Journal de bord – épisode 18 : La légende de Raigo

Le légende de Raigo

Haletant, le souffle court, le jeune Isaac se tenait dos à un grand arbre moussue en guettant le passage des cavaliers. Le bruit lourd de leurs chevaux qui martelait le sol de la forêt comme un roulement de tonnerre terrifiait le garçon au fur et à mesure qu’il s’approchait de lui. Il se recroquevilla alors encore plus, pour être dissimulé par les hautes herbes, priant Lywen de lui offrir refuge.

Les deux cavaliers passèrent devant lui au grand galop, le cherchant du regard sur la piste du sentier. Ils continuèrent ainsi durant quelques 300 pas de distance, puis finirent par s’arrêter.

De là où il se trouvait, Isaac ne pouvait que deviner ce qu’ils étaient en train de se dire. Sans doute conscient qu’il n’aurait jamais put les distancer à pied, ils se doutaient qu’il s’était caché le long de la route. La crainte du jeune garçon se confirma lorsque les cavaliers remontèrent le sentier en sens inverse à plus petite allure, chacun scrutant d’un côté de la route.

Isaac regarda vers les profondeurs des bois, se demandant si y chercher refuge n’était pas une solution. Cependant, il savait depuis qu’il était haut comme trois pomme que l’endroit était hanté, et que des créatures féroces y habitaient. Bien entendu, le danger le plus pressant était ces hommes, mais le courage manqua à Isaac, trop timoré par les histoires terrible que son grand-père lui avait racontés lorsqu’il était petit.

Les cavaliers étaient maintenant à moins de 15 pas de lui. Ils l’interpellait et lui ordonnait de se rendre. Peut être valait il mieux obtempérer et espérer leur clémence ? Serrant les poings, Isaac se redressa lentement et avança d’un pas mesurer vers le sentier.

Retrouvant enfin leur proie, les cavaliers s’arrêtèrent. L’un d’eux descendit de cheval et s’approcha du garçon.

« Hé bien sale petit morveux : on peut dire que tu nous auras fait courir !
– Du calme Zeryak » dit l’autre cavalier « ne va pas l’effrayer de nouveau : je n’ai pas envie de devoir lui redonner la chasse
– Soit tranquille Valyus, j’ai aussi peu envie que toi de rester dans ce coin perdu »

Le cavalier avança vers le jeune garçon et tendit la main.

« Aller espèce de petit rat : rend nous la fiole »

Isaac fouilla dans sa petite besace de cuir bourré de paille et en retira la fiole. De la taille de son poing, elle contenait un liquide brillant aux éclats bleus et aciers qui dansait à chacun de ses mouvements. Le jeune garçon la fixa, torturé par une hésitation facilement perceptible. Il regarda en direction des cavaliers, et armé de ce qu’il lui restait de courage, entreprit de plaider sa cause :

« Pitié messires ! j’ai besoin de cette potion : la vie de ma mère en dépend !
– C’est ça… » répondit Zeryak « si tu en as tellement besoin tu n’as qu’a la payer cette fiole !
– Je n’en ai pas les moyens messires… mais je vous jure par Tika de la payer un jour !
– Petit je ne crois pas que la déesse de la Bonne Fortune nous remboursera assez vite alors que je suis certains qu’on peut vendre cette mixture à bon prix avant ce soir !
– Je vous en prie ! elle va mourir… pitié au nom de la miséricorde de Lywen ! »

Excédé par les suppliques du garçon, Zeryak l’empoigna par le col et le plaqua contre un arbre. Isaac regarda désespérer la fiole lui échapper des mains et rouler par terre.

« Gibier de potence… Je devrais te couper la main pour t’apprendre ce qu’il en coûte de voler notre Guilde ! »

Étouffé par l’étreinte du cavalier, Isaac sentait ses forces l’abandonner et son esprit sur le point de sombrer. Avec le peu de volonté qui lui restait, il pria Lywen.

Zeryak fini par le relâcher. Il tomba à quatre patte sur le sol, haletant à plein poumon. Le cavalier ramassa la fiole et s’apprêta a remonter à cheval lorsque soudain il sentit quelque chose s’agripper a sa jambe. C’était Isaac, cramponné de toutes ses forces, qui essayait de le retenir :

« Il me faut cette potion, je vous en prie…
– Par Orthas ! Tu es borné gamin : ne m’oblige pas à tirer l’épée ! »

Il frappa Isaac du pied pour le faire lâcher, mais le jeune garçon s’accrochait avec la force du désespoir. Zeryak porta la main à son fourreau pour tirer son épée, mais il fut interrompu dans son geste.

Venant de l’Est, un gigantesque destrier arrivait dans leur direction. C’était un splendide animal, entièrement blanc, et dont la crinière semblait faite de fil d’argent. Juché dessus se trouvait un jeune homme d’une vingtaine d’année, portant l’épée au côté. Il avait une longue chevelure blonde brillante comme le soleil qui lui tombait sur les épaules, et un regard tout aussi fier qu’indomptable. Il portait un long manteau d’un rouge vif entrouvert laissant voir une chemise grise fait d’étoffe précieuse. Le reste de sa tenue, pantalon, ceinture et bottes, étaient dans la même teinte de blanc et de gris.

Le jeune homme fit ralentir l’allure a sa monture et s’approcha au pas jusqu’à Zeryak et Isaac. Ce dernier, redoutant la réaction du jeune homme, lui donna un semblant d’explication :

« Salut à toi voyageur : ne te méprends pas, nous sommes au service de la guilde Ocelot, et nous étions en affaire avec ce petit rat car il nous à volé »

Le jeune homme observa Zeryak ainsi qu’Isaac puis répondit d’une voix paisible :

« Je comprends : je ne peux pas vous reprocher de poursuivre un voleur…
– Pitié messire ! » supplia Isaac « Sans cette potion ma mère va mourir ! »

Zeryak frappa le jeune garçon du plat de la main pour le faire taire.

« Halte ! » dit le jeune homme « Qu’est ce que c’est que cette histoire ?
– Ne te mêle pas de ça voyageur !
– Petit : est ce vrai que ta mère a besoin de cette fiole ? » interrogea le jeune homme
– Je le jure Messire ! Je le jure au nom de Lywen ! » répondit Isaac tout en se défendant.

Le jeune homme mit pied à terre et s’avança pour arrêter Zeryak. Ce dernier tira l’épée et la pointa sur lui tandis que Valyus, toujours sur son cheval, tira une arbalète de son paquetage et visa la même cible :

« Ca suffit maintenant ! » dit il « remonte sur ton canasson et reprend ta route voyageur ou je me verrai obligé de t’abattre… et soit sûr qu’a cette distance ça sera un jeu d’enfant !
– Alors dit à ton camarade de laisser l’enfant.
– Zeryak, lâche le gamin
– Mais…
– Ne discute pas ! »

Isaac se précipita derrière le jeune homme. Ce dernier continuait de fixer Zeryak qui n’avait toujours pas rengainer son épée.

« Je veux vous acheter cette fiole » dit le jeune homme « quel est votre prix ? »

Les deux cavaliers se regardèrent avec surprise. Après un moment d’hésitation, Valyus répondit :

« Nous en voulons 1500 Tikas ! »

Le jeune homme pesta intérieurement.

« Par Orthas : quel breuvage magique peut valoir une telle somme ?
– C’est un baume de Lywen ! » expliqua Isaac
– C’est une plaisanterie ? en tout point de Fiore cette mixture ne vaux pas plus de 100 Tikas ! Vous moquez vous de moi ?
– Désolé voyageur : c’est le tarif par ici » répondit Zeryak avec perfidie
– Je comprends mieux… votre maudite guilde pousse les plus humble à voler. C’est vous les criminels !
– Peut être mais en attendant si tu n’as pas d’or pour nous, nous gardons le baume… et estime toi heureux que nous en restions là !
– Je vous offre 200 Tikas pour cette fiole : acceptez ou bien j’utiliserai la force ! »

Zeryak pointa son épée juste sous la gorge du jeune homme.

« Ah oui ? et avec quelle armée compte faire cela ? » ironisa-t’il « Tu sais quoi je vais être bon prince et te laisser prendre ton épée ! »

Zeryak faisait mention à la lourde ceinture de cuir accrochée sur le cheval du voyageur et qui se terminait par un épais fourreau.

« Je n’ai nul besoin de cette épée contre un ennemi désarmé ! » dit le voyageur en attrapant la lame de l’épée de Zeryak à main nue avant de la briser comme si ce n’était qu’une simple brindille.

Immédiatement, Valyus décocha un carreau de son arbalète qui fila dans un sifflement serpentin droit sur le coeur du jeune homme. Mais alors que le carreau se trouvait à un pas de lui, sa trajectoire changea au point de lui faire manquer sa cible et d’arrêter sa course dans un grand chêne.

Zeryak tenta de porter un coup d’estoc avec ce qui restait de son épée, mais son coup pourtant parfaitement appliqué fût dévié sur le côté par une force invisible. Déséquilibré par ce contre inattendu, il devint une cible facile pour le voyageur qui le terrassa d’un violent coup de poing. L’impact fut si puissant que Zeryak eut l’impression d’être frappé par la foudre.

Valyus avait armé un nouveau carreau et s’apprêtait à tirer de nouveau, mais le jeune homme, plus prompt à réagir, porta un coup de poing dans sa direction qui dégagea comme éclair de lumière bleuâtre.

L’instant suivant, Valyus était a terre, un pieu en métal planté dans l’épaule droite…

« Je vous laisse la vie sauve car votre seul crime est votre avarice! » dit le voyageur « mais si vous tentez à nouveau de vous en prendre à moi ou à ce garçon, je serai aussi intransigeant que Qwal Reid Ap en personne ! »

La menace était on ne peut plus claire et les deux membres de la Guilde Ocelot partirent sans demander leur reste, non sans avoir abandonner la fiole.

Isaac la ramassa victorieux et remercia son sauveur tandis qu’au loin disparaissaient les silhouettes des deux cavaliers.

« Merci monseigneur ! Grace à vous je vais pouvoir sauver ma mère !
– De rien mon jeune ami : c’est le devoir de tout chevalier de porter assistance à ceux qui en ont besoin

– Vous… vous êtes un chevalier du royaume ?
– Pas exactement… je suis un humble voyageur qui parcours ce monde à la recherche de ce papillon bleu qu’on nomme l’amour… »

Le jeune garçon resta perplexe. Bien qu’indiscutablement héroique, son sauveur lui semblait bien étrange.

« Je m’appelle Isaac : je n’ai rien à vous offrir en remerciement, mais accepter de venir a mon village. Nous vous offrirons un abris pour la nuit et un repas. Ma soeur Joleene est une excellente cuisinière !
– C’est bien aimable à toi jeune Isaac, mais tu n’as pas à me remercier
– C’est une question d’honneur : je… je ne suis pas homme à oublier mes dettes ! »

L’esprit chevalersque du garçon toucha le coeur du voyageur :

« Très bien Isaac : j’accepte avec plaisir ton offre. Opaline et moi somme fourbu et une halte dans la chaleur d’un foyer nous ferra le plus grand bien
– Opaline ? c’est votre cheval ?
– Oui, c’est ma plus fidèle amie.
– Je lui donnerai du fourrage, ne vous inquiétez pas
– Oh c’est inutile… Opaline ne mange pas. »

Le voyageur fit un signe a sa monture qui s’approcha docilement. Lorsqu’elle fût plus proche, le jeune garçon comprit alors pourquoi le chevalier avait dit cela.

« Par Mugin ! c’est un minérae ! mais… je croyais que c’était des géants de pierre ?
– Il existe plusieurs sorte de minérae, et la pierre n’est pas leur seule forme.
– C’est… c’est une pierre d’opale ! une pierre d’opale en forme de cheval et qui bouge !
– Hum… oui c’est assez bien résumé ! »

La superbe jument toute faite de minerai blanc s’approcha du jeune garçon et pencha son museau vers lui. D’abord intimidé, il passa sa main dessus, encouragé par le regard bienveillant du voyageur.

« C’est… c’est tout chaud ! on dirait presque un vrai cheval !
– Mais elle l’est. La magie qui anime Opaline n’est pas si différente que la force vitale qui nous anime nous autres être de chair non ?
– C’est vrai…  » acquiessa Isaac « dites… je pourrais monter avec vous ?
– C’est à Opaline de répondre : je ne suis pas son maître, simplement son ami. »

Le jeune garçon tourna son regard vers les yeux de la créature. Avec douceur, elle frotta son museau contre le visage du jeune garçon.

« Je crois que tu as ta réponse » dit le voyageur « alors en selle et apportons au plus vite ce baume à ta mère ! »

Le chevalier aida Isaac à grimper puis s’installa à son tour sur la créature d’opale. Il laissa le jeune garçon tenir les renes et guider Opaline vers son village.

***

Valyus et Zeryak avait chevauché à bride rabattu pour atteindre la ville d’Harn Sicorn au plus vite. La blessure de Valyus était assez sévère, et il allait lui falloir des soins de toute urgence. L’ironie de la situation n’échappa pas au cavalier : finir gravement blesser en essayant de récupérer une potion de soin lui vaudrait sans doute quelques quolibets.

Ils arrivèrent enfin devant le grand portail de la guilde qui se trouvait à l’entré Sud de la cité. La guilde en elle même était une immense série d’entrepot où étaient stocker des marchandises et où les passager des caravanes alchimiques pouvaient embarquer. Les Ocelots grace à leur maitrise des techniques alchimiques, disposait du meilleur matériel qui soit. Cela avait fait d’eux la plus riche des guildes marchandes, mais aussi la plus crainte et la plus respecté.

Lorsque les gardes virent arriver les deux cavaliers aussi mal en point, ils les conduisirent immédiatement dans la batisse qui faisait office de caserne a la milice privé des Ocelots, les terribles Zey Fema. Un médecin s’occupa de Valyus tandis qu’on oscultait Zeryak.

L’agitation ainsi créer dans la Guilde attira l’attention de Sir Alberich de Frey, chevalier au service de Alister Ocelot, membre dirigeant de la famille Ocelot a Harn Sicorn.

« Et bien ? en voila un raffut ! » dit-il de sa voix forte aux accents du nord « C’est ce morveux qui vous à fait cela ?
– Non Sir Alberich… » expliqua Valyus tandis que le médecin retirait le pieu de son épaule « c’est… argh… c’est un voyageur…
– Un voyageur ? te moques tu de moi ?
– Je n’oserai jamais messire… c’était un homme seul, vêtu d’un long manteau rouge. Très jeune, avec de long cheveux blond… Il voyage sur une jument blanche… »

Le visage d’Alberich s’assombrit :

« Comment ça c’est produit ?
– Nous avions rattrapé le gamin, et nous étions en train de lui reprendre la fiole… il s’est interposé, et le ton est monté. Zeryak l’a menacé de son épée mais…
– mais quoi ?
– Il l’a brisée
– Il faut une sacrée poigne pour donner un coup d’épée capable d’en briser une autre !

– Non messire… il… »

Valyus hésita. Il lança un regard vers son compagnon qui acquiesça de la tête pour signifier qu’il confirmait ses dires.

« Il l’a brisé avec ses mains…

– C’est une plaisanterie ? Vos lames sont faites du meilleure acier Jafka et vous me dites qu’un voyageur anonyme l’a pulvérisé du bout des doigts ! »

Alberich était fou de rage. Ces hommes ne comprenaient pas ce qui le mettait dans cet état. Valyus continua son récit espérant convaincre son supérieur qu’il ne se moquait pas de lui :

« Après ça j’ai essayer de tirer un carreau sur lui, mais sans que je sache pourquoi…
– … le carreau à été dévié n’est ce pas ? » coupa Alberich
– Oui en effet…  »

Alberich s’approcha du médecin et lui fit signe de lui donner le pieu qui avait frapper Valyus. Il était parfaitement lisse, et la pointe était particulièrement aiguisée. Il le soupesa et estima qu’il devait faire dans les 12 ou 13 livres.

« C’est de l’argent pur… » dit il comme pour lui même
– C’est absurde ! » dit le médecin « Un tel morceau d’argent vaut une fortune : qui ferait une arme pareil et la laisserai planter dans le bras de son adversaire ? »

Alberich l’attrapa par un bout et le laissa pendre. Lentement, le pieu commença a se vaporiser.

« Celui qui à fait ça a consolider les éléments de l’air pour invoquer cette arme.
– Un alchimiste ? quel genre de cercle aurait il utilisé ?
– Non c’est pire que ça. C’est de la magie divine !
– Ca serait un prêtre ?
– Absolument pas : c’est une véritable calamité qui se trouve dans les environs…
– Mais enfin de qui parlez vous ?
– Je ne connais qu’un seul homme capable de ça… celui qu’on surnomme la Foudre d’Harujon, le Typhon humain, le fils des orages et des éclairs… Cet homme ne peut être que Raigo, le chevalier blanc ! »

***

Après un petit quart d’heure a arpenter la forêt, Raigo et Isaac arrivèrent au village de ce dernier. L’arrivé du chevalier et de son incroyable monture ne passa pas inaperçue. Chacun observait avec stupeur ou admiration la créature magique, mais aussi son fier cavalier.

Les jeunes filles tombaient en pâmoisons devant l’air noble et élégant du chevalier qui ne manquait pas de leur adresser d’aimables saluts.

« Hé ben ! tu es du genre à plaire aux filles toi ! » dit Isaac amusé
– Je suis un chevalier, il est normal que j’exerce un peu de fascination
– T’as surtout l’air d’aimer ça !
– Comme je te l’ai dit, j’arpente ce monde à…
– … à la recherche de ce papillon bleu qu’on nomme l’amour… oui oui ! je me rappel bien ! Par contre que les choses soient claires : je t’interdit de tourner autour de mes sœurs !
– Tu me fais offense mon jeune ami. Un chevalier suis un code d’honneur très strict, et l’une de ses nombreuses règle et de ne jamais offenser la famille d’un ami.
– Ouais… n’empêche que je t’ai à l’œil ! »

Raigo amusé ébouriffa la tête du jeune garçon.

Ils arrivèrent enfin devant la demeure d’Isaac. C’était un vieux corps de ferme fatigué au milieu duquel évoluait une bruyante basse-cour. A l’odeur, Raigo devina qu’il y’avait des bêtes plus imposante dans les étables, sans doutes des vaches ou des cochons.

Isaac se précipita à l’intérieur, brandissant sa fiole avec fierté

Raigo entra à son tour dans la maison. Il y régnait une atmosphère pesante, comme si le temps y était figé. Il traversa le couloir qui débouchait sur une petite chambre et s’arrêta sur le seuil. 3 jeunes filles étaient assises sur un banc de bois vermoulu, la plus âgée enlaçant les 2 autres qui étaient en larme. En face, se trouvait le grand lit dans lequel était allongé la mère d’Isaac et auprès de qui un prêtre d’Orthas récitait la prière au mort. Elle était pale comme un spectre, et malgré tous les efforts du jeune garçon pour lui faire boire le précieux élixir, elle restait inerte.

Raigo s’approcha d’Isaac :

« C’est fini mon ami. Elle est partie…
– Non… j’ai apporté le baume elle va s’en sortir.

– Je suis désolé.
– Non non non… »

Isaac se laissa glisser au pied du lit. Il retenait ses larmes car il ne voulait pas paraître faible devant ses sœurs.

Le prêtre s’approcha de Raigo :

« Vous êtes un ami de la famille ?
– En quelque sorte : j’ai rencontre Isaac sur ma route et l’ai conduit ici au plus vite.
– C’est terrible… je n’ose penser aux efforts qu’il à dut faire pour obtenir cette potion…

– C’est un brave garçon. Y’a t’il quelque chose que je puisse faire ?
– La présence d’un ami ne sera pas de trop : ces enfants ont déjà perdu leur père de la même maladie il y’a quelques mois.
– De quoi s’agit il exactement ?
– C’est un mal qui fait des ravages dans la région. Nul ne sait vraiment d’où il vient mais… on pense que c’est une manifestation du… »

Le prêtre hésita à prononcer le mot suivant :

« C’est le Fléau ! »

De tous les maux qui pouvait exister en ce monde, le Fléau était le pire de tous. Ce n’était pas le mal, ou bien la désolation, c’était un néant obscure, la négation même de l’existence. Mais c’était aussi une incroyable source de pouvoir, même pour un non magicien. N’importe qui pouvait en appeler à cette force en l’invoquant par la formule « Je suis la voix du Fléau et le Fléau est ma voie ». Nombreux était les mages à s’être crû capable de dompter ce pouvoir, mais tous sans exception furent petit à petit perverti par cette force qui les consuma jusqu’a en faire des Voies du Fléau, des êtres maudits et dont l’essence même devient une porte ouverte que le Fléau peut emprunter pour dévaster le monde.

Raigo observa le jeune garçon et imaginait ce qui lui passait par la tête. Nombreux était ceux qui avait sombré dans le Fléau en voulant réaliser un acte altruiste :

« Isaac : tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir…
– Mais elle est quand même morte
– La vie de toute personne est compté. Parfois le destin semble cruel, mais c’est ainsi.
– Ca devrait pas ! On à déjà perdu papa… et maintenant ça nous à prit maman…
– Je ne te demande qu’une chose Isaac : pour tes soeurs, ne t’engage pas sur la Voie du Fléau »

Le jeune garçon regarda à nouveau le corps de sa mère, puis ses soeurs. Il soupira puis posa sa main sur son coeur :

« Je le jure au nom de Qwal Reid Ap : je fais le serment de ne pas suivre le Fléau
– Très bien Isaac. Pour ma part, je fais le serment de trouver la source du mal qui à frappé tes parents et de le détruire, même si je dois mourir pour cela ! »

Raigo effectua le signe traditionnel des chevaliers prêtant serment : main sur le cœur, puis deux doigt pointé sur le front.

***

Le chevalier avait aidé le prêtre à transporter le corps de la défunte mère d’Isaac jusqu’au temple d’Orthas. Elle y serait conserver par magie jusqu’à ce que les portes morts, les serviteurs de l’ordre d’Orthas qui voyageaient dans tous le pays a bord d’immense char, viennent prendre sa dépouille pour la conduire dans les montagnes où elle sera rendue à la terre.

Raigo qui venait de Fiore, un royaume où les morts étaient plutôt rendu à la mer, avait du mal à envisager un tel rituel. Il respecta cependant les cultes locaux et pria Orthas d’apaiser les souffrances de cette femme, et de donner à ses enfants la force de continuer à vivre.

Lorsqu’il retourna chez Isaac, la nuit tombait. La grande soeur d’Isaac, Joleene, était au fourneau tandis que la plus jeune, Mary, aidé de sa cadette Lisa, maintenait vif le foyer de la cheminée. Isaac était lui enfermé dans la chambre de sa mère.

Joleene remercia Raigo pour son aide, ainsi que pour l’assistance qu’il avait porté à son frère. De toute évidence, la jeune femme essayait de rester forte pour endosser le rôle de mère qui venait de lui échoir.

« Messire Raigo, vous avez êtes si bon avec mon frère… pourriez vous essayer de lui parler ? depuis votre départ au temple il n’a pas donner signe de vie.

– Un homme doit parfois se confronter à la solitude pour devenir plus fort
– Mais il est si jeune… pourquoi le destin le force à grandir si vite et à souffrir ainsi ? »

La jeune femme se retint de sangloter. Raigo passa sa main sur son bras dans un geste de soutien. C’est alors qu’il entendit la voix de Isaac tonner derrière lui :

« Hey ! je t’ai interdit de tourner autour des mes soeurs ! »

Raigo esquissa un sourire : Isaac assumait son rôle d’homme de la maison, ce qui était un bon moyen d’aller de l’avant. Il partagea du regard ce sentiment avec Joleene qui regarda son petit frère avec fierté.

« Pardonne moi mon jeune ami » répondit Raigo « mais tu n’étais pas là et ta soeur avait besoin de réconfort
– Ouais c’est ça : profite pas que j’ai le dos tourné ! je t’ai cerné tu sais, t’es un beau parleur qui embobine les innocentes avec ta joli face, mais tu ne feras pas de peine à Joleene !
– Allons Isaac : est ce une façon de parler à celui qui t’as tiré d’un mauvais pas ? dit la jeune femme
– Silence femme !
– Isaac ! »

Le jeune garçon tout penaud baissa le regard tandis qu’il tortillait ses doigts

« Excuse moi Joleene… »

La jeune femme enlaça son frère tendrement :

« C’est pas grave… après tout c’est vrai que c’est toi l’homme de la maison. Et je suis contente de savoir que tu veille sur Mary, Lisa et moi »

Cette scène toucha plus encore le cœur du chevalier.

***

Dans le grand salon des officiers de la guilde Ocelot, c’était effervescence. Réuni en une assemblé exceptionnel, les chevaliers et les haut dignitaire de la guilde s’étaient attablé pour faire le point de la situation.

« Messire de Frey : êtes vous sur de vos informations ?
– Assurément Sir Byron. Raigo sillonne la région et à eut une altercation avec nos hommes. C’est un miracle qu’il ne les ait pas tuer
– Bon sang mais ce Raigo est il si redoutable que ça ? demanda un des chevaliers
– Les rumeurs vont bon train sur lui » expliqua un autre chevalier « on dit qu’il peut raser une ville d’un geste de la main et que c’est un pourfendeur de dragon

– Sottise : cela fait des millénaires qu’aucun dragon n’a survolé le ciel de Cadren ! répondit Sir Byron
– Ce que je veux dire messire, c’est que justement nous avons là une légende plus que des preuves

– Mettriez vous en doute mes paroles Desmond ?
– Je dois admettre que je suis perplexe en tout cas. On entend beaucoup parler de ce soit disant justicier qui fait des ravages, mais qui l’a vraiment vu ? des paysans et des moins que rien qui raconteraient n’importe quoi pour un peu d’or ? ce n’est pas ce que j’appelle des éléments tangible »

Alberich frappa du poing sur la table et s’empourpra de colère :

« Sachez messire Desmond que ce tantôt, un des hommes de ma brigade est revenu percé d’un pieu d’argent pur qui s’est vaporisé à peine fût il enlever. Imaginez vous la puissance magique qu’il faut pour créer une telle arme ?
– Je crois surtout que vos hommes sont des incapables et que cette histoire de « chevalier blanc » arrange bien vos affaires.
– Il suffit ! encore un mot et je vous pourfend sur l’instant par Orthas !
– Allons allons par Faaran ! essayerez vous de m’effrayer ?
– Ce que je dis c’est que si c’est bien Raigo qui se trouve sur ces terres, et qu’il découvre qu’une voie du Fléau se cache par ici, il n’hésitera pas une seconde a ravager chaque pouce de terre d’ici jusqu’a Suuva pour la détruire.

– Mais enfin messire De Frey, si ce Raigo est si puissant et qu’il peut détruire cette voie du Fléau, en quoi est ce un mal ? » demanda Sir Byron

– Parce qu’on ne surnomme pas cet homme le typhon humain pour rien ! »

Alberich quitta l’assemblé et reparti vers Harn Sicorn la rage au ventre.

***

Le feu finissait de crépiter dans l’âtre de la cheminé. Joleene, assise sur une chaise à bascule, berçait Mary qui avais fini par s’endormir dans ses bras.

Raigo lui, était assit à même le sol, à contempler le feu qui dansait.

« Regardez les » dit Joleene en désignant Isaac et Lisa endormi l’un contre l’autre dans le large fauteuil du salon « ils ont l’air si paisible…
– Le monde des rêves est un havre de paix » répondit Raigo « moi même j’aime à m’y plonger. Parfois lorsque j’en suis sur le seuil, j’arrive à sentir la presence de ma mère tout prêt de moi…

– Votre mère est elle…
– Je n’en sais rien. J’ai été laissé au bon soin d’un précepteur. De ce qu’il m’a dit, ma mère ne pouvait pas me garder car cela aurait mit ma vie en danger. Elle à du surement terriblement souffrir de cette décision, mais elle l’a faite pour me protéger.
– D’après le récit que m’a fait Isaac, vous êtes maintenant assez fort pour vous défendre : n’avez vous jamais songé à la retrouver ?
– C’est en parti pour cela que j’erre dans ce monde. Je cherche à retrouver sa trace et qui sait, à la sauver de cette menace qui pesait sur elle.
– Ca doit être terrible de ne pas connaitre sa mère » dit Joleene à voix basse
– En effet, cela n’a pas toujours été facile. Mais comme je vous le disais, dans mon sommeil je sens sa présence. C’est comme si elle était assise juste à côté de moi, à me regarder. Je sens parfois sa main passer dans mes cheveux. Et j’entend sa voix, une voix si pure…
– Et que vous dit elle ? »

Le chevalier se pinça les levres :

« Elle… elle me dit qu’elle m’aime… et qu’elle est fière de moi.
– C’est la plus belle chose qu’une mère puisse dire à un enfant. Et je la comprend : vous êtes un vaillant chevalier »

Raigo se releva et jeta un oeil à la fenêtre : la lune inondait le ciel de sa douce lumière que seul quelques nuages atténuait de temps à autre. Il entraperçu alors une ombre se faufiler dans la grange voisine.

« Joleene, restez ici avec les enfants
– Que ce passe t’il ? vous avez vu quelque chose ?
– Ca n’est peut être rien, je vais m’en assurer
– Soyez prudent ! »

Le chevalier se dirigea à grand pas vers la grange, sans ce soucier d’être vu. Il se concentrait afin de sentir les vibrations dans l’air et ainsi sentir les présence hostiles.

Quelqu’un tentait d’arriver dans son dos.

Raigo savait qu’il avait le temps de manoeuvrer, aussi il laissa l’assaillant arriver juste a bonne distance pour agir. Il porta le poids de son corps sur sa gauche, puis pivota en armant le poing droit pour frapper.

Comme il le pensait sa cible fût surprise et immédiatement projeté au sol. Les nuages s’eclipsèrent laissant paraitre l’adversaire du chevalier. C’était un homme dont le visage était marqué de glyphe et de symbole alchimique.

« Que fais tu ici bandit !? » demanda Raigo « Va t’en au plus vite si tu tiens à la vie ! »

En guise de réponse, L’homme frappa ses paumes ce qui fit s’illuminer les symboles sur son visage, et révéla encore plus de glyphe et de symbole alchimique sur tout son corps.

L’homme commença à incanter :

« Je suis la voix du Fléau et le Fléau est ma voie… »

Sans trembler, Raigo se précipita sur son adversaire et le frappa de toutes ses forces. Un éclair jaillit de son poing dans un bruit de tonnerre, éclairant la nuit d’une intense lueur.

L’homme était toujours debout, entouré d’une brume macabre qui avait formé un bouclier autour de lui.

« vil engeance ! » dit Raigo « je suis presque content que tu sois là : je vais pouvoir libérer un peu de ma colère contre toi ! »

Brandissant la main vers les cieux, Raigo en appela aux puissances divines :

« Ombre infame ! au nom de Gaizer je vais te détruire ! »

La foudre s’abatit sur le poing de Raigo et devint une énorme sphère crépitante. Le chevalier la propulsa vers son adversaire, mais aussitôt celui plongea sur le côté pour éviter l’attaque. Il se précipita aussitôt sur Raigo pour contre attaquer, mais ce dernier resta de marbre. Il fit un geste rapide de la main, et aussitôt la sphère d’énergie changea de direction et frappa sa cible.

La puissance de la foudre se libéra, brûlant une grande partie du visage de l’homme, détruisant en partie les symboles source de son pouvoir. Sans lui laisser l’opportunité de réagir, Raigo porta une nouvelle attaque, cette fois ci en concentrant l’énergie pour invoquer des pieux d’argents. Toujours avec la puissance de la foudre, il propulsa ces derniers sur son adversaire pour l’achever.

Mais les forces du Fléau étaient déjà à l’oeuvre : le corps de l’homme s’enflamma de toute part et sa peau se mit à ressembler à de la roche volcanique. Il put ainsi recevoir sans mal les pieux d’argent, et répondre par un souffle enflammé.

La violence de l’attaque repoussa Raigo qui ne dut qu’a son incroyable volonté de ne pas succomber au choc. L’homme s’adressa à lui d’une voix inhumaine :

« Humain ! votre fin est proche : je vais me nourrir de vos vies et ouvrir la voie à mon maitre !
– Engeance maudite ! quiconque sert le Fléau est mon ennemi ! Ne croit pas que je suis un adversaire ordinaire !

– Et qui est tu donc ?
– Je suis Raigo le chevalier blanc, la foudre d’Harujon, fils des orages et des éclairs ! Et comme je l’ai promis à mon ami, je vais te détruire !
– Oh tu parles de l’enfant ! Il sera bientôt à moi tu m’entends ! à moi !
– Comment ose tu…
– Voila bien des années que j’attends mon heure, mais maintenant je vais pouvoir me libérer !
– Pas si je te détruis avant ! »

Avec courage, Raigo attaqua de nouveau la Voie du Fléau tandis qu’elle canaliser de l’énergie. La brume macabre se mit à se répandre et à atteindre la maison. Raigo plongea la main dans la brume et poussa un cri de guerre qui raisonna à des lieux à la ronde tandis qu’un puissant éclair traversa la trainée obscure. Celle ci se désagrégea sous la violence du choc.

« Ainsi donc tu protèges cette famille ? » demanda la Voie du Fléau
– Tu as assez fait souffrir ces gens ! et pour cela tu va payer !
– Je n’ai pas de compte à rendre mortel ! Tu ne m’empêchera pas de revenir ! »

Déterminer à en finir coûte que coûte, Raigo joignit les mains et se concentra pour accumuler autant de puissance que possible.

« Au nom de Gaizer subit la colère de Raigo : QUE L’ECLAIR SANCTUAIRE TE TERRASSE ! »

L’énergie libéré fut si puissante que pendant un instant on aurait put croire qu’il faisait jour. La Voie du Fléau, incapable de résister, dut battre en retraite. Le corps de l’homme se mit alors à émettre un torrent de brume qui s’évapora dans les airs. Il ne restait plus de l’homme qu’un cadavre déséché couvert de brûlures et de marques alchimiques.

Exténué, Raigo mit un genou à terre, mais savoura sa victoire.

***

Le lendemain, une division des troupes d’élite Zey Fema du clan Ocelot arriva au village d’Isaac avec a sa tête Alberich de Frey. Suivant les témoignages des habitants du village, peu enclin à mentir à un groupe d’hommes en arme, il parvint à la maison du jeune garçon.

Lisa et Mary étaient assises sur le pas de la porte pour jouer à la poupée.

« Bonjour petites dames » dit Alberich avec une extrême politesse « Je recherche un homme qui à fait route vers votre village hier
– Vous cherchez Raigo ? » demanda Mary

Alberich acquiesa. C’est alors qu’apparut Joleene sur le pas de la porte.

« Que voulez vous à messire Raigo ? demanda t’elle en faisant signe a ses soeurs de rentrer.
– Je ne lui cherche pas querelle : au contraire je souhaiterai soliciter son aide
– La même aide que vous avez accordé à ma famille lorsque le Fléau frappait les miens et que vous vendiez des baumes à prix d’or ?
– C’est justement pour combattre le Fléau que je souhaite son aide. Voyez vous, mes maitres ont cru qu’ils pouvaient laisser germer le Fléau pour en tirer des profits. Mais j’ai beau être un serviteur fidèle, je n’en reste pas moins convaincu qu’il ne faudrait jamais recourir à de tel pouvoir, ni laisser un tel mal se répandre. Je sais que cela ne ramenera pas vos proches, mais si vous voulez protéger ce qui reste de votre famille, je dois m’entretenir avec Raigo. »

Joleene esquissa un sourire

« Vous l’avez manqué de peu messire. Le chevalier Raigo à prit la route au lever du soleil… mais ne vous en faites pas pour ça : il s’est déjà chargé de votre problème
– Plait il ?
– Il à découvert pourquoi notre famille était frappé de maléfice : quelqu’un avait entravé le Fléau sur notre village, utilisant les fondations des maisons pour cacher des symboles magiques chargé de le soumettre. Mais avec le temps ces protections se sont affaiblit, et le Fléau s’est nourri de l’essence vitale des gens. C’est ce qui explique tout ces morts… »

Alberich resta coi. Joleene reprit son récit :

« Ceci dit, il restait encore un peu de magie qui rentenait cette abomination, alors elle devait nous détruire pour pouvoir se répandre. Mais Raigo c’est opposé à elle et l’a détruite par la seule force de son poing ! »

Le chevalier de Frey fit signe a ses hommes de repartir :

« Bien, il faut croire en effet que nous n’avons plus rien à faire ici. Madame, permettez moi de vous demander pardon pour vous avoir importunée
– Ca n’est rien, mais à l’avenir dites à vos maitres qu’il y’a des forces en ce monde avec lesquelles il ne faut pas jouer !
– Oh soyez sûr qu’a mon retour certains vont m’entendre : il est des choses que même ma loyauté ne saurais passer sous silence »

Alberich salua Joleene avec autant d’élégance qu’il lui avait dit bonjour et se retira.

Lorsque les Zey Fema furent parti, Raigo sorti de la grange accompagné d’Opaline.

« Merci Joleene, je n’aime pas trop rendre des comptes a ce genre d’individu
– Je comprends. Ceci dit ce Chevalier de Frey m’a surprise. Il avait l’air sincère lorsqu’il disait ne pas savoir.
– C’est la tragédie de certains hommes droits d’avoir de mauvais maitre… Mes amis je vais devoir partir
– Votre quête continue chevalier ?
– Oui, je dois continuer à arpenter ce monde à la recherche de cet étrange papillon bleu qu’on appelle l’amour »

Raigo enlaça Joleene et salua ensuite Mary puis Lisa et enfin Isaac à qui il serra la main :

« C’est ainsi que se saluent des amis » dit Raigo

Isaac lui sauta dans les bras et ajouta :

« Et c’est comme ça que se saluent les frères… »

***

Dans la région de Rhen Varat, on raconte qu’un cavalier monté sur une jument blanche parcours les chemins pour défendre la veuve et l’orphelin. On dit qu’il est sans pitié contre les brigands, et qu’aucun danger ne lui fait peur. Certains disent qu’il serait un Dieu tombé des cieux, d’autres, qu’il serait une menace pour le monde. Mais si un jour vous croisez le chemin de cet homme, rappelez-vous qu’il ne cherche ni fortune ni gloire. Celui qu’on surnomme la foudre d’Harujon, le typhon humain, le fils des orages et des éclairs ne cherche qu’une chose en ce monde : retrouver l’amour d’une mère et défendre la dignité des faibles.

 

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Une réflexion au sujet de « Journal de bord – épisode 18 : La légende de Raigo »

  1. Hello ! Très bien celle-ci aussi, même si j’ai l’impression que l’histoire se trouve compressée à cause du format « courte nouvelle » (la fin arrive très vite).

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