Journal de bord – épisode 3 : La guerre des métro men #DÉFIBRADBURY

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La guerre des métro men

C’est le matin, et il faut courir. Se doucher en vitesse, s’habiller à moitié sans regarder ce qu’on attrape dans l’armoire, avaler un café et deux tartines, et puis attraper son sac et enfin cavaler jusqu’au train pour aller au boulot. Si cette scène vous est familière, c’est parce que chaque matin cette histoire est la même pour beaucoup d’entre nous.

Tout comme pour Tony.

Tony est un jeune homme de 23 ans. Il est étudiant en informatique, et il habite la banlieue parisienne. Chaque matin comme tous les autres, il se douche en vitesse, s’habille à moitié sans regarder ce qu’il attrape dans l’armoire, et avale un café et deux tartines. Mais une fois qu’il à attrapé son sac, c’est d’un pas léger qu’il se rend vers sa station de RER.

Pardon : de Transilien.

Tony ne court pas, car il ne rate jamais son train. Lorsqu’il entend les gens se plaindre, que ça soit des retards ou bien carrément des trains supprimé, il ne les comprend pas car jamais une seule fois dans sa vie ce genre de chose n’est arrivé à Tony.

Et ce matin, comme les autres jours, c’est d’un pas tranquille et calme qu’il marchait vers sa station, son casque planté sur les oreilles. Passant devant une boulangerie il ne résista pas à l’idée de compléter son maigre petit déjeuner par un ou deux croissant, ainsi que par une petite bouteille de jus de fruit.

Ses emplettes sous le bras, Tony montait les grands escalier menant au quai et s’arrêta quelques instant pour fixer le panneau d’information. Aucun retard à signaler. il descendit l’escalier tout aussi nonchalamment, puis commença à dévorer son croissant. Et a peine se mit il face au quai que le train fit son apparition à l’horizon. Moins d’une minute après, Tony monta à bord, se trouva une place dans le coin réservé situé a l’extrémité du wagon (le carré VIP comme il l’appelait) et entama son jus de fruit et jetant un coup d’oeil distrait par la fenêtre.

L’homme assit devant lui, un quinquagénaire à l’épaisse barbe noire parsemé de mèches poivres et sels, le dévisageait d’un air inquisiteur. « Encore un vieux con qui à peur des jeunes de couleur » pensa Tony. Il ne se soucia pas bien longtemps du vieux barbu et se remit à rêvasser a la fenêtre. Le train se mit en branle et le claquement des roues sur le rail donna le départ de la mélodie lancinante du chemin de fer.

Tony adorait prendre le train : c’était pratique, reposant et surtout rapide.

L’homme assit en face était toujours en train de fixer Tony. Il se pencha vers lui, passa la main dans sa barbe puis l’interpella sans ménagement :

« Encore une fois pile à l’heure pas vrai Tony ? »

Le jeune homme fut interloqué. Comment connaissait-il son nom ?

« Ça t’étonnes que je sache ça pas vrai ? »
« Que vous sachiez quoi ? et vous êtes qui ? On se connait ? »
« Moi en tout cas je te connais Tony… voila des années que je t’observes. Depuis le premier jour ou tu as prit le train pour aller à Chatelet les halles. Tu te rappelles de ce jour ? »
« Quoi ? mais je devais avoir 10 ans à l’époque ! putain vous êtes quel genre de taré ? »
« Calme toi fils… je ne suis pas ton ennemi »

L’homme tira de son manteau un petit carnet en cuir usé et l’ouvrit en dénouant le petit lacet enroulé autour de la couverture et noué sur le fermoir en métal planté sur la face du carnet. Il feuilleta les pages et commença à lire.

« 14 Août 2004, Tony se présente à la station de RER avec sa mère à 9h16. Le train était attendu normalement pour 9h10, mais un problème de fermeture des portes à la station précédente à retardé le train de 6 minutes… »

L’homme tourna de nouveau les pages de son carnet.

« 15 Septembre 2006, Tony se présente au métro « Bastille » à 16h36. Le métro devait arrivé à 16h40, mais suite à la suppression du métro précédent, il à été avancé de 4 minutes… »

L’homme tourna encore les pages…

« J’en ai des centaines comme ça sur toi petit… »
« Mais enfin c’est quoi ce… »
« Tu as un don Tony… un don rare qui fait de toi quelqu’un de différent »

Tony n’était pas très à l’aise. Mais l’homme connaissait son secret. Et qui sait, peut être avait il des réponses ? Pour en avoir le cœur net, Tony confessa :

« D’accord, vous avez dit vrai : depuis tout petit j’ai jamais attendu un seul instant le train. Je sais pas l’expliquer, mais dès que j’arrive dans une gare, une station de métro ou même le funiculaire, et bah sa loupe pas le train qu’il me faut arrive aussitôt. »

L’homme laissa glisser un sourire au milieu de sa sombre barbe. Cette fois il avait son attention.

« Vous savez pourquoi ? » demanda le jeune homme « comment ça se fait que j’arrive toujours à avoir un train à toute heure ? »
« Oh ça mon garçon c’est on ne peut plus simple. C’est parce que tu as le don »
« Le don ? »
« Ce que je vais te dire va te sembler dingue, mais d’un autre coté tu as vu suffisamment de fois le train arriver sans explication pour admettre que ce que vais dire est vrai… cette histoire remonte au tout début du 20eme siècle, lors de l’exposition de 1900. A cette époque, Paris est en plein boum et des travaux refaçonnent la capitale. C’est a ce moment là qu’est crée la toute première ligne de métro. »

L’homme tira de sa poche une magnifique pipe en écume de mer et une blague à tabac.

« Tu permets ? » demanda t-il à Tony qui acquiesça aussitôt et ouvrit le panneau coulissant de la fenêtre.

Le vieil homme bourra sa pipe d’un tabac blond au parfum sucré et l’alluma avec une longue allumette en cèdre.

« Y’a que des barbares qui utilisent un briquet : l’essence marque le goût du tabac et s’imprègne dans chaque bouffée . A ce tarif là autant fumer un paille en plastique. »

Après une première bouffée qui semblât lui faire l’effet d’un puissant calmant, le vieil homme reprit son récit sous les yeux médusé de Tony.

« La plupart des documents officiels de l’époque s’accordent pour dire que c’est l’architecte Hector Guimard qui à défini le « style » des premiers métro. Ce que peu de gens savent, c’est que Guimard était en fait membre d’un sous groupe liée aux franc maçon qui s’appelle « le cercle de pierre ». Les membres du cercle était tous ingénieur, architecte, ou savant… et c’était aussi des pratiquants de magie antique »
« De la magie… genre baguette magique, Harry Potter et tout le toutim ? »
« Nan petit… là on parle de quelque chose de beaucoup BEAUCOUP plus élaboré… et de bien plus PUISSANT ! »

Le vieil homme repris une bouffée de tabac.

« Les membres du Cercle  voulaient mettre en pratique les enseignements qu’ils avaient retiré du Todtenbuch, un ancien papyrus que les troupes de Napoléon avaient ramené d’Égypte. A l’époque, on ne savait pas exactement de quoi traitait ce papyrus : l’égyptologie n’en était qu’a ces balbutiement. Mais le Cercle était certain que c’était une source formidable de pouvoir… »

Tony était maintenant captivé par le récit de son étrange interlocuteur.

« Les membres du cercle de Pierre ont placé secrètement dans toute la structure du métro des signes magiques et des objets rituels. Des années durant ils ont fait en sorte que les travaux transforment le réseau pour correspondre à leurs besoins et ainsi réaliser l’impensable. Le réseau ferroviaire d’île de France n’est n’y plus ni moins qu’un immense catalyseur magique ! un glyphe de 500 Km2 ! »
« C’est… c’est dingue ! mais quel est le rapport avec moi ? pourquoi j’arrive à faire ça ? »
« L’histoire est plus complexe fils… plus tortueuse. Tu te doutes bien que le Cercle de Pierre n’a pas put dissimuler aussi facilement ses plans. Dans le monde occulte il existe d’autres puissances qui tentent de s’accaparer de ce genre de pouvoir. Et l’une de ses grandes puissance, c’est la Grande Chambre des Templier du Vatican. Ces gars là ne rigolent pas avec les magies occultes et les pouvoirs païens. »

Nouvelle bouffé de tabac.

« Ils ont découvert les plans du Cercle de Pierre et ont organisé une expédition punitive pour les détruire. Mais voila, leur caste ne pouvait pas attaquer le métro sous peine de révéler au monde leur existence. Ils ont donc éliminé discrètement les membres du Cercle de Pierre, que ça soit par des « accidents » ou bien en les impliquant dans des scandales… y’a plus d’une façon de mettre un homme hors d’état de nuire. Pas toujours besoin d’un flingue… »

Le vieil homme resta pensif en observant les volutes de fumés bleue opaque qui dansaient avant de s’envoler à travers la fenêtre.

 « Après ça, les Templier ont pratiquer des rituels de dissipation afin de rendre inefficace les structures magiques »

« Ils ne les voulaient pas pour eux ? » demanda Tony qui se prenait au jeu
« Non : les Templiers sont des gardiens du culte, ça serait le déshonneur d’utiliser une magie basé sur des Dieux antiques. Cependant ils devaient agir pour empêcher le Cercle de Pierre, et par extension les Francs maçon, de gagner en puissance »

Abasourdi par ses révélations, Tony prit un instant de réflexion.

« Mais au final : ils voulaient quoi les mecs du Cercle ? » demanda il dans un éclair de lucidité
« Le pouvoir absolu : celui de contrôler Paris à l’aide de leur réseau qui aurait été en place dans chaque point de la capitale. C’était plutôt un bon plan avant que les Templiers ne leurs fassent un sort »
« Ok… mettons que votre histoire soit vraie : ça ne me dit toujours pas le rapport avec moi ? et vous, vous êtes qui dans cette histoire ? »

L’homme esquissa un petit sourire

« Voila… LA tu te pose les bonnes question Tony. En ce qui me concerne : je suis un membre du Cercle de pierre… »

Et comme pour appuyer ses propos, il remonta la manche de sa veste pour laisser paraître sur son avant bras un tatouage : un Ouroboros.

« Les Templiers ont beau avoir la puissance du Vatican avec eux, il ne faut pas sous estimer le réseau des Francs Maçons…. »

Tony contempla le tatouage avec un frisson d’excitation teinté de crainte. La ça devenait VRAIMENT bizarre.

« Les membres du Cercle on put limiter la casse et faire croire au Templier que l’affaire avait été bouclé. Y’a rien de plus simple que de manipuler ces fanatiques croit moi… Toujours est il que nous avons maintenu le glyphe en état, attendant la bonne occasion de le mettre en marche. Des centaines de membres du Cercle sont devenu cheminot ou simple agent dans le métro. Le but c’était que quoi qu’il arrive le Glyphe soit discrètement remit en état de marche sans attirer à nouveau l’attention des Templier. Et ça à fini par arrivé. Très exactement le 27 octobre 1985. Ce jour la petit, le Cercle à venger l’affront causé par les Templiers… du moins on le croyait… »

« Qu’est ce qui s’est passé ? »
« Les pouvoirs retenue par le glyphe ont convergé en un point précis du réseau, plus précisement un train grand ligne qui arrivait à la gare de Lyon. Ce jour là toute la gare s’est retrouvé sans electricité pendant près de 2h. Tout le monde à cru à une simple panne, mais la réalité était toute autre… »

Tony commençait à deviner la suite.

En 1985, sa mère arrivait de province pour s’installer vivre à Paris. Elle avait été recue à un concours administratif, et elle allait commencer dans les jours qui arrivait une carrière dans ce qu’on appeleait à l’époque les PTT. Tony se rappela alors l’histoire de cette arrivée qu’elle lui avait souvent raconter. Ce jour là, à peine son train fut il arrivé à quai que toute la gare se retrouva plongé dans le noir. Le portes étaient restées bloquées, et il fallut attendre presque une demi heure pour que les agents de la SNCF les déverrouilles. Et pendant cette attente, elle fit la connaissance d’un jeune militaire qui revenait de permission, et qui deviendrait des années plus tard son mari.

« Les gens présent dans ce train on tous subit l’influence du glyphe. Le Cercle à tout mis en oeuvre pour les identifier, en ce servant des registres des passagers, et par le biais de tout le réseau d’information des Francs Maçons. Nous avons même pactiser avec les Illuminatis pour obtenir des informations. Lorsque tous ces gens ont été retrouvé, nous avons mis en place des unités de surveillance afin de constaté les effets. Durant des semaines, rien n’a semblé se passer. Et puis elle est arrivée… »

L’homme essaya de tirer une bouffé de sa pipe, mais celle ci c’était éteinte, aussi entreprit il de la rallumer, toujours avec une allumette.

« L’une des passagères du train était enceinte de presque 7 mois. Et lorsque sa petite fille est née, nous avons vu pour la première fois le pouvoir du glyphe en action. Ça n’a pas été si évident que ça de prime abord, mais quand on à compris à quoi nous avions à faire, nous avons sut que nous avions réussi… »

Les morceaux s’imbriquèrent dans la tête de Tony…

« Les passagers eux même n’avaient pas bénéficier du pouvoir du glyphe, mais leurs enfants par contre… ils ont tous développer des dons. Comme toi Tony. Tu fais parti d’une caste très fermé de gens ayant reçu des Dieux ancien un pouvoir qui te dépasse… »

Plus que fou… c’était dément, irréel, impossible, totalement insensé, improbable… mais pourtant c’était vrai. Alors qu’il faisait route vers la Fac, Tony comprit qu’il aurait un avant et un après ce jour. Il était un de ses enfants née avec le don. Et pire encore, il le tenait de ces deux parents. Mais alors qu’il était envahi par un flot de question et de doute, une question fusa plus que toute autre.

« Pourquoi me le dire maintenant ? »
« Parce que la guerre à commencé Tony. Parce qu’il est temps pour toi d’accepter ton Destin »
« Oula… le délire du Destin ça commence à moyen me plaire. Vous pourriez être moins cryptique sans déconner ? »
« ha ha ha… les jeunes vous êtes bien tous les mêmes. Trop impatient, trop impulsif… La vérité Tony c’est que nos anciens ennemis ont fini par découvrir le secret de votre existence »
« quoi ? ça veut dire que je vais me faire courser par des Templiers ? »
« Pas exactement… aussi puissant soient ils, les Templiers ne peuvent rien contre les Héritiers du Cercle… »
« Les Héritiers du Cercle ? c’est le petit nom que vous nous avez donné ? »
« Tout à fait… ça tape hein ? »
« Euh… ouais sans doute… mais allez y continuez… »
« Vos pouvoirs sont sans équivalent, et ils ne peuvent être dompter que par ceux qui ont reçu le don »
« Ouais ouais les Héritiers machin tout ça… va vraiment falloir apprendre à être plus synthétique mon vieux »

Vexé, les vieil homme grommela dans sa barbe avant de reprendre.

« Les Templiers se sont donc allié à certains des Héritiers en leurs promettant monts et merveilles. Ce sont tes ennemis Tony. Ils vont te cherche, et tenter de prendre ton pouvoir ! Tu dois te joindre au Cercle, et nous aider a les vaincre avant qu’ils ne gagnent en puissance ! »
« Et pourquoi ça ? » demanda le jeune homme sans sourciller
« Mais… euh… »
« Ah ouais bonjour les arguments : tu m’étonnes que les Templiers aient convaincu les autres de bosser pour eux vu ce que le Cercle propose comme perspective ! »
« Tu n’y es pas Tony ! » répondit le vieil homme paniqué « c’est bien plus compliqué que… »

« Ouais ouais ouais… bien évidement… blablabla c’est compliqué… blablabla Luke soit un Jedi… nan mais vous prenez vraiment les gens pour des quiches ! »

Abattu, le vieil homme eteignit sa pipe, la rangea puis le regard triste commença a se lever de son siège. Se sentant un peu coupable, Tony lui attrapa le bras.

« Attendez… désolé c’est pas cool ce que je vous ai dit… »
« Tu as raison Tony… le Cercle est dépassé… les Templiers offrent de l’argent, des avantages, des postes importants… nous autres, nous sommes de l’ancienne école, nous suivront notre code de l’honneur… »
« Ouais… enfin si j’ai bien compris à la base vous vouliez quand même faire main basse sur Paris alors votre code de l’honneur… mais écoutez c’est pas grave, asseyez vous et parlez moi un peu des autres… et puis un peu de vous aussi je connais même pas votre nom ! »
« Je me nomme… Anselme »
« Ah ouais quand même… »
« … »
« Nan mais Anselme du Cercle de Pierre ça rend bien hein ! faut juste pas oublier le contexte »
« Tu es gentil Tony. Je sais que tu as bon cœur. Depuis le temps que je t’observe j’ai toujours constaté que tu étais un bon garçon. Même la fois ou tu as plier le scooter de… »
« Oula je vous arrête de suite : on va arrêter de parler de moi hein ? »
« Oui tu as raison. Je dois t’informer de ce qui t’attend. Les Metro Men sont tout proche… »
« Laissez moi devinez : les Metro Men c’est l’autre petit nom des Héritiers ? »
« On trouvait ça moderne… »
« Ouais bah c’est surtout très con comme pseudo… »
« Le nom importe peu : ce que tu dois savoir c’est que leurs pouvoirs sont très puissant… »

Anseleme venait de piquer au vif la curiosité de Tony

« Puissant… puissant comment ? »
« L’un d’entre eux qui se fait appeler Front Door, a le pouvoir de se trouver toujours en face d’une porte quand le train s’arrête. Il y’a aussi Lay Down qui peut trouver des places assises même lorsque le train est bondé, ou bien Freeway qui peut obtenir tous les billets qu’il veut en touchant une borne… Et puis il y’a Echo qui peut faire passer les messages d’annonce qu’il veut, ou Radar qui peut connaitre la position de tous les trains du réseau à chaque instant. Mais la plus dangereuse c’est sans doute Vigilante, car elle peut invoquer à volonté des agents de sécurité ! »

Plus que perplexe, Tony regardait Anseleme en cherchant les mots adéquat pour lui répondre.

« Nan mais sans déconner… si je résume, un groupuscule secret à passé un siècle a construire un artefact magique dissimuler dans le réseau ferroviaire tout ça pour que les descendant d’un groupe de personne totalement aléatoire aient le pouvoir d’arriver à l’heure au travail en ayant une bonne place assise ? »
« Tu simplifie un peu les choses mon garçon…. »
« Nan nan nan je simplifie rien du tout : en fait vous êtes en train de me dire que les Templiers du Vatican vont se faire suer à nous traquer moi et mes semblables juste parce qu’on est capable de faire partir les trains à l’heure ? on parle bien de ce genre de pouvoir ? »
« Tony ! les trains sont un poumon essentiels à l’économie de la région. Sans lui les entreprises devraient s’expatrié de la capitale car personne ne pourrait venir travailler. Le fait de voyager efficacement est indispensable au tourisme, mais c’est aussi important pour que les gens continuent de rêver… »
« Rêver ? du genre « le train est propice a la rêverie ? » nan mais sans déconner Anseleme vous êtes complètement à coté de la plaque. Le train c’est chiant, ça pue, c’est plein de connard et ça coûte ultra cher. Ça ne fait plus rêver personne de traverser paris de part en part en moins d’une demi heure. Votre Cercle de Pierre là, il à fait tout ça pour rien. Les Templiers ils ont l’air aussi cons que vous à essayer de mettre la main la dessus… quoi que non, ils sont certainement plus cons parce que vous au moins vous investissez pas des stocks options là dedans… »

Cette fois Anselme était au bord des larmes.

« Euh… je me rends compte que ce que je dis là c’est moche pour vous, parce que visiblement ça fait genre 20 ans que vous campez devant chez mes vieux pour voir ce que je deviendrais. Mais c’est pas grave, vous pouvez toujours vous recycler ! je suis sur que votre Cercle machin chose il propose plein de plan de reconversion pour des agents aussi loyaux que vous ? »
« Tony mon garçon, ma tache devait se finir aujourd’hui quoi qu’il arrive. Je ne peux plus te protéger des Templiers. C’est pour ça que je suis si ému… »

Anselme sorti son carnet et le tendit à Tony.

« Il y’a la dedans tout ce que tu dois savoir sur les Metro Men. Leurs noms, leurs photos, leurs pouvoirs, ceux qui nous sont fidèle et ceux qui servent les Templiers. C’est ma modeste contribution dans la guerre qui arrive. J’espère que ça te sera utile »

Le jeune homme attrapa le carnet. Il était étonnamment lourd malgré sa petite taille, et la patine du cuir laissait deviner que c’était un vieux compagnon pour le vieil homme.

« Merci Anselme… c’est cool de me donner ça… »

Le vieil homme donna une tape amicale sur l’épaule du jeune garçon.

« Il est là ! » dit une voix provenant de derrière.

Tony pencha la tête et aperçut 3 hommes en tenue noires qui avançait vers eux.

« Sécurité Ferroviaire ! » dit l’un d’eux tandis que les autres attrapaient Anselme sans ménagement.

Le vieil homme tentât vainement de se débattre, mais les agents étaient bien plus fort que lui. Tony, pétrifié, assista figé à toute la scène.

Celui qui semblait être le chef de la petite escouade attrapa sa radio et appela le poste de coordination.

« Central ? ici l’équipe 7, on à trouvé le dingue qui sillonnait la ligne. Il était en train de discuter avec un jeune homme…. non je crois qu’il va bien… »

L’homme relâcha le bouton d’appel de sa radio et s’adressa à Tony.

« Ça va petit ? »

Tony se contenta de secouer la tête affirmativement. L’agent remit sa radio en marche.

« ouais il va bien… »

Parvenant tant bien que mal à sortir de sa torpeur, Tony interpella à son tour l’agent de sécurité.

« Excusez moi…  c’est quoi ce bordel ! c’est qui ce mec ! »
« T’en fais pas : c’est un dingue qui s’est fait la belle d’un établissement psychiatrique. Il est pas dangereux mais on préfère rester prudent »

Le train marqua l’arrêt.

« Allez les mecs c’est notre arrêt » dit le chef d’équipe. « Central, on est à Châtelet, on vous amène le type au PC sécurité. Equipe 7 terminé »

Anselme avait cesser de se débattre. Il suivait docilement les agents qui le conduisaient vers la sortie. Il adressa un dernier regard à Tony en franchissant le seuil du wagon et murmura quelque chose du bout des lèvres qui semblait être « sois prudent ».

Les portes se fermèrent, et le train commença a s’animer doucement. C’est alors que Tony remarqua une étrange jeune fille sur le quai qui semblait faire des signes aux agents de sécurités. Les cheveux court, habillée d’un jean troué de partout et d’un sous pull noir et rouge a rayure, elle mâchonnait un chewing gum et semblait maintenant fixer Tony du regard tandis que le train prenait de la vitesse.

Aussitôt, il ouvrit le carnet d’Anselme et le feuilleta frénétiquement…

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