Raising Hope : Et si on regardait des gens heureux à la télé ?

(Cette article contient quelques touches de spoiler sur certaines série tendance du moment. A lire donc en connaissance de cause)

Toi ami lecteur qui me connais bien, tu sais que j’aime toutes les formes de séries télé : de la bonne grosse sitcom judéo-gay-new yorkaise à la série médicale tragico romantique en passant par le polar voyeuriste… ton Flashou adoré goute à tous ces vices avec un appétit égal.

Mais bon, parfois vois tu, j’en ai un peu ras la casquette (bien que je n’en porte pas : c’est con les expression idiomatique !) de voir de la tragédie a longueur de temps. Car c’est bien le drame sérieux voir cynique qui s’étale de long en large sur nos écrans : des séries avec des meurtres de plus en plus cruels et pervers, des héros toujours sur la corde raide ou bourré de trauma en tous genre… même les séries ayant une touche d’humour n’oublient jamais de balancer un bon moment de tragédie.

J’en finis par être traumatisé à mon tour. Comment l’être à moins alors qu’on voit des personnages auquel on s’attache subir ce qu’ils subissent à longueur de semaine : le suicide du Dr Kutner, Beckett qui manque de se faire tuer, Bender qui devient sobre ou pire encore Gibbs qui porte une moustache.

S’en était trop : j’avais un besoin salutaire d’oxygène. Et ma bouffé d’air fut la série Raising Hope.

Cette série nous narre les (mes)aventures de la famille Chance (un nom prédestiné) et notamment de Jimmy, un jeune garçon d’une vingtaine d’année style gentil ado attardé qui végéte mollement auprès de ses parents Burt et Virginia (couple typiquement white trash mais j’y reviendrais). Tout ce beau monde squatt chez la grand mère de Virginia, Maw Maw (qui elle est totalement folledingue) et mène une petite vie pépère.

Sauf que Jimmy se retrouve père célibataire après avoir eut une aventure d’un soir avec une tueuse en série qui fini sur la chaise électrique quelques temps après avoir donner naissance a son enfant.

Fini la glande pour Jimmy, il va devoir devenir un papa et un adulte responsable, se faire une situation, et pourquoi pas trouver une maman pour la petite Hope en la personne de Samantha, une pétillante brunette qui le fait craquer depuis le premier regard…

Raising Hope (que je traduirais personnellement par “Garder l’espoir”) c’est avant tout une démarche : PO-SI-TIF ! Tout ce qui dans une autre série aurait été matière a du pathos ou a des larmes est ici tourné vers le burlesque et la comédie. Les héros ont des galères, pas de thune, ils se chamaillent souvent, mais ils sont heureux ensemble et nous glissent mine de rien de belle leçon de moral mais sans aucune prétention. Il suffit de voir la métaphore que représente la petite Hope qui motive toute sa petite famille à devenir meilleur pour s’en convaincre (Vous trouvez ça gnangnan ? moi je trouve ça touchant) La bonne humeur des personnages est si communicative qu’elle donne envie de voir la vie a leur façon.

Et nous vous y trompez pas : Raising Hope est aussi une série a crever de rire. C’est presque les Simpson (façon grande époque) en version réel tant il y’a de savoureux second rôle et de situation crétine et surréaliste. Les acteurs sont tous géniaux, et j’ai personnellement une affection particulière pour Garret Dillahunt qui joue le rôle de Burt Chance.

Héritière de série comme “Malcolm in the middle” ou “My Name is Earl” (même créateur), Raising Hope est un mélange tonique qui vous propose ni plus ni moins que du bonheur ! en ces temps de sinistrose télévisuel, autant vous dire que c’est une offre qui ne se refuse pas !

La première saison passe en ce moment sur Canal + et sera normalement diffusé bientôt sur M6 (donc aussi pour les fauchés)

(tant que j’y suis merci à Allociné à qui j’ai piqué sauvagement mon image d’illustration : je vous aime les gars hein ! promis on s’appelle)

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2 réflexions au sujet de « Raising Hope : Et si on regardait des gens heureux à la télé ? »

  1. Je continue sur ma lancée de commentaires inutiles qui contribuent à faire défiler les minutes qui me séparent de mes vacances amplement mérités…

    J’ai d’abord regardé l’épisode ou le fils est déguisé en Gothique, un vrai régal, puis quelques semaines plus tard je suis tombé par hasard sur l’épisode pilote, puis j’ai oublié, mais je songe déjà à occuper mes heures de flâneries « noellesque » à rectifier le tir pour faire honneur à l’originalité du scénario…

  2. Alors c’est assez comique parce que t’as commencé par le dernier épisode de la saison 1 avant d’enchainé avec le pilote !

    C’est pas bien grave hein : ce genre de série peut se picorer dans n’importe quel sens c’est le plus souvent sans conséquence pour la compréhension de l’histoire.

    Et puis sinon pour les commentaires lache toi : c’est fait pour ça :)

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