Journal de bord – épisode 1 : Genesis

(désolé, en réécoutant le mixage je me suis rendu compte qu'il y'a un p'tit couac à un moment mais comme je veux garder un coté "naturel" à ce podcast je ne voulais pas refaire l'enregistrement... et puis j'ai la flemme :p)

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[EDIT : suite à une remarque forte à propos, je vais aussi copier le texte de la semaine dans Top Five. Plus besoin de passer par Wattpad]

GENESIS

Au commencement il n’y avait que Herox, l’Ombre sans fin, la Porte des Univers, le Porteur des Arcanes. Et c’est au cœur d’Herox que n’acquit Sylana, la Lumière infinie, La Clé des Mondes, la Révélatrice des secrets. Elle ouvrit les yeux pour contempler sa lumière qui se reflétait dans les ténèbres d’Herox, et commença a grandir en lui jusqu’à l’égaler. Sylana se détacha de Herox, et se mit à tourner autour de lui. Elle tendit la main vers lui, et lui aussi fit de même. Se touchant, se repoussant, tout deux se mirent finalement à danser dans un ballet céleste.

Des frictions entre Herox et Sylana naquirent les étoiles, les mondes et les lunes dans le ciel. Le astres se mirent en position autour des deux danseurs, et le scintillement qui en résultat fut si beau qu’il en eurent le souffle coupé. Herox attrapa des étoiles et dessina avec un tableau de lumière pour Sylana. De cette dernière jaillit alors une force qui anima les étoiles et les fit danser elles aussi.

Ainsi naquit le cosmos.

Herox et Sylana reprirent leur danse sous la lumière des étoiles. Mais cette fois ils furent plus lents et paisibles, cherchant à se confondre l’un dans l’autre. Ils s’enlacèrent, et dans le silence éternel s’échangèrent un baiser. Et de se baiser se format un monde, vaste mais vide, porteur de promesses.

Ainsi naquit la Terre.

Lorsque Herox et Sylana finirent leur étreinte, ils tombèrent épuisé sur la Terre et éclatèrent en des milliards de morceau brillant comme du cristal, créant la Vie et activant le court du Temps.

Parmi toutes les vies qui surgirent, une seule fut le fruit à la fois de Herox et de Sylana. Pour cela, cette vie prit le nom de Syrox et se déclara « Dieu de toute chose et frère de toute vie ».

Il arpenta la Terre et constata que la vie ne pourrait y perdurer dans le vide du cosmos. Alors il brandit le poing et dit « A toute chose je donnerai sa place » puis commença a façonner le monde pour que chaque vie puisse s’y développer.

Ainsi naquit l’Ordre.

Il creusa des océans pour les poissons, puis y déposa des nuages dont il fit fondre l’eau en soufflant dessus. La terre qu’il avait retiré lui permit de crée des montagnes et de dessiner de vallée. Il enracina les graines qui devinrent des arbres, et assigna à chaque créature un domaine ou vivre.

Syrox créait avec passion ce monde et mit tant de cœur à l’ouvrage qu’il parvint à ses fins avant que le soleil ne disparaisse à l’horizon du premier jour.

Le Dieu de toute chose regarda son œuvre depuis le ciel, vola par dessus les océans, les montagnes, les forêts et partout constata avec ravissement qu’il avait fini et que chaque chose était à sa place et que toute vie avait reçut les bienfaits qui lui seraient nécessaire.

La Vie entama sa première nuit bercé par une Lune brillante. Syrox s’y envola pour voir le monde dans son ensemble et resta assit le regard perdu jusqu’à ce que la Nuit eut fait place au Jour. Mais lorsqu’il redescendit sur Terre, il constata avec horreur que la Vie n’avait pas tenue sa place. Des poissons avaient quitter les mers pour vivre dans les arbres tandis que des oiseaux se traînaient mollement sur le sol en mordillant la poussière et en méprisant le ciel.

Il demanda à toutes les créatures qu’il croisa pourquoi elle n’avait pas respecté l’Ordre, mais aucune ne lui répondit tant elles craignaient la colère du Dieu. 8 jours durant, il demanda aussi bien à la faune qu’a la flore pourquoi la Vie n’avait pas tenue sa place. Mais à chaque fois, il n’avait pour seule réponse que « nous n’en savons rien ».

Ainsi naquit l’Echec.

Syrox décida de retourner sur la Lune afin d’observer le monde avec distance. Il emporta avec lui le souffle du vent d’Est, une poignée de sable et le bruit de l’eau qu’il entreposa dans 3 coquilles en bois et chaque jour il écoutait le bruit du vent, du sable et de l’eau tout en regardant le monde depuis l’astre nocturne.

Le Temps s’écoula et les générations se succédèrent. La Vie avait fini par oublier l’existence de Syrox. Ce dernier retourna alors sur la Terre, convaincu de pouvoir enfin connaitre la vérité. Il interrogea les oiseaux, les renards et les poissons, il s’aventura dans les jungles et posa ses questions aux fauves, il écouta le lancinant chant des arbres et les mélodies de la Pierre, mais une fois encore pas de réponse. Car si la Vie avait oublié Syrox, elle avait aussi oublié pourquoi elle n’avait pas respecté la place qui lui avait été donnée. Le Dieu de toute chose était amère et se demandait si ce n’était pas tout simplement l’Ordre qui était une erreur.

Ainsi naquit la Culpabilité.

Syrox erra pendant des années en se lamentant. Chaque fois qu’il voyait la Vie ne pas suivre l’Ordre, il se mortifiait d’avoir été un ordonnateur si peu avisé. Mais tout changea lorsqu’il croisa la route d’un étrange petit singe qui s’était suspendu à un arbre, la tête à l’envers.

« Hé là petit singe ! » dit Syrox « tu me sembles en fâcheuse posture : laisses moi te porter assistance ». Et le petit singe de répondre « Merci à toi ô frère d’être si prévenant, mais je ne suis pas un singe, et ne suis point en danger ». Syrox étonné répondit « Si tu n’es point singe qu’est tu donc ? » « Oh c’est fort simple : je suis une chauve souris, et ainsi suspendu j’essaye de dormir ».

Le Dieu de toute chose et Frère de toute Vie lança un regard grave au petit singe. « Te moquerai tu de moi petit singe ? Aurais tu perdu l’esprit ! »
« Pour sur non ! » répondit le singe « Pardonnes moi de t’avoir offensé ô Frère, je sais que je ne parais pas comme les miens. »
« Pour sûr : tu n’es pas une chauve souris, tu es un singe. J’en veux pour preuve : tu n’as pas d’ailes »
« C’est que je les ait perdues »
« Tu es bien trop grand ! »
« C’est que j’ai bon appétit »
« Alors qu’est ce qui fait de toi une chauve souris ? »
« Et bien c’est simple : je dors à l’envers ! »

Syrox réalisa alors que la Vie n’avait jamais cesser de respecter l’Ordre. Ce qu’il n’avait pas compris c’était que tout comme Herox et Sylana, la Vie s’était mise à danser, les uns prenant la place des autres, tous bougeant dans l’harmonie de l’univers.

Ainsi naquit la Vérité.

Pour remercier le malicieux petit singe, Syrox lui offrit ses 3 coquilles de sable, d’eau et de vent, et lui proposa d’être son compagnon de voyage. Il le nomma Gobat, et tout deux prirent les chemins du monde. Car Syrox maintenant apaisé, voulait découvrir ce qu’était devenu sa création. Il voyagea ainsi des saisons entière avec Gobat, changeant de forme et de nom afin de pouvoir essayer tout ce qu’il était possible sur la Terre.

Ainsi naquit l’Aventure.

Syrox et Gobat suivirent la direction du soleil et parcoururent chaque lieu de la Terre. Ils finirent par se perdre dans le désert durant mille jours, et lorsqu’ils en sortirent, ils découvrirent d’étranges créatures. Ces dernières vivaient dans ce qu’ils nommaient « des villages » constitué de « maisons » et tout installé sur un « territoire ». Syrox fut très intrigué et décida de prendre leur apparence pour mieux les observer de prêt. Il découvrit alors que ces derniers avait fait bien plus que construire des maisons : ils avaient prit leurs fourrures aux bêtes afin de palier au rigueur de l’hiver, ils avaient taillé la pierre et le bois pour forger des armes plus redoutables que les crocs et les griffes. Et enfin ils avaient capturer le Feu pour en faire leur serviteur. Ainsi étaient les Humains

Gobat fut prit d’effroi « Mon frère ! » dit il à Syrox « Ces créatures s’accaparent tous les dons du Ciel et de la Terre » mais le Dieu de toute chose le rassura « Ça n’est pas une mauvaise chose : ils ont seulement besoin d’être guidé, et cela sera notre rôle. Je ferais de l’Humain et de sa descendance le gardien de l’Ordre et les pourvoyeurs de l’Evolution ».

Syrox s’adressa à tous les gens présent dans le village, leur expliquant qu’il était le Grand ordonnateur de la Vie. A son grand déplaisir, les humains se moquèrent de lui et ne crurent pas un seul instant à son histoire. Il refusèrent de l’entendre et de suivre son enseignement.

Ainsi naquit la Colère.

Les humains avaient besoin d’une leçon et Syrox leur donna sous la forme d’une pluie de sable brûlant qui dura 30 jours et 30 nuits. Gobat tenta de le raisonner et le supplia d’arrêter, mais animé de rage, le Dieu de tout continua d’attiser le foyer qui chauffait le sable qu’il soufflait sans relâche sur les humains.

Et là, du fin fond du cosmos, la Colère de Syrox créa un mal si puissant qu’il ne fut plus jamais possible de le faire disparaître.

Ainsi naquit la Mort.

Effrayé par ce qu’il venait d’engendrer, Syrox arrêta d’accabler les humains de sa fureur. Mais il était trop tard, et la Mort avait commencé à s’en prendre à la Vie. Le Dieu de toute chose et frère de toute vie défia la sombre engeance et la repoussa hors de la Terre. Mais la Mort allait revenir, ce n’était qu’une question de temps. Syrox prit dès lors la décision de surveiller la Terre afin de chasser la Mort si elle osait revenir. Cette dernière était rusée, et attaquait traîtreusement, fauchant les vies avant de disparaître à nouveau. Cependant, la vigilance constante de Syrox laissait a la Vie le temps d’exister et de devenir suffisamment forte pour se sublimer même a travers la Mort.

Ainsi naquit l’Existence.

Parce qu’il devait maintenant protéger la Vie, Syrox ne pouvait plus arpenter librement le monde comme avant, et il devait laisser à d’autre le rôle de guider les élus de la Création. Il confiât alors à Gobat la tache d’instruire les humains afin qu’ils deviennent les héritiers de sa sagesse et de son savoir. Le Dieu de toute chose et gardien de toute vie était reconnaissant au petit singe de l’avoir suivi, mais surtout d’avoir essayer de lui faire entendre raison.

Il avait donc toute sa confiance pour accomplir cette tache et afin qu’il puisse mieux y parvenir, Syrox lui donna une plume merveilleuse d’arc en ciel, source du pouvoir de l’imagination. Le fougueux petit singe put alors marcher dans le ciel et se transformer en mille et une créature. Il pouvait entendre la chanson du Vent, et lire les histoires cachées dans les nuages. Il avait cependant toujours aussi peur des humains, et ne savait pas comment leur enseigner la bonne façon de s’occuper de la Terre.

Il passa plusieurs jours à observer de loin leurs agissements, et remarqua que les humains avaient prit l’habitude d’implorer la clémence de Syrox afin qu’il les épargnes et qu’il veille sur eux face à la Mort. Gobat eut soudain une idée pour instruire les humains : se servant de leur crainte de Syrox mais aussi de leur besoin d’être secouru par le Dieu de toute chose, le petit singe allait pouvoir se revendiquer messager du créateur, promettant la protection de ceux qui obéissent et promettant la fureur aux autres.

Ainsi naquit la Religion.

Gobat, sous forme humaine, se rendait de village en village et racontait son histoire, celle de la création venant d’un Dieu bienveillant qui construisit le monde en 7 jours, et qui avait fait des humains les maîtres de la Terre. Il expliquait que les humains avait commis une offense envers leur Dieu, et que celui ci, se sentant trahi, avait cesser de leur apporter ses bienfaits et avait laisser la Mort s’en prendre à eux. Mais les humains pouvait regagner la confiance et l’amour de ce Dieu en respectant ses lois et en suivants ses enseignements. Un jour ce Dieu leur enverrai son fils unique, porteur de cette enseignements, et par ses miracles, il apportera la lumière aux humains, et tous pourraient revenir dans ce monde parfait qu’il nomma « Paradis »

Ainsi naquit l’Espoir

Gobat revint plus tard dans le monde des humains sous la forme d’un homme nommé Jésus, fils de Dieu. Comme annoncé, il accomplit des miracles et apporta à jamais l’espoir dans les cœurs.

….

« Attends… tu es sérieux ? c’est ça ton histoire ? »
« Quoi ? attend  »
« Un singe qui se prend pour une chauve souris qui devient le guide spirituel de l’humanité ? »
« C’est parce que c’est un singe c’est ça ? j’aurais dut prendre un autre animal ? »
« Mais non ! c’est même pas ça le problème ! »
« Et ben ? »
« Et ben… bon sang tu dois inspirer les gens, leur donner de l’espoir dans cette vie vide de sens ! et tu penses vraiment que tu vas faire recette comme ça ? je veux dire… la fin c’est même pas une fin ! »
« Mais si : c’est une fin ouverte ! ça donne de l’espoir… c’est même le dernier mot que j’emploi : c’est une astuce pour que l’idée reste en tête »
« Le dernier mot que tu emploi c’est cœur… »
« Ah ouais mince… mais c’est pas grave je peux corriger »
« Oh mon pauvre vieux… t’es vraiment à la ramasse ! je te dis que ton histoire n’as pas UNE CHANCE d’être gobé ! »
« Parce que les mecs du coin c’est des génies sans doute ? »
« Non, mais c’est pas des chameaux non plus : ils vont te voir venir à 15 lieue et te suspendre à une falaise juste pour rire »
« Mais franchement… c’est si mauvais que ça ? »
« Tu veux que je te dise ? le plus crédible dans ton truc c’est l’histoire du petit singe »
« Je croyais que tu trouvais ça débile le coup du singe ? »
« Non pas le coup du singe : l’histoire qu’il raconte pour éduquer les humains, quand il crée ce truc là, la Religion… ah mais qu’on est con ! c’est ça qu’il faut prendre ! »
« Quoi ? »
« L’histoire dans l’histoire »
« Le coup du monde crée en 7 jours avec les humains chassé d’un paradis perdu qu’ils peuvent regagner en suivant les recommandations de Syrox ? »
« Mais ouais carrément ! bon par contre Syrox tu me vires ça illico : c’est pourri comme nom, faut un truc plus simple »
« Mais si je fais ça on va plus comprendre qu’il est issue de Herox et… »
« Nan mais ça aussi on s’en tape : on va a l’essentiel histoire de s’adapter au niveau des loustics »
« Je croyais que c’était pas des chameaux les gars ? »
« Ouais mais c’est pas des génies non plus ! donc on s’adapte : on garde le truc de Dieu, ça c’est bien comme nom, c’est court, c’est simple, ça se retient direct. On garde aussi le coté truc à gagner à la fin de la vie et la punition si on déconne »
« Attends je note »
« On va ajouter aussi des petites anecdote pour cadrer un peu tout le bazar »
« Pour illustrer ? genre une histoire ou des humains ont vraiment fait les cons et du coup Syrox… »
« Qu’est ce que j’ai dit ? »
« Pardon… du coup Dieu il balance du sable… »
« Ah oui ça aussi, le truc du sable c’est naze : les gens ça leur fait pas peur le sable, faut quelque chose qui les fasse vraiment flipper »
« Quoi par exemple »
« Je sais pas moi… une inondation tiens ! c’est quand même plus spectaculaire… et surtout plus probable si tu habites les terres du nord ou il y’a tous ces tarés à moustaches »
« Ceux qui se battent à moitié à poil en se couvrant de peinture bleue ? »
« Ouais eux : je suis sur qu’ils savent même pas ce que ça doit être du sable : chez eux c’est gravier et poudreuse toute l’année. Du coup l’eau c’est plus universel, je connais pas un clampin qui vive à plus de 10 lieue d’un point d’eau. Et puis la noyade ça fait vraiment peur comme façon de mourir »
« Ok je note… »
« Faudrait que ça soit un truc non seulement flippant mais qui montre que le Dieu là, il déconne pas quand on se paye sa tête »
« On pourrait dire qu’il a fait monter l’eau jusqu’au sommet des montagnes et qu’il en à un peu retirer une fois sa crise de nerfs passés, et c’est pour ça qu’il y’a des océans : pour rappeler que la prochaine fois il fera prendre le grand bain à tout le monde ? »
« Mouais… a la limite je verrai plus ça du coté positif : on à qu’a dire que Dieu là il s’est prit un méchant coup de nerf, mais qu’il à compris que c’était pas cool et qu’il promet de plus le refaire »
« Par contre il demande au gens eux aussi d’arrêter le mettre en rogne pour un oui pour non »
« Exactement ! et pour leur rappeler cette embrouille il met un signe dans le ciel »
« Comme une épée de Damocles ? »
« Une quoi ? »
« Nan mais tu vas encore gueuler… »
« Mais raconte bordel ! »
« Bah c’est une histoire que j’avais écrite pour compléter, c’était un mec, Damoclès, qui faisait suspendre des épées au dessus de la tête des gens et qu’il pouvait faire tomber d’un claquement de doigt »
« Mais c’est complètement débile ! »
« Nan mais c’est pour rappeler que la menace peut tomber n’importe quand, qu’elle est toujours au dessus des gens »
« T’es vraiment un GROS débile ! tu veux que les mecs pensent qu’il y’a milles tonnes de ferraille qui plane au dessus du ciel prêt à leur tombé dessus sans qu’ils le voient en levant la tête ? »
« J’ai pas dit ça ! juste que ça serait bien d’avoir un symbole »
« Nan ça c’est moi qui l’ai suggérer : toi t’as dit mettons des épées au dessus de la tête des gens… »
« Faut pas tout prendre au premier degré tu sais »
« Oui bah premier ou deuxième, faut qu’on avance avec tout ça ! »
« Ok, ok… bon alors un signe… Hey : on à qu’a dire que c’est ça les arc en ciel ! »
« ça quoi ? »
« Un message de Dieu pour dire « bon les mecs c’est cool regarder je déconne plus avec l’eau » et comme ça on explique ce que c’est les arcs en ciel ! excellent non ? »
« Garde ça pour une version 2, on fera des retouches de toute façon »
« Bon sinon concernant LE message, on part sur quoi »
« Bah on était d’accord : les humains libre de leurs choix et responsable du monde ? »
« Ça fait pas un peu nunuche ? je veux dire c’est évident : c’est pas comme si dans 2 000 ans t’as des mecs qui vont dire que si c’est pas écrit dans le bouquin alors c’est pas autorisé »
« Ouais t’as raison… on va pas commencer à être dirigiste, ils pourraient mal interpréter le message »
« Tu sais… ça fait 8 mois qu’on est sur ce projet de conte philosophique pour éduquer facilement les masses qui savent pas lire, mais je me demande si ça devient pas exagérément compliqué »
« Pourquoi tu dis ça ? »
« Est ce qu’on pourrait pas tout simplement faire confiance aux gens ? »
« Confiance ? t’es sérieux ? tu les as vu dehors ? pas un capable de faire un pas sous la pluie sans se rouler par terre au moindre coup de tonnerre »
« Mais c’est normal d’avoir peur de se qu’on connait pas ? »

« Oui mais si t’as peur de tout t’avances pas ! regarde les Grecs : un coup de tonnerre, ils l’appellent Zeus et zou problème résolut et 2 semaines après ils inventent la démocratie ! »
« Je me dis qu’on à choisi la solution de facilité… »
« Hey, relax : de toute façon y’a deux possibilité, soit ce qu’on écrit sur un mec qui à crée l’univers c’est vrai et dans ce cas on fait ce qui faut, soit on se goure à mort, mais de toute façon il y’aura aucun Dieu pour nous punir ! 100% bénéf ! »
« Et s’y avait un Dieu mais méchant ? »
« Ah non : on avait dit qu’on zappait cette histoire de Dieu méchant ! »
« Mais sans même parler de Dieu méchant, imagine qu’il y’ait un type opposé à Dieu qui fait exprès de mettre la zone… hey ça pourrait même être son fils mais comme son père il l’a moins aimer qu’un autre de ses enfants, bah il l’a super mal vécu et… »
« Ça sa fait nunuche : s’il existait un Dieu capable de créer le monde, pourquoi il aurait créer quelque chose capable de le défier ? »
« Bah peut être parce qu’au fond cette dualité est nécessaire… »
« Mouais… ou alors ton Dieu il est complètement con ! »
« … c’est comme si y’avait deux forces qui rendait la vie cohérente, comme l’ombre et la lumière… un peu comme Herox et Syl…. »
« ….Ose le dire… aller va s’y ! t’attends quoi ? hein ? sort les encore une fois tes noms à la con et je te fais bouffer ton turban »
« Bon d’accord j’arrête. Mais avoue que c’est une bonne idée ? »
« …On se le garde en option pour si on doit meubler »
« Et sinon pour l’idée de responsabilité vis à vis de la nature »
« Quoi ? du style il faut pas jeter ses os de poulet n’importe où ? »
« Pas forcement, je pensais plus à… »
« A quoi ? »
« Ne pas prendre plus qu’on à besoin, respecter l’équilibre des choses… »
« Je sais pas si t’es bien au courant mais les humains ça représente grosso merdo moins de 1% des créatures vivantes. Alors quand bien même ils feraient deux, trois gosses, vu le nombre qui calanche avant d’avoir 6 ans, on risque pas d’avoir des problèmes de ressource avant un moment : c’est pas les quelques copeaux de bois qu’ils laissent traîner par ci par là qui va bousiller l’écosystème tu peut me croire ! »
« Ok… et sinon pour les aider à mieux appréhender les enseignements, qu’est ce qu’on pourrait mettre en place niveau pédago ? »
« Tu penses à un truc en particulier ? »
« En fait il faudrait deux trois trucs bien définitif, comme un mémo pour se rappeler des basiques à appliquer. On pourrait appeler ça euh… les Consignes ? »
« J’aime bien l’idée : un mémo c’est toujours utile. T’es dans la forêt, tu veux faire un truc, t’es plus sur si t’as le droit, zou un p’tit coup d’œil au mémo et hop c’est cadré. Par contre consigne c’est pas super, je préfère mémo »
« Mémo… ça fait pas un peu trop romain ? »
« Ah ouais bien vu ! ça sa aurait été une grosse boulette : j’ai clairement pas envie d’être associé à ces mecs là »
« Pourquoi ça ? ils sont du même genre que les Grecs pourtant ? »
« ah mais j’ai jamais dit que j’aimais bien les Grecs non plus hein ! mais bon tous les types qui croient que chaque rivière c’est une déesse à la con qui prend le frais bah moi ça me donne avant tout envie de me foutre de leur gueule »
« Pfff… »
« Oui bah je me passe de tes avis : aller enchaîne sinon on va jamais finir ! »
« Bah je crois qu’on à tout ce qu’il faut là. A la limite dans le doute j’ai prévu de quoi glisser une ou deux éditions supplémentaire en expliquant que des fois les paroles de Dieu étaient cachées et que du coup c’est normal qu’on en trouve de nouvelles de temps en temps »
« Ah la vache tu m’impressionne là : brillante idée. Non seulement les mecs tu leurs vends du vent mais si jamais y’a de l’orage t’es foutu de leur demander un supplément pour la pluie ! »
« Dis pas ça comme ça, on dirait que c’est mal ce qu’on fait… »
« Meuh non, tu sais bien que c’est pour les aider qu’on fait tout ça. S’ils sont pas guidé ils vont droit à la catastrophe. Ils ont peur du monde, ils commencent seulement a réaliser leur potentiel et n’osent pas se lancer parce que la mort les tétanises. Trop conscient de ce qu’ils sont mais pas encore assez pour bien le vivre, ils seraient foutu de tous tomber en dépression et de se laisser crever de faim. Alors on va les galvaniser un bon coup, les mettre sur le bon cap, et tu verra que dans 3 ou 4 générations ils pigeront d’eux même que tout ça c’était des conneries et ça les fera marrer »
« Que Dieu t’entende »
« ahaha… t’es con ! …non mais garde le ça : sa sonne hyper bien »

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