Archives par mot-clé : violence

faut il hair Hatred ?

Vous avez sans doute entendu parler de la sortie prochaine du jeu vidéo Hatred. Grosso modo pour ceux qui ne situent pas, il s’agit d’un jeu d’action ou on incarne ni plus ni moins qu’un tueur de masse. Si si vous savez, le genre de taré qui rentre dans une école avec un flingue et qui tire sur tout ce qui bouge.

Bref le jeu va sortir et avec lui les polémiques qui vont autour de sa thématique crasseuse. Disons le tout de go, je ne suis clairement pas fan de ce que j’ai vu. Et quand je dis ça, je ne parle pas de l’aspect vidéo-ludique (qui semble classique) mais du background du jeu. Donc merci de m’éviter les remarques du genre « combien de temps de passer sur le jeu pour te permettre de critiquer ! » car je vous répondrai aussi sec que je n’ai pas besoin de fixer du caca pendant 5h pour savoir que ça en est !

Hatred c’est l’apologie du mec blanc cis qui trouve le monde pourri et qui va le faire cramer en « punition ». Oui parce que c’est bien connu quand les choses vont mal c’est la faute des autres. Ca me rappel ce type qui a assassiné des jeunes femmes sur son campus parce qu’il était rejeté par elle alors qu’il s’estimait super cool. Bah oui parce que quand ton premier réflexe après un râteau c’est de sortir le M16, c’est que t’es un super mec hein ?

Continuer la lecture de faut il hair Hatred ?

Share Button

De la joie simple engendrée par la violence

Supposant le Flashou féru de football américain, je vais faire un peu de lèche pour mon avancement dans la Fondation Steelers en vous parlant de rétro-gaming non vidéo-ludique…

« Mais de quoi qu’il nous cause? » allez vous me lancer au visage. Je m’explique, comme certain le savent / s’en doutent, je suis un accro aux jeux en général, qu’ils soient sur plateau, de carte, de stratégie et j’en passe, aussi ai-je récemment décidé d’exhumer des profondeurs de ma jeunesse un vieux jeu qui me manquais depuis de nombreuses années : blood bowl!

C’est suite à la lecture de romans aux qualités plus que douteuses (surtout au niveau de la traduction particulièrement pourrave) et après avoir appris la sortie prochaine de blood bowl adapté en jeux vidéo qu’un élan de motivation m’a pris. Je me ruais alors chez mes géniteurs et aventurais dans cet endroit sombre, humide et nauséabond qu’est la cave centenaire du manoir familiale pour en ressortir quelque boites en carton défraîchis couvertes de poussières…

Je suis tombé dans le blood bowl peu après la sortie de la seconde édition (celle de 1988 dont j’ai un magnifique exemplaire presque bien conservé) et je n’ai pas décroché de ce jeux pendant de nombreuses années. Mais tout ça ne vous en apprends pas beaucoup plus sur le jeu, et j’en vois en train de s’endormir sur cette pompeuse et inutile prose ou j’étale les possession de la richissime famille des ducs de La Marmottière, dont le premier, Louis-Phillipe Isidor De La Marmottière a inventé le très célèbre Piano pour sourd, mais passons, je sens que j’vous gave.

Le Blood Bowl est né de l’esprit dérangé de Jervis Johnson en 87. L’action se situe dans un monde ressemblant vaguement à celui de warhammer où le problème des guerres aurait été vaguement résolu par Nuffle, un dieu qui proposa a toute les races du monde (nain, elfe, orc, humain, lémurien et j’en passe) de règler leur conflits dans une arène, en jouant a un jeu particulièrement brutal consistant à amener par tout les moyens une vessie de porc gonflée dans le camp adverse.

L’idée de cette sorte de football americain fantastique, quasiment sans règles, ou la corruption et la tricherie sont non seulement tolérés mais presque encouragés m’a séduit immédiatement. Le jeu se présente sous la forme d’un plateau, de deux équipes représentées par de petite figurine, de quelque dés et d’un fascicule de règles assez simples. Les parties sont relativement courte (deux ou trois heures grand maximum) et particulièrement dynamique, contrairement à pas mal de jeux du genre ou il faut une plombe pour finir un tour de jeu. Bref, il avait tout pour plaire.

Aussi, j’ai récupéré les deux éditions dont je disposais, ai commencé dans la lancée à décaper quelque figurines peintes à l’origine par mes doigts boudinés d’enfant geek (autant vous dire que le niveau de précision s’apparente à le l’étalage de peinture au rouleau) et suis parti à la recherche de partenaires de jeux. Je n’ai pas eu longtemps à attendre pour trouver une flopée de trentenaire nostalgique de leurs parties endiablées de blood bowl.

Il existe également en France, Suisse et Belgique un grand nombre d’association et de particuliers passionnés qui font vivre et évoluer le jeux, bien qu’il ne soit plus édité depuis 96. Bref, de quoi profiter encore longtemps du plaisir ludique ultime qu’est le blood bowl. Alors tentés?

Share Button