journal de bord – épisode 43 : MAX PUISSANT ! #DefiBradbury

MAX PUISSANT

Dans les temps anciens en Grèce, alors que la civilisation prenait son essor, les dieux étaient encore présents dans la vie des hommes et les héros affrontaient des monstres terribles au péril de leur vie. Mais de tous ces héros, le plus formidable, le plus extraordinaire, n’était pas forcément le plus célèbre. Car si nous connaissons tous Héraclès, Thésée et Ulysse, ils n’étaient rien en comparaison de l’incroyable…

MAX PUISSANT !

Née de l’union de l’élégance et de la surpuissance, MAX PUISSANT était si formidable que son nom ne pouvait s’écrire qu’en majuscule, chaque lettre étant plus importante que la précédente. Alors que tous les grecs de l’époque étaient en petite jupette de toile, MAX PUISSANT lui portait un perfecto noir, un jean 501 et des Ray Ban aviator. Et à tous ceux qui lui disait « mais enfin MAX PUISSANT ! c’est totalement anachronique ce genre de vêtement ! » il répondait « Hey ! reste cool bébé… » avant de tourner les talons avec flegme et sobriété.

MAX PUISSANT n’avait pas pour habitude de frimer comme les autres héros. Tuer des monstres n’était pas son passetemps favori, et séduire les jeunes vierges l’avait lassé depuis bien longtemps. Il passait la plupart de ses journées à boire de l’ouzo sur les marches de l’Acropole, conscient qu’il n’était pas à sa place dans un monde pareil. Parfois, il tenait compagnie à Socrate, un philosophe bien connu amateur de salade de feuille de vigne et de question rhétorique. En effet, ce dernier était comme lui : trop en avance sur son temps…

« Hey MAX PUISSANT !  » dit le philosophe tout en réajustant sa toge « Comment va la vie ?
– Bah écoutes comme tu le vois c’est la même que tous les jours : ouzo et déprime !
– Ah voilà qui est terrible mon ami… c’est triste qu’un héros comme toi soit ainsi dépourvu de destin glorieux à accomplir.
– Je sais… » dit MAX PUISSANT en avalant une gorgé d’ouzo « Mais et toi mon sage ami : qu’est ce qui t’amène dans le coin ? tu ne donnais pas des cours de… tu sais ce truc là où tu poses pleins de question sans raison ?
– De Maïeutique.
– Ouais voilà ! Mais dis donc Soso, entre nous : c’est vraiment un nom à coucher dehors ! ça ne se vendra jamais ton truc !
– Oh ne t’en fais pas mon vaillant ami, je ne compte pas toucher une drachme pour ça. Mes ambitions sont plus… pure !
– Pff… tu vois ! même toi tu as des rêves. Moi je n’ai que ma surpuissance ! »

Il convient en effet d’expliquer certaines choses. La plupart des héros sont vaillant, puissant, ou intelligent. Mais MAX PUISSANT lui était au-delà de tout cela. Il était en effet si extraordinaire, si fantastiquement héroïque, que la réalité elle-même n’osait pas aller à son encontre. C’est ainsi qu’il put mettre ko un orage d’un bon coup de poing, et briser un traité de paix d’un coup de genou. Sauf que voilà, MAX PUISSANT s’ennuyait beaucoup, n’arrivant plus à ressentir le frisson de l’aventure et le plaisir de la réussite.

« Crois moi MAX PUISSANT : tous les héros trouvent un jour leur destin ! le tiens est forcément là, quelque part ! »

Le génial héros regarda autour de lui et ne vit que des mendiants aviné et sale et train de dormir par terre. Socrate le regarda alors et se reprit :

« Oui bon pas forcement là ICI, mais pas loin quoi !
– Mouais… pff de toute façon qu’importe : tant que j’ai de l’ouzo… »

Et disant cela MAX PUISSANT remarqua avec effroi que sa bouteille était vide. Il lança un regard plein de désarroi à Socrate, mais ce dernier ne put le voir à cause des verres très opaque des Ray Ban dont le filtre anti reflet assurait une parfaite occultation.

« Je suis en plein désarroi Soso ! » dit MAX PUISSANT à son ami philosophe afin de combler à la déficience de sa communication non verbale « Si je n’ai plus d’ouzo, c’est la fin des haricots ! »

Socrate tapota l’épaule viril de MAX PUISSANT et l’encouragea comme seul savent le faire les personnages secondaires amis des héros :

« Tu sais MAX PUISSANT… peut-être que ceci est le signe que tu dois te lever, quitter l’acropole et partir à l’aventure ? ou bien c’est peut-être une façon qu’on les dieux de te faire comprendre que tu dois quitter l’acropole et partir à l’aventure ? qui sait, peut-être qu’un facétieux baladin raconte ton aventure et évoque le fait que tu dois quitter l’acropole et partir à l’aventure ?
– Ou alors c’est juste que après avoir planté le décor le narrateur doit me faire partir à l’aventure après moult hésitation comme dans toute bonne aventure qui se respecte ?
– Ah ah ah ! Tu es vraiment si drôle MAX PUISSANT ! ah ah ah… un narrateur !  »

Je t’emmerde Socrate !

Notre héros était maintenant convaincu, et c’est plein d’espoir qu’il quitta la cité avec pour simple bagage une amphore sac à dos qu’il bourra de feta et de moussaka en cas de petite fringale.

***

MAX PUISSANT était heureux d’avoir retrouvé l’aventure, mais il était inquiet de savoir où ses pas allaient le mener. En effet, s’il passait son temps à marcher au lieu de boire de l’ouzo sans que cela ne change son destin, ce n’était pas une opération très rentable.

Mais les dieux veillaient sur lui, et tout particulièrement Athéna, la déesse de la guerre, de la sagesse et de l’huile d’olive.

Prenant la forme d’une vieille dame, la déesse croisa le chemin du héros et testa sa détermination. Elle fit mine de tomber, renversant un panier plein d’or et de richesse a ses pieds et observa la réaction de MAX PUISSANT. Ce dernier, commença à ramasser l’or et les bijoux puis les replaça dans le panier qu’il tendit à Athéna.

« Attention madame  » dit-il amicalement « Les routes ne sont pas sûres de nos jours : il parait qu’il y’a des inspecteurs du fisc qui rodent par ici !
– Ah ah : brave héros ! tu as réussi ton épreuve ! Car en réalité je suis… »

Athéna claqua des doigts ce qui la transforma… en hibou.

« Ah non merde ! je me suis trompée ! »

Elle refit un geste magique et dans un torrent d’étoiles scintillante, elle devint une belle jeune femme portant une robe blanche immaculée, sa chevelure violette flottant au vent…

Violette ?

« Euh dites donc ? » demanda MAX PUISSANT avec l’assurance des vrais héros « Vous ne seriez pas Athéna par hasard ?
– Oh tu as l’œil héros… oui je suis ATHENA !
– Mouais c’est cool euh… en fait je voulais juste attirer votre attention sur le fait que l’auteur, pourtant fin connaisseur en matière de culture hellénique, à rien trouver de mieux que de vous représenter sous les traits d’un personnage d’animation japonaise…
– Question de budget » coupa la déesse « c’est plus facile de faire référence à un dessin animée.
– On va pas se faire tout l’épisode comme ça j’espère ?
– Malheureusement y’a des chances…
– Oh purée… Bon je suppose que vous êtes l’élément perturbateur qui va me lancer sur une piste d’aventure quelconque ?
– Bravo MAX PUISSANT : tu es vraiment aussi perspicace qu’on le dit !
– Bah je surtout lu le script…
– Bon bon bon ! tu vas devoir accomplir une quête héroïque, une quête dangereuse qui te poussera aux limites de ton âme et…
– Je dois tuer qui ?
– hein ?
– Je dois tuer qui ? Faites pas celle qui sait pas : une aventure héroïque grec typique c’est : un héros aux origines pas banales et qui fait des trucs pas ordinaires : ça c’est moi, une divinité qui le coach : bon bah ça c’est vous, et enfin une créature à dézinguer et éventuellement une saloperie magique à rapporter. J’ai bon ? »

Athéna était ravi de voir qu’elle ne s’était pas trompé en sélectionnant MAX PUISSANT comme héros. Il faut dire que depuis le temps qu’elle était dans le métier, elle avait un flair particulier pour trouver des héros dignes de ce nom… et assez de talent pour faire oublier tous ceux qui avaient lamentablement échoué comme Syphlos, le spartiate transformiste qui termina sa carrière dans un cabaret romain.

« Ta mission est de vaincre les leaders de Daesh au proche orient et…
– Quoi ? mais c’est n’importe quoi ! c’est même pas la bonne époque ! en plus vous trouvez pas que c’est un peu limite de rigoler de ça ?
– Mais euh… c’était juste pour…
– Pour quoi ? pour stigmatiser des gens via de la caricature, histoire d’en ajouter un peu plus ? vous croyez pas qu’ils en prennent déjà assez dans les dents sans que je m’y mette ?
– Oui bon ça va ! ça va ! on va te trouver une autre mission ! » dit Athéna en cherchant dans son journal de quête « Bon j’ai un truc là mais… c’est vraiment une mission compliquée.
– Bah envoyez.
– Non mais je veux dire… c’est VRAIMENT compliqué même pour un héros de ta trempe.
– Mais c’est quoi ?
– J’hésite à te le dire…
– Oh la relou… » soupira MAX PUISSANT « Dites donc j’espère que c’est pas encore une péripétie qui se veut amusante mais qui en réalité n’est qu’un stratagème pour gagner du temps et rallonger artificiellement la durée du récit hein ?
– Noooooooon ! alors là pas du tout !
– Vraiment ? parce que moi je le vois venir gros comme une maison le coup de la discutions ridicule qui n’en finit pas et qui brise le 4eme mur.
– Un mur ? mais où ça voyons ? ahahah ! que vous êtes facétieux MAX PUISSANT !
– Ah mais en fait vous me prenez vraiment pour un jambon ?
– Mais noooooooon !
– Si, si là c’est évident, vous m’en rajouter des tartines juste parce que vous savez plus quoi faire et que ça fait rire tout le monde un héros qui a conscience des procédés narratifs. Bah si c’est comme ça, moi je me casse me faire voir chez les macédoniens »

MAX PUISSANT ramassa son sac amphore et reprit le chemin a grande enjambé. Derrière lui, Athéna tentait de le rattraper, mais avait quelques petits soucis techniques avec sa robe dont les pans bien trop grands ne l’aidaient pas à progresser aussi vite qu’elle l’aurait voulu…

« ATTENDS ! TU NE PEUX PAS… AAAAAH ! »

Ce qui devait arriver arriva : Athéna se prit les pieds dans sa robe et tomba tête la première par terre. Lorsqu’elle redressa la tête, MAX PUISSANT put voir que des petits graviers s’étaient planté dans sa joue, écorchant sa peau de miel.

« Gnaaaaa ! ça fait maaaaaaal ! » gémit la déesse « Quand je pense que moi je faisais tout ça pour t’aideeeeeeeer ! »

Le cœur généreux de MAX PUISSANT ne put rester insensible aux grands yeux de la pauvre Athéna, ni devant ses formes rebondies. Il aida la déesse à se relever et lui proposa de lui faire un bisous-qui-guérit sur la joue ce qu’elle accepta timidement. Il faut dire qu’Athéna n’avait pas beaucoup d’expérience avec les hommes, et que c’était en réalité la raison pour laquelle elle suivait les héros dans leurs aventures.

Oui : Athéna était une groupie !

« Merci MAX PUISSANT. Ce bisou à complétement soulager ma joue…
– Ouais ouais… bon aller donnez-la moi cette quête qu’on en finisse et qu’on puisse passer à un autre chapitre.
– Oui très bien ! »

Athéna tira de son imposant décolleter un médaillon qu’elle donna à MAX PUISSANT.

« Ceci est un éclat de soleil : il te guidera vers le royaume d’Apollon à qui tu dois le remettre…
– Et ça serait pas hyper plus rapide via… je sais pas… Hermès ?
– Qui ? » demanda Athéna faussement innocente
– Hermès ! le messager des dieux ! mais bordel il sert à quoi alors ce mec si pour ce genre de mission vous passez par des héros ?
– En fait le truc c’est que côté tarif ce petit rascal a décidé de faire flamber les prix, et moi côté offrandes en ce moment c’est plus côte de mouton que monnaie sonnante et trébuchante…
– Ah ouais, donc en fait les humains ça vous sert de prestataire discount ?
– C’est à peu près ça ! »

MAX PUISSANT soupira tout en réajustant ses lunettes…

« Pour trouver le temple souverain d’Apollon, tu devras suivre la route de lumière que le médaillon allumera devant toi…
– Une route de lumière ? c’est quoi cette connerie ?
– Oh mais flûte alors ! tu vas arrêter de me couper la parole par Zeus ? Je suis Athéna quand même !
– Ouais ouais…
– Tu ne devras jamais quitter cette route quelle que soit la raison. C’est compris ?
– Oui…
– T’es sûr hein ?
– Mais oui c’est bon !
– Tu sais y’a pas de honte à demander des précisions hein ?
– Mais je sais ! j’ai compris : je quitte pas la route et c’est tout !
– Je dis ça pour toi tu sais…
– C’est gentil mais faudrait enchaîner là…
– Tu fais le malin, mais regarde Ulysse : il a voulu faire le bonhomme et pas demander son chemin, résultat paf ! 10 ans pour rentrer à Ithaque, alors que c’est même pas à 300 bornes…
– …
– Tu dis rien ?
– …
– T’es fâché hein ?
– …
– C’est pas la peine de faire cette tête-là tu sais. Pff… rah les mecs je te jure, bonjour la gratitude…
– …
– Bon tiens le médaillon, tu le files à Apollon, bonjour bonsoir et t’es un héros. »

MAX PUISSANT poussa un énorme « ouf » de soulagement tout en attrapant la breloque tendue par Athéna. Aussitôt autour de son cou, le bijou émit un scintillement qui se répandit sur la route qui se mit à briller d’un éclat doré.

« Ah merde ! c’est pas vrai vous allez pas me faire ce coup-là ! » demanda le héros
– Mais quoi encore ?
– Ça là : c’est une route d’or ?
– Oui si on veut… c’est plutôt un parcours luminescent qui permet de bien s’orienter…
– Nan nan nan ! c’est une putain de route d’or ! et si on était dans un pays civilisé ça serait pas du gravier mais des briques par terre : des briques d’or !
– J’ai beau faire de gros effort pour te suivre MAX PUISSANT je suis TO-TAL-MENT larguée…
– Vous me faites un remake du magicien d’…. »

Athéna lui posa la main sur la bouche pour l’empêcher de parler et se mit à fredonner « Leeees chevaliers du zodiaaaaaqeuuu ! s’en vont toujours à l’attaaaaqeuuueu… »

***

Après avoir signer une clause de non divulgation de l’intrigue par anticipation, MAX PUISSANT reprit sa quête, arpentant le chemin de lumière en direction de la demeure d’Apollon. Mais au détour d’un bosquet, le chemin de lumière traversa un court d’eau dont les clapotis aurait fait le bonheur des fans de relaxation ASMR.

« Ah bordel ! » dit MAX PUISSANT d’un ton virulent comme seul les héros savent le faire « Y’a pas moyen que je passe par là : ça va tout délaver mon jean ! »

Attiré par les vociférations du héros, une nymphette remonta des profondeurs du cours d’eau et salua MAX PUISSANT.

« Hey beau gosse… » dit-elle de sa voix ensorcelante « Tu cherches un passage ? »

La perspicacité exceptionnelle de MAX PUISSANT ainsi que les nombreux clins d’œil pas discrets du tout de la nymphette lui firent comprendre qu’il y’avait là un double discours pas très chaste…

« Dites donc mademoiselle, vous ne devriez pas porter un petit quelque chose ? non parce que vos cheveux longs et mouillés qui tombent stratégiquement sur votre opulente poitrine c’est cool, ça nous permet de rester tout public, mais globalement ça me met plutôt mal à l’aise…
– Oh oh… un héros timide qui craint les femmes ? comme c’est mignon hihihihi
– Non mais elle va se calmer la sardine ! Je ne crains AUCUN homme okey ? ce qui inclus toutes les femmes !
– Hihihihi ! c’est tellement macho : vous êtes vraiment un héros vous ! »

La nymphette sortie de l’eau et fit apparaître magiquement une toge pour cacher sa nudité.

« Ah bah voilà ! » dit MAX PUISSANT « là on va pouvoir causer !
– Vous voulez passer le cours d’eau n’est-ce pas ?
– Oui, et au sec si possible.
– Et bien dans ce cas… on pourrait s’arranger ?
– Oula je vous voir venir : vous savez, vous êtes mignonne et tout, mais on se connait pas et j’ai pas trop envie de…
– Hihihihi mais non voyons ! en fait je voudrais savoir si vous pouviez amener mon petit frère avec vous ?
– Euh… sans doute. Mais pourquoi ?
– Vous avez l’éclat de Soleil, je sais que vous allez chez Apollon. Lui seul pourra aider mon frère : c’est le plus grand médecin qui soit.
– C’est surtout le Dieu de la médecine donc il a intérêt à s’y connaitre un poil ouais… bon je veux bien vous aider mais il souffre de quoi votre frère ? »

La nymphette regarda MAX PUISSANT d’un air gêné…

« En fait… hihihihihi… vous allez voir c’est très bête… Priape ! Priape ? viens voir le monsieur ! »

Un homme en jupette sorti de l’eau. Il était petit, trapu, avait une barbe hirsute et mal peignée, mais surtout, il avait un gigantesque pénis en érection qu’il tenait comme un bâton de marche.

« Whaouuu ! » hurla MAX PUISSANT pas forcément ravi de se retrouver avec un machin pareil sous le nez « Mais c’est quoi cette horreur !?
– Oh ne dites pas ça : c’est Priape mon frère… le souci vous voyez c’est qu’à force de vivre au milieu des nymphes, vu qu’on a des mœurs assez libérées toussa… et bien il finit par se retrouver avec un gourdin permanent qui le fait beaucoup souffrir…
– …
– Vous êtes choqué ?
– Un peu quand même.
– On s’y habitue vous savez. Il suffit de ne pas le regarder dans les yeux.
– Qui ? votre frère ou son machin ?
– Les deux. C’est très dur pour Priape vous savez… hihihihihi ! Très dur ! hahahaha !
– Rah non mais sérieux je peux pas me balader avec ça quand même ! j’suis un héros ! j’ai une réputation ! j’aurais l’air de quoi si on raconte partout que je suis suivi par un type qui a le sifflet à l’air ?
– Oh mais ne vous inquiétez pas ! Priape à un déguisement pour se promener tranquillement… Va s’y Pripri : met le costume et fait voir au monsieur ! »

Priape s’exécuta et enfila un costume trop grand qui le faisait ressembler à un épouvantail. MAX PUISSANT observa le résultat et haussa les épaules :

« Ouais en fait j’aurais dû m’y attendre à un twist dans ce genre. Bon aller Pripri on y va.
– Merci beaucoup MAX PUISSANT, c’est sympa de vous en occuper.
– Ouais ouais c’est ça… il mange quoi au fait ?
– Des cailloux et du lichen principalement.
– Mais bordel moi j’ai que de la feta et de la moussaka
– Rassurez-vous, les cailloux en Grèce antique c’est pas ça qui manque sur le bord des routes. Aller : je vais vous faire passer ! »

La nymphette replongea dans l’eau qui soudainement s’écarta pour laisser le passage à MAX PUISSANT suivi de Priape.

« Bordel  » se dit le héros « si c’est comme ça tout du long je vais vraiment péter un câble ! »

***

Après plusieurs heures de marche, Priape c’était avéré un agréable compagnon de voyage, même s’il avait tendance à fortement baver à la vue de jeunes filles. Comme il parlait peut, et essentiellement par grognement, MAX PUISSANT n’eut pas à faire la conversation, ce qui était à ses yeux un gain non négligeable quand la personne à qui vous parlez trimbale une poutre dans son slip.

La nuit commençait à tomber, laissant paraitre un ciel constellé d’étoile, chacune représentant un symbole ou une créature fantastique : la Balance, le Cygne, Pégase, La Croix du Sud…

La Croix du Sud ?

« Bordel Pripri je crois qu’il y’a un problème ! » dit MAX PUISSANT a son vicieux camarade « La Croix du Sud ne devrait pas être visible : on est pas du tout où il faut ! »

Priape haussa les épaules l’air de dire « écoutes vieux, on se connait depuis peu mais j’ai foi en toi : ton avis semble sûr, et tu es clairement le plus brillant de nous deux, donc on fait comme tu le veux ». Evidemment ce genre de haussement très explicite n’était pas à la portée du premier venu, il fallait être d’autant plus doué pour le comprendre (ce que MAX PUISSANT était bien évidement).

Notre héros était perplexe, il n’avait pas dévié de la route de lumière, même pas pour faire un arrêt pipi. Il attrapa le médaillon et le tapota du bout du doigts

« Si ça se trouve cette cruchasse d’Athéna m’a refilé un bibelot pété !
– Oh ça non ! » dit une voix aux accents métallique émanant de l’obscurité « Mais de toute façon c’est trop tard pour toi : LE MEDAILLON EST A MOI ! »

Surgit alors de nulle part un gigantesque colosse de bronze de près de 12 mètres qui tenta d’écraser MAX PUISSANT de sa semelle. Ce dernier poussa Priape sur le côté pour le mettre à l’abri puis donna un vigoureux coup de poing dans le pied du monstre. La surpuissance de MAX PUISSANT était telle que la créature bascula en arrière sous le choc, et tomba lourdement sur le dos.

Notre héros et son vicieux camarade approchèrent de la créature tandis qu’elle trépignait sur le sol.

« AU SECOURS ! » hurlait le colosse « J’arrive plus à me relever !

– Voyez-vous ça ! » ironisa MAX PUISSANT « pire qu’une tortue de mer ce géant : t’as vu ça Pripri ? »

L’intéressé s’était jeté contre le colosse et le frappait aussi fort qu’il le pouvait avec sa verge éléphantesque.

« AH ! C’EST DEGUEULASSE ! » hurla le colosse « ENLEVEZ MOI CA ! PAR PITIÉ !
– Bon Pripri, le monsieur à raison, on en à déjà parler et ton machin c’est pas fait pour taper les gens avec… Quant à toi le colosse : pourquoi t’as essayé de m’occire ?
– Je… je voulais le médaillon !
– Et pourquoi ça ?
– Et bien… les gens n’arrêtent pas de me dire que je ne suis pas une lumière ! alors avec ça j’aurai pu leur prouver le contraire !
– Avec de truc qui fait briller les routes ?
– Bah oui : c’est de la lumière non ?
– Okey je vois… bon je confirme hein t’es pas une lumière ! »

Le colosse resta silencieux, le regard vers les étoiles.

« Vous savez… nous autres les colosses de bronze on était respecté à l’époque. Notre surpuissance nous valait l’admiration et la crainte des hommes… et puis les héros sont arrivés. Ils nous ont dérouillé nos races pour prendre nos trésors, et l’Histoire n’a gardé de nous que le souvenir de méchante créatures stupide et bête…
– C’est des synonymes…
– Vous voyez ! même dans un moment d’émotion je reste idiot !
– Et ben… peut-être que… »

MAX PUISSANT hésitait… Il faut dire que c’était vraiment très téléphoné.

« T’as qu’à venir avec nous voir Apollon : il pourra sûrement faire quelque chose pour toi ? »

Le colosse tressauta de joie :

« Oh oui ! merci à toi héros ! Je te serai à jamais…
– Oui oui je sais, t’es content, je suis génial, blablabla, mais avec tout ça on avance pas alors lève tes miches et on y va.
– Vous comptez voyager de nuit ?
– On s’en fou qu’il fasse nuit : c’est une route de lumière !
– Oui bien sûr mais… des études récentes ont démontré que le sommeil était important pour l’organisme et…
– T’es énorme et t’es en bronze ! tu vas pas me faire croire que si t’as pas tes huit heures de sommeil tu deviens ronchon ?
– Non non non pas du tout, je pensais plus à votre compagnon
– C’est pas mon compagnon… » répondit MAX PUISSANT le rouge aux joues

– Ah non mais y’a pas de mal vous savez !
– Je te dis que c’est pas mon compagnon !
– Roh allons : c’est l’Antiquité ! et puis on est en Grèce !
– Mais merde à la fin je te dis que c’est pas mon compagnon !
– Bon d’accord d’accord… alors je dis quoi ? votre ami ? « 

MAX PUISSANT regrettait déjà d’avoir proposé au colosse de le suivre.

« Je regrette déjà de t’avoir proposé de me suivre !

– Je sais : la narration l’a déjà dit…
– Roh purée de… bon avant que je ne m’énerve : c’est quoi ton nom ?
– Je suis Rhodes le colosse : et toi vaillant héros ?

– Moi c’est MAX PUISSANT !
– Max Puissant ?

– Non : MAX PUISSANT ! en majuscule ! chaque lettre est plus importante que la précédente ! »

Et c’est ainsi que notre héros se fit un nouveau compagn… euh ami ?

***

Pour des raisons de commodité scénaristique et pour pouvoir se relever plus facilement, Rhodes avait changer de taille pour ne plus mesurer qu’un bon mètre 90 (ce qui était encore pas mal). Il s’entendait fort bien avec Priape, ce qui délestait MAX PUISSANT de sa surveillance.

Après bien des heures de marches, le trio constata avec dépit que la constellation de la Croix du Sud était toujours bien en vue.

« Ça craint du boudin ! » dit Rhodes « je commence à croire que tu avais raison MAX PUISSANT : Athéna t’a refourgué un artefact bien pourri !
– Elle va m’entendre celle-là si jamais je l’attrape ! »

Priape interpréta cette dernière remarque de la façon la plus libidineuse qui soit et ricana bêtement ce qui fit soupirer notre héros de désarrois.

« Alors MAX PUISSANT ? » demanda le colosse « qu’est ce qu’on fait ?
– Pas de panique les gars : j’ai déjà vu ça plein de fois ! nous sommes dans une impasse scénaristique. Le récit est parti de travers, c’est pour ça qu’on est pas où il faut, mais en général c’est là qu’arrive un Deus Ex Machina qui remet tout dans le bon sens
– C’est quoi ça ?
– Bah c’est une intervention divine qui justifie que d’un seul coup la situation se débloque alors qu’en toute logique ça n’aurait pas dû.
– Et les gens gobent ça ?
– Bof… la plupart du temps ils assimilent ça à une métaphore de la justice divine, ce qui fait qu’ils trouvent ça cool et se fichent de la logique. Du coup les auteurs, et notamment les très mauvais, utilisent ça à tire la rigot
– Je suis sûr que dans les enfers il y’a une place spéciale pour les écrivains qui font ça !
– Oui : juste à côté des démarcheurs téléphoniques et des vendeurs d’assurances ! »

C’est alors que comme le pensait MAX PUISSANT, dont la sagacité n’avait d’égale que la parfaite chevelure, un nouveau protagoniste arriva.

La démarche féline, le regard fort et hautain, il renifla l’air à la recherche d’une quelquonque effluve.

« Euh… excusez-nous ? » demanda Rhodes « vous pourriez faire un pas en avant vers la lumière que le narrateur puisse vous décrire convenablement ? »

Le protagoniste obtempéra et s’avança dans le rayonnement de la route de lumière jusqu’à être parfaitement descriptible. C’était un félin d’une bonne taille, avec une fourrure couleur sable dont la noblesse de port n’avait d’égale que la férocité du regard.

Aussitôt, Priape réagit :

« Fille ! fille !
– Houla ! Doucement Pripri ! c’est pas une fille c’est un lion ! » Expliqua MAX PUISSANT a son libidineux compagnon de route.
– Non non ! Fille ! » insista ce dernier « fiiiiiille ! »

Rhodes s’approcha de notre héros et lui murmura :

« Après tout, laisse-le tenter sa chance : il lui arrivera quoi au pire ?

– S’il essaye de grimper une lionne ? je sais pas : devine !
– SUFFIT ! » cria la maitresse de la jungle.

MAX PUISSANT et Rhodes se regardèrent un instant, un peu surpris qu’une créature composé d’un seul type d’animal puisse parler.

« Je suis Félindra la lionne, et Athéna m’a demandé de vous retrouver et de vous guider chez Apollon…
– Quoi ? mais c’est idiot ! elle m’a filé un artefact pour trouver le chemin ! »

Le visage de Félindra se crispa, éveillant la suspicion de MAX PUISSANT…

« Hola… attend un peu : TU MENS ! t’es pas envoyé par Athéna ! tu es envoyé par le scénariste de cette histoire à la con parce qu’il est piégé dans sa propre nullité ! AVOUE ! »

Félindra admit alors la vérité en sanglotant.

En fait elle n’était pas du tout une lionne, mais une figurante payer une misère à qui on avait donné un costume repiquer du tournage du Roi Lion lui-même repiqué des premiers épisodes du Roi Léo. Elle était censée fournir à MAX PUISSANT une rocambolesque péripétie qui l’aurait vu partir jusqu’en Afrique où il aurait trouvé moult trésor ainsi que la cachette d’une momie Malgache pratiquant le Vodoudou sur des jarrets de porcs.

MAX PUISSANT fut soulager d’entendre qu’il allait échapper à une si piètre aventure, et exigea de Félindra qu’elle lui indique la bonne route.

« Tu sais MAX PUISSANT, la route a toujours été la bonne, car le chemin vers la lumière est celui de ton coe…
– Ah non pas encore ces conneries de cœur ! » dit notre héros avec une rage légitime « Mais vous croyez que je passe pour quoi moi ? C’est la mythologie bon sang ! les héros avec du cœur c’est des chochottes !
– C’est un peu homophobe ce que tu dis MAX PUISSANT » dit Rhodes »

Priape acquiesça en agitant son… enfin vous avez compris.

MAX PUISSANT regarda alors ses compagnons ainsi que Félindra puis se mit à rire comme un dément.

« Ah ah ah… d’accord j’y suis ! c’est le moment ou le héros perd symboliquement la confiance de ses compagnons, alors dans une ultime épreuve il part seul, réalise qu’il a besoin de ses amis, et c’est là qu’ils arrivent tous pour lui sauver la mise !
– Euh… de quoi il parle ? » demanda Félindra à Rhodes
– Ne vous en faites pas chère madame, il est tout le temps comme ça quand il n’a pas bu d’ouzo depuis un moment… »

Félindra s’approcha doucement de MAX PUISSANT qui continuait de rire comme un fou et lui tendit une petite flasque.

« Tenez : c’est tout l’ouzo qu’il me reste… »

Emu, MAX PUISSANT attrapa la flasque et avala son contenu d’un coup sec. Ce n’était pas grand-chose, mais le cadeau de Félindra lui fit un bien fou et dissipa son délirium tremens.

« Oh la vache ! cette sobriété c’était trop ! Merci Félindra » dit le vaillant héros
– De rien vaillant héros…
– Hey mais… oh la blague ! mais c’est pas la croix du sud dans le ciel !
– Ah bon » demanda Rhodes « c’est quoi alors ?
– C’est le soleil bougre d’andouille ! en fait il fait toujours pas nuit ! Comment vous avez pu louper ça ? Bon Pripri c’est spécial, et moi j’étais sobre, mais toi Rhodes ?
– Euh…
– Ah ouais mais c’est officiel t’es VRAIMENT pas malin ! t’as confondu le soleil avec une constellation bourricot !
– Mais enfin MAX PUISSANT ! C’est une étoile ! et les étoiles elles se ressemblent toutes ! comme les Perses !
– Sauf que celle-là elle est immense et brulante !
– Oui bon… peut-être !? ça m’a échappé voilà, que voulez-vous : mea culpa, mea maxima culpa »

***

Après plusieurs minutes de débriefing intense, MAX PUISSANT décida de prendre Félindra dans l’équipe histoire d’avoir quelqu’un d’un peu moins stupide que Rhodes pour l’aider à gérer Priape, ce qui n’était pas forcément évident puisque la tenue de lionne de Félindra était vachement moulante et que ses oreilles de félin ajoutaient une touche cosplay très émoustillante à l’ensemble…

Pourtant, malgré les péripéties peu intéressantes qui suivirent et qui seraient tout juste dignes d’un montage, la fine équipe arriva ENFIN devant le palais d’Apollon…

« Hey bah mes agneaux ! c’est pas dommage ! » dit MAX PUISSANT « Ras les olives de ce voyage à la con ! En tout cas je sais pas vous mais moi je file la breloque à Apollon et je retourne me finir à l’ouzo à l’Acropole !
– Mais enfin MAX PUISSANT ? » demanda Félindra « et ton désir d’être un héros ?
– Pff… c’est un boulot tout pourri : les gens vous demandent des tas de service bien relou, ils vous respectent pas sauf si vous leur péter la tronche, et les meufs elles s’intéressent à vous juste parce qu’elles vous ont vu en toge sur une amphore ! Nan c’est bon là je crois que j’ai eu ma dose de lourdingue : l’aventure c’est pas fait pour moi ! »

C’est alors que les portes du palais s’ouvrir dans un déluge de lumière, et qu’une voix forte et impressionnante résonna dans la plaine :

« ET POURTANT SI Max Puissant ! TU ES DESTINE A L’AVENTURE ! »

Notre héros fit un pas, et les poings sur les hanches interpella là voix :

« Hey dites donc vous ? comment vous m’avez appelé ?
– Max Puissant ?
– Non ! non ! et non ! C’est MAX PUISSANT ! M.A.X P.U.I.S.S.A.N.T en majuscule ! chaque lettre est plus importante que la précédente !
– Mais qu’est-ce que ça peut faire Maxou ?
– Oh le relou… y’a que mon nom c’est pas Maxou, que je suis pas ton pote mec et que je vais te faire manger tes dents si tu continues sur ce ton là !
– Et bien dans ce cas viens… approche ! »

La lumière s’estompa et les 4 aventuriers purent voir un peu plus distinctement le palais d’Apollon. C’était un palais classique de style gréco romain, avec des colonnades en marbre blanc et un toit plat. Composé d’une centaine de chambre, toute disposant d’un atrium et d’un dressing, le palais était parfaitement situé sud-est, disposant ainsi d’une belle lumière naturelle, et de toute commodité à proximité (mairie, école etc.). Aucuns travaux n’étaient à prévoir, ce qui aurait été vraiment un plus si jamais il avait été à vendre.

Pressé d’en découdre avec celui qui avait écorché son nom, MAX PUISSANT courut à toute jambe vers l’entrée suivi de ses amis.

« ALORS TETE DE ZOB ! TU LA RAMENE MOINS MAINTENANT ??
– Dites MAX PUISSANT… c’est pas un peu risqué de dire ça ? » demanda Félindra inquiète de défier un Dieu dans sa demeure
– Pff… toi t’aurais vraiment besoin de courage ! »

C’est alors que MAX PUISSANT se pétrifia.

« Oh merde…
– Quoi ? » demanda Rhodes « qu’est ce qui se passe ?
– Il se passe que ça y’est, on arrive à la révélation finale… le twist de l’histoire !
– C’est super ! » dit Félindra
– Non ! parce que cette histoire c’est une parodie pourrie du magicien d’Oz ! toi t’es le lion peureux, et toi t’es l’homme de fer débile, et toi t’es… toi t’es un zob sur pattes c’est assez flippant.
– Mais alors dans ce cas ça veut dire que Apollon… » dit Rhodes
– … est un imposteur ? » compléta Félindra

Et effectivement, arrivant de derrière un puissant projecteur, un nain portant une couronne d’or s’avança devant nos héros.

« Apollon je suppose ? » demanda MAX PUISSANT « tu sais que je devrais te savater la tronche pour avoir écorché mon nom ?
– Allons MAX PUISSANT : tout cela n’était qu’une ruse pour te forcer à prendre conscience de toute l’histoire
– Genre ?
– Mais oui ! Car tout cela MAX PUISSANT n’est qu’une facétie ! Regarde bien tes compagnons… »

Notre héros tourna la tête quand soudain il vit la réalité !

« Oh MON DIEU ! Rhodes ! mais en fait tu es Robert Downey Jr en Iron Man !
– Et oui mon grand ! j’apporte la fête à domicile !
– Ah mais par contre tu vas y aller mollo sur les répliques culte parce que je peux encore décider de te botter le cul hein ? »

Robert Downey Jr rabaissa la visière de son casque d’Iron Man en signe de silence.

« Mais et toi Priape alors tu es…
– Mais ouuiii c’est mouaaa ROCCO !
– Ah bah oui forcément…
– Siii bella ! que la ragazza elle aime mi bito
– Ca ne veut rien dire tu sais…
– Ma qué si ! qué c’est oune très bonne aventoure avec des femmes à poil y dou sexe dans la foret y…
– Mais y’a eu aucune scène de sexe dans la foret voyons ! c’est encore plus n’importe quoi là !
– Ma si c’est pouu le bonus caché dou dvd ! »

MAX PUISSANT se frappa le visage violement tant il était vexé

« Bon et puis toi Félindra je suppose que tu es…
– Oui j’avoue ! je suis Léa Seydoux : c’était aussi moi dans le rôle d’Athéna grâce à de la performance capture !
– Et moi je suis aussi Socrate ! » dit Apollon tout en prenant la forme du philosophe

– Bon okey là c’est relou : comment je deviens un héros moi ?
– Mais c’est simple MAX PUISSANT » dit Athéna Seydoux « la réponse était en toi depuis le début… qu’est ce qui t’as aidé à arpenter la route d’or ? à avancer malgré les périls ?
– Euh… je sais pas ? l’amitié ou une connerie comme ça ?
– Mais non enfin, hihihihi, c’est bien plus simple… »

MAX PUISSANT se rappela alors dans quelle parodie il se trouvait. Il regarda alors ses pieds et réalisa qu’il portait une paire de chaussure rouge couverte de strass.

« Ah merde ! je savais bien que le narrateur avait omis de parler d’un truc !
– Ses chaussures sont magiques MAX PUISSANT : tape 3 fois des talons et tu rentreras chez toi en héros ! »

Soutenu du regard par ses amis, MAX PUISSANT tapa 3 fois des talons. Aussitôt, une puissante tornade se forma sous ses pieds l’arrachant de terre. Le vent était si violent que le toit du temple explosa, propulsant MAX PUISSANT de plus en plus haut…

***

EPILOGUE

« Hey Max ? MAX ! MAAAAX ! »

Max entrouvrit les yeux avec peine. Sa tête était lourde, et le moindre son lui collait une migraine épouvantable.

« Bon sang tu t’es pris une sacrée race mon gars ! t’as vu l’heure !? t’as dormi presque 12 heures ! »

Max se redressa et prit l’ampleur du carnage : la table basse était couverte de boite de pizza vide et de cadavre de bouteille en tout genre.

Lentement, le jeune homme se redressa et constat qu’il tenait à la main une bouteille de Stefos vide.

« Putain mec… c’est terminé : je touche plus à l’ouzo ! »

 

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