ou la plupart des films sur la boxe nous placent dans les gradins. La technique du noble art est remarquablement mise en scène et propose des rebondissements trépidants ou l’on se demande ce qui va se passer. Car en effet : nous avons deux héros sur le ring, et pas le gentil américain contre le méchant russe. On doit alors choisir son camp sachant que de chaque coté il y’a de quoi faire pencher la balance. Aucun n’est plus fort que l’autre, mais ont sait qu’il y’aura forcement un vainqueur. Alors comme Grace perdue au bord du ring, on flippe, on prend partie, on change d’avis, puis finalement on souhaite que le combat finisse, incapable de prendre parti.

Le réalisateur Ron Shelton, amateur du noble art, n’a pas eut a se forcer pour nous faire partager son amour de la boxe. Il sait de quoi il parle et le film s’en ressent. Il apporte a la fois l’art et la manière de cette discipline, mais aussi son ambiance, ses tracas et même ses magouilles. Mais c’est aussi parce qu’il considère ses héros comme de vrai personnage et pas juste des clichés de boxeurs, parce qu’il leur donne le temps d’être des hommes avant d’être des adversaires que le film est remarquable.

Une histoire qui nous ramène nous aussi a nos rêves de gloire, aux déceptions de la vie mais aussi à l’amitié par delà les aléas. C’est pas un beau programme ça ?

* ”play it to the bone” est le titre original du film, c’est une expression que l’on pourrait traduire par ”Vas y à fond” . Il est sortie en France sous le titre de “Les adversaires”

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