Steve Vai–The story of light

Sept ans depuis le dernier véritable album de Steve Vai ! (je ne parle bien sur pas des lives ou des participations à d’autres albums) c’est vous dire a quel point j”attendais le retour de l’Alien avec ce mélange de crainte et d’excitation qu’on ressent vis à vis des artistes qu’on aime.

Grand parmi les grands de la 6 cordes (même s’il joue sur une 7 cordes #AnecdoteDeConnaisseur) Vai à toujours représenté pour moi la folie créatrice et l’avant gardisme en comparaison d’un Satriani qui lui était plutôt la force tranquille et “Old School” du genre. Ses derniers opus allaient clairement dans le sens de cette innovation et “The Story of light” en prend la droite ligné… mais pas que !

Si le deux premiers titres (the Story of light et Velorum) ne surprendrons personne et seront même un peu ennuyeux (et aurait dut être placé en fin d’album selon moi), dès le 3eme titre, John the Revelator, on se surprend a dresser l’oreille.

Une voix de vieux bluesman grésillant comme dans un vieux poste nous titille un refrain qui s’enchaine sur un gros riff tandis qu’une chanteuse soul a la voix rocailleuse entame le couplet. Ce déploie alors un gros blues bien pêchu qui se prolonge sans coupure avec le morceau suivant, Book of the seven seals, qui devient une chorale gospel saupoudrée bien entendu de riff et de solo comme Vai les affectionnes.

Surprenant, dansant, entrainant : ce binôme réveille l’auditeur et signe un nouveau titre culte au tableau de chasse du guitare héros.

Après un tel ramdam, Vai nous laisse souffler avec une petite balade sans prétention “Creamsicle Sunset” qui fait furieusement penser a ce qu’il faisait sur l’album “Passion and Warfare”. Pas de quoi se plaindre, mais pas de quoi crier au génie.

6eme titre, Vai remet les gaz et balance le gros son avec “Gravity Storm”. Ce coup là Vai nous refait du “Fire Garden”. Le titre est bon, mais là encore on a pas trop l’impression que l’artiste nous apporte du neuf.

Le titre suivant, Mullach Atsi me laisse aussi perplexe… du moins au début. Si les miaulement de guitare typique de Vai me laissent un peu de glace, la harpe qui accompagne ce titre et ces accents celtique subtile finissent par me charmer et même a me donner ce petit frisson qu’on ressent lorsque la musique nous touche au coeur.

8eme titre : The Moon and I. So classic, même sonorité, même style “balade ambiante”, c’est parfaitement exécuté, mais ça me dresse à peine un sourcil. <Baille>

Le début du 9eme titre est plus convainquant. Weeping China Doll est un titre plus solide et surtout plus parlant, grâce a la puissance presque orchestrale qui s’en dégage. Le tempo lourd et lent contraste avec le mitraillage de Vai et la mayonnaise prend. Si on retrouve de ci de là les tics de l’artiste, ils servent l’œuvre et seront donc vu avec bienveillance.

Racing the world, le 10eme titre, même s’il sonne toujours “a l’ancienne” propose une formule tout a fait efficace : une gimmick musicale qui tourne bien, qui à du “nerf” et qui raconte quelque chose. C’est le genre de musique qui raconte vraiment quelque chose et qui n’est pas juste une ambiance, et c’est ça que j’aime chez les guitare héros. On échappera pas au solo turbo rapide en apothéose, mais ce qui ressemble à un cliché et ici parfaitement à sa place.

Bientot la fin, Vai nous sort son arme secrète : un duo avec Aimee Mann ! j’adore cette chanteuse et notamment son titre “Save Me” et ce duo ave Steve Vai (qui ne l’oublions pas est un merveilleux chanteur) est une petite douceur totalement inattendue. Mieux encore : la magie fonctionne et ce petit plus suffit a rendre No more Amsterdam envoutant.

Le titre final “Sunshine Electric Raindrops” reste dans les cloues des derniers opus de Steve Vai. Encore une fois un gros riff parsemé de quelques cuivre (synthé ?) sert d’ossature à un solo qui n’en fini pas de décliner les mêmes tics rabattu à longueur de temps.

Alors au final que vaut ce Story of Light ? pour le fan, c’est une très faible plus value. Le wonder hit “John the revelator” et son suivant “Book of the seven seals” se taillent la part du lion tandis que Racing the world et le duo avec Aimee Mann prouve que Vai à encore des idées.

Par contre pour les autres titres, difficile d’être enthousiaste. Comprenez moi bien : c’est loin d’être pauvre, il y’a beaucoup de richesse à découvrir…. mais quant bien même tout ça ne raconte rien. Vai fait de l’ambiance, il y parvient avec talent, mais du coup passe à coté de quelque chose.

Chaque titre a du potentiel, encore faudrait il arreter de ressasser le même gloubiboulga sonore qui se ressemble de titre en titre : même tics d’orchestration, de mixage, de composition… parfois je pouvais presque anticiper la suite d’un morceau avant de l’avoir entendu. Vai en à le talent (il suffit d’entendre John the revelator pour s’en convaincre) reste a esperer qu’il en prenne conscience, un peu comme Satriani l’avait fait apres le catastrophique “Professeur Satchfunkilus” (son pire album).

Au final, The Story of light n’est pas une déception : juste un regret.

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