Top Five des écrivains anglophones qui me (nous) font rires

Etant donné que je me suis lancé dans la lecture de trucs sympas voir marrants pour casser la monotonie des transports et combler les pauses et attentes parfois ennuyeuses, je me suis souvent tellement bidonné le nez dans un bouquin que :
1/ je préfère souvent 45mn de transport à 30mn de voiture
2/ de nombreuses personnes m’ont souvent regarder d’un air amusé ou interrogatif quand j’étais plié en quatre au beau milieu d’une trame de RER…

Ca a commencé par la lecture de mails imprimés de conneries écrites entre potes (hummm MAX PUISSANT, Flash Steelers, Marcheur, JCMD, CT999, etc…) puis ca a glisser brusquement par le terrible et fatidique « De Bon Présage ». Le décor est planté, voici donc mon Top Five de ces auteurs Anglophones qui m’ont bien fait marrés…

Numéro 5 : hum. Bon. Celui là va être capilotracté comme on dit. Mais bon il en faut 5 hein ! Alors heuuuuuu. En fait si j’ai bien un cinquième élément… Ce n’est pas un auteur classé dans les comiques, je préfère vous prévenir… Mais il est britannique donc vala.

Il s’agit de Peter F. Hamilton. Il a fait entre autre le Cycle de l’univers de la Confédération (plus connu sous le nom de rupture dans le réel, etc…), le plus récent « La Saga du Commonwealth », plus connu en France sous le nom « Etoile de Pandore : blablabla » (y en a 4), et de mémoire la trilogie du vide (que je me réserve pour plus tard).

Il excelle à mon avis dans la description des défauts humains, tantôt bons, tantôt ignobles, souvent crues. Il peut aussi passer un chapitre à poser le décor ou un contexte qui servira 4 livres après. Et comme il traite de la nature humaine, il en devient croustillant, sans tomber dans l’écœurement. C’est caustique, c’est ironique, bref quand il part sur ça, c’est un humour pince sans rire assez british et que j’apprécie…

Numéro 4 : Lui aussi n’est pas forcement classé dans les comiques. Mais quand il est dans ses passages drôles, j’en pisse par terre ou du moins ai le sourire aux lèvres. C’est Neal Stephenson. J’ai changé mon titre en anglophone car lui est américain.
Il fait des bouquins souvent connoté « hard SF » à cause de gros passages basé sur des explications scientifiques ou extrapolation sur la science de demain, telles que la cryptologie, la nanotechnologie, le virtuel. Ses bouquins ont souvent un thème vaguement scientifique, je pense que cela vient de son coté professeur de génie électrique né d’une famille scientifiquement variée (physique, biochimie).

Ses romans gèrent bien les suspenses, le découpage en petits morceaux imbriqués, etc… il est parfois très descriptif, parfois très « nature humaine », ou encore « là on en chie vraiment des briques d’uranium irradiées ». et de ci de là, au détour d’une page, il vous pond une petite histoire dans l’histoire, ou la pensée d’un des protagoniste, une anecdote, un rêve, etc… à mourir de rire.

C’est souvent sur le thème de l’exagération imagée. Ca saupoudre son récit et ca peut surgir n’importe quand, parfois en un paragraphe. Par exemple, pour faire court « pompe tenant lieu de klaxonne est si puissante que sur 30 kilomètres de cote les baleines sont mortes. Si un équipage de sous marin trainait dans le coin, ils doivent tous à la retraite pour surdité, etc… » et ca dure presque une page.

Numéro 3 : Presque ex-æquo (Cf. N°2) Neil Gaiman. Bien qu’on ne se bidonne pas forcement  dans le sens « se rouler par terre », ses récits sont qu’une loufoquerie sans borne et d’une imagination débordante ! On a constamment le sourire aux lèvres…

Bon certaines de ses œuvres sont plus sérieuses que d’autres. L’humour y est présente mais à parce qu’elle fait partie de sont style. Certains passages sont graves, prenants, frissonnants. Presque toujours étonnants et bourré de suspense.
Son humour est surtout orienté sur le non sens ou encore l’incroyable qui devient normal au point qu’un type normal devient la risée des autres (En particulier dans le duo American Gods et Anansi Boys).

Bon dans les grands classiques, on a aussi Neverwhere (très prenant), Miroirs et fumée (des nouvelles), Stardust (d’où vient le film), et bien sur en coécriture De bons présages. On remarque au passage sa facilité à créer un univers différent à chaque livre, dans lequel on y plonge jusqu’au cou.

Numéro 2 :

J’ai hésité avec le N°3 mais j’y mets quand même Douglas (Noel) Adams, paix à son Ame. Je l’ai découvert via une référence au Guide Galactique et suis depuis un ferveur porte parole du 42. Il est malheureusement décédé en 2001.
Il est plus que connu pour le « Le guide du voyageur galactique », où j’apprécie surtout les premiers, deuxième, une bonne partie du troisième et le dernier tome (sauf la fin, trop sérieuse). Rien que ses titres valent le détour (Le dernier restaurant avant la fin du monde, Salut, et encore merci pour le poisson…)

Ses dernières œuvres sont moins connues, mais c’est pourtant elles qui ont fait penchées la balance avec le N°3. Je conseille notamment la série des Dirk Gently, détective holistique (qui croit à l’interconnexion fondamentale entre toute chose, ce qui revient plus ou moins à appliquer des principes de mécanique quantique à une échelle humaine)
J’ai aussi apprécié Starship Titanic. Il a eu une période avec l’usage de notes fantastiques, comme mon N°1. Vous avez par exemple « l’unité de temps la plus courte au monde est nommé, par abus de langage « la seconde New-Yorkaise », c’est-à-dire le temps écoulé entre le passage du feu au vert et le coup de klaxonne qui suit ».

Numéro 1 : sans conteste et avec une bonne longueur d’avance, Terry Pratchett. Sir Terence David John Pratchett de sont petit nom. « De bons présages » est en partie de lui, coécrit avec Neil Gaiman. Ce livre est tellement riche et drôle que son résumé sur Wikipédia est plus long que l’article sur Pratchett lui-même ^^

On lui doit surtout, le fatidique cycle des « annales du disque monde », sur le thème de la fantasy burlesque et parodique. Décrire cette ouvrage demanderais surement 5 blogs dédiés… Retenons la diversité des personnages que l’on retrouve à quelques tomes d’intervalles, les situations burlesques, les personnages secondaires prenant le premier plan à force d’apparaitre à chaque volume, dont la Mort (masculin).

Un petit mot tout de même, le disque monde est une terre plate et circulaire, sur le dos de 4 éléphants eux même sur le dos d’une tortue géante qui navigue dans la galaxie… Ce monde est tellement baigné de magie que la lumière va à la vitesse du son, voir moins (certains la battent à la course). L’intrigue revient souvent à Ankh-Morpork, dont le fleuve éponyme est tellement encrassé qu’on peut le traverser en petit foulée…

Quelques personnages m’attirent plus que d’autres : Carotte et le Guet (certain préfère Vimaire), Rincevent, la Mort et ensuite je pense à Mustrum Ridculle et Mémé Ciredutemps. Ce qui participe à sa « force » sont aussi ses « notes »…
Notons quelques autres petits bijoux de lectures : La face obscure du Soleil, Strate-à-gemmes et Le Fabuleux Maurice et ses Rongeurs Savants, etc…

Bref quand un bouquin commence par « Le soleil se leva comme il doutait de l’utilité de cet effort » ou « l’univers a forcement commencé par quelque chose d’insignifiant, donc surement par un bouton de manchette » on devient forcement accro

Et il me reste à vous souhaiter bonne lecture ;)

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2 réflexions au sujet de « Top Five des écrivains anglophones qui me (nous) font rires »

  1. Bon bah voilà, tu m’as donné envie de lire le disque monde !
    MERCI.. j’espère que tu es satisfait ?

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