Pourquoi le langage c’est important ? (rhétorique inside)

“le langage est il important dans notre société ?” Ah le beau sujet que voila. Le genre qu’on verrait volontiers dans les bac de français ou bien de philo.

Commençons par la base.

Qu’est ce qu’un langage ? : c’est avant tout un ensemble de convention qui servent à faire passer une information par le biais de signe et / ou geste et / ou son. Un langage ce n’est donc pas forcement oral (par exemple un langage de programmation).

Vous avez peut être noté dans le précédent paragraphe l’usage du mot “convention”, c’est à dire un accord (le plus souvent tacite) qui consiste a accepter que tel élément correspond à tel sens. Par exemple, un panneau “STOP” signifie par convention qu’il faut s’arrêter devant la ligne avec sa voiture. C’est quelque chose qui nous vient de l’enseignement de la conduite.

Un langage est donc le fruit d’un apprentissage.

Le langage est aussi la représentation de comment notre esprit est modelé et inversement : le langage structure et sert à apprendre. La façon dont ont formule une phrase modifie donc l’enseignement que l’on reçoit.

Et puis il y’a le contexte qui fausse encore plus tout ça. En effet, on le sait tous, certaines termes ne veulent pas dire la même chose selon le contexte.

Si je vous dit “un stagiaire” à quoi pensez vous ? la majorité pensera à un employé sous payé qui fait un stage dans le cadre de ses études. Mais dans mon contexte professionnel, un stagiaire est simplement une personne qui participe à une formation..

Imaginez maintenant une conversation de tous les jours avec l’ensemble des contextes qui rentrent en ligne de compte ! contexte sociale, niveau d’éducation, milieu professionnel, et bien sûr les expériences personnelles… les occasions de mal se comprendre se multiplient ! et je ne parle même pas du langage non verbal (qui représente 80 à 90% de notre communication lorsque nous faisons face à une autre personne)

C’est pour cette raison que les professionnels de la communication utilisent des techniques pour s’assurer que leur message passe de la meilleurs façon possible. Ils vont par exemple utiliser des mots neutres et pousser l’interlocuteur à les ressentir comme positif (ils vont notamment compenser le langage non verbale). C’est très pratique car vous n’avez ainsi pas besoin de connaitre ce que votre interlocuteur estime positif : c’est lui qui fait le travail pour vous.

Un langage nécessite donc une approche beaucoup plus globale qu’une simple maitrise du vocabulaire. Il faut aussi comprendre qui est notre interlocuteur et quel est son “contexte globale”.

Je le disais plus haut, le langage façonne notre pensé et comment nous considérons les choses. Voici un autre exemple tout bête.

L’expression “Au temps pour moi” (dont l’origine exacte est sujette a controverse mais qu’on admet être une expression militaire) fait référence au timing et aux ajustements). Pourtant son sens commun est devenue (avec la graphie “autant pour moi”) signifie “je suis désolé”. Nous avons fait dérivé le sens de cette expression car nous avons perdu de vue son contexte d’origine et l’avons transformer en fonction de notre contexte.

Prenons un autre exemple… un qui fâche ce coup ci !

Si quelqu’un dit “C’est du travail d’arabe” la phrase ne contient pas en elle même d’élément péjoratif, pourtant dans notre langage, c’est une insulte car par convention, cela désigne un travail mal fait parce que in extenso on considère les arabes comme mauvais travailleur. Si on traduit cette expression et qu’on la dit à un australien par exemple, il ne va pas du tout comprendre le sens parce que contextuellement le racisme anti arabe n’a pas la virulence que chez nous.

Restons dans l’injure, mais gestuelle cette fois ci :

Pointer le majeur vers le haut est considéré comme une injure, pourtant à l’origine c’est un geste de défi (les archer du moyen âge se faisaient couper les doigts par l’ennemis afin que même s’ils s’échappent ils ne puissent plus combattre). Pointer le majeur voulait alors dire “venez le chercher”

Oh ! reprenons le précédent paragraphe, je viens d’y voir une chose intéressante ! j’ai écrit “les archer se faisaient couper les doigts" Rien ne vous choque ? j’ai employé la tournure “se faisaient” qui sous entendrait presque qu’ils agissaient pour subir cette mutilation. Etant donnée l’explication que je vous ai donné au préalable, vous avez parfaitement put adhérer a cette hypothèse. C’est la même chose que pour l’expression “elle s’est faite violé”.

A cause du langage, on pourrait presque croire que la victime a contribuer à son sort.

Un peu plus haut, j’ai utilisé le langage pour manipuler votre perception de ma narration. En utilisant “Oh !” et avec le point d’exclamation à la fin de la phrase, j’ai simulé dans votre esprit une réaction spontanée alors qu’en fait c’était parfaitement calculer pour servir d’exemple. Les romancier utilisent souvent cette méthode pour vous donner l’illusion d’un dialogue par exemple.

Au langage s’ajoute la rhétorique, qui par le biais de prédicat logique, arrive a valider ou non des idées. C’est un des niveaux les plus fort et les plus complexe du langage et il est très facile de s’y perdre

Nous sommes programmé constamment à travers le langage, notamment via la pub et les slogans, mais aussi les discours politique, les textes religieux etc etc… Nous devons donc apprendre à manipuler ces formidables outils a la fois pour avoir de meilleur rapport avec les autres, mais aussi pour ne pas être victime de ceux qui abuseraient de cette maitrise.

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