Top Five John Woo

John Woo et moi c’est une vieille histoire qui date de l’époque du lycée. En ce temps là, ma cinéphilie avait quelque chose de compulsif, mais aussi de prétentieux : il fallait toujours voir les trucs les plus In et les plus underground. A l’époque, connaitre le cinéma asiatique n’était pas une mince affaire : pas d’ADSL pour avoir des infos de l’autre bout du monde (et pas de film non plus soyons sincère) pas ou peu de DVD… bref à l’époque c’était un truc de puriste hardcore que de mater du John Woo.

Avec le temps, ce bon vieux John s’est fait connaitre et sa filmographie a été remise au gout du jour. Il y’a deux semaine de ça je suis retomber sur un coffret de ses films, ce qui me pousse à vous proposer ce Top Five.

Numéro 5 : Mission Impossible 2

Premier gros succès de John Woo aux états unis, ce film efficace à été pour Tom Cruise l’occasion de montrer son implication dans les films. Il mouille le maillot de façon indiscutable et peut prétendre sans honte au titre de héro de film d’action. Bon par contre on voit dans certains plans qu’il porte des épaulettes sous ses pulls… et puis bon : c’est pas comme si c’était la première fois.

La scène qui tue : Le combat final qui enchaine poursuite à moto de folie et combat très old school.

Le détail qui tue : Il y’a sur le DVD du film un bonus formidable sous la forme d’une parodie par Ben Stiller qui se présente comme Tom Crooze, la doublure de Tom Cruise.

Numéro 4 : Hard Target (“Chasse à l’homme”)

Non je n’ai absolument pas pété un plomb. Ce premier film tourné sur le sol américain est un bon petit film d’action, dans le pur esprit de ce que Woo faisait a Hong Kong. Vandamme y campe un personnage qui lorgne plus sur le Steven Seagal version “Piège en haute mer” que sur son habituel rôle de champion de karaté. Cette série B très honnête bénéficie d’une vraie ambiance, que ça soit musicale ou visuel et d’un scénario simple mais loin d’être passe partout (hey attention : je vous dit pas que c’est un thriller !)

La scène qui tue : Vandamme qui se tient debout sur une moto en train de foncer sur une voiture tout en tirant dessus…

Le détail qui tue : Ce bon vieux JCVD arbore tout au long du film un look cheveux long qui lui allait pas si mal que ça.

Numéro 3 : The Killer

Bon là fini les amuses bouches, on commence a faire du lourd. The Killer est un des films qui a fait de John Woo ce qu’il est. Le scénario qui de prime abord semble baigné dans le manichéisme, révele au spectateur un des thèmes chers à Woo, a savoir la rédemption, et l’ambiguité entre les “bons” et les “méchants”. Servit par un Chow Yun Fat tout en charisme, The Killer est une sorte de version made in Hong-Kong du “Professionnel” de Belmando.

La scène qui tue : Le Killer et le flic qui le poursuit se tiennent en joue avec entre eux deux la petite amie aveugle du Killer qui ne réalise pas ce qui se passe, les deux hommes faisant semblant d’être de vieux amis.

Le détail qui tue : C’est ce film qui à lancer la mode “un flingue dans chaque main” (merci Chow Yun Fat)

Numéro 2 : A Better Tomorrow 2 (Le syndicat du crime 2)

Dans le même esprit que The Killer, ce film peut être plus encore marqué du sceau de la rédemption et ce de manière quasi christique (les images religieuses sont aussi une image forte chez John Woo… ça et les colombes).

La scène qui tue : Un duel entre Chow Yun Fat et le taciturne tueur a gage digne d’un western tant l’affrontement (dont les règles sont définies tacitement par les deux adversaires) est charismatique. Un combat entre homme d’honneur bluffant.

Le détail qui tue : Evitez de renverser votre bol de riz devant Chow Yun Fat… non vraiment sans déconner ça serait pas joli à voir.

Numéro 1 : Hard Boiled (“A toutes épreuves")

Alors que dans les années 90 tout le monde ne jurait que sur l’arme fatal et die hard comme étant le summum de l’action movie, les vrais fan savait déjà que le saint graal était chinois. Hard Boiled ecrase et pulvérise les films précité, que ça soit par son action débridé (hum… je viens de m’en rendre compte…) ses personnages charismatique (gentils, méchants, figurants et autres second couteaux, ils sont tous bons) ou son histoire de flic infiltré tiraillé entre sa mission et ses idéaux, je n’ai JAMAIS revu un tel concentré. Et puis merde… un héros qui se surnomme “Téquila” c’est juste la classe ultime.

La scène qui tue : un plan séquence de presque 15min au beau milieu d’un gunfight dans un hôpital, vous en rêviez ? John Woo l’a fait !

Le détail qui tue : C’est John Woo lui même qui joue le rôle du patron du Jazz Bar.

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7 réflexions au sujet de « Top Five John Woo »

  1. Je suis pas trop d’accord sur l’ordre mails il est difficile de les classer tant il est vrai qu’ils sont tous vraiment bons !

    Une reserve (voire 2) concernant « IMF2 » et « HT ». J’aime bcp IMF original et là on srot bôcoup trop du cadre. Le second contient certes peu de JCVdisme mais si peu fait déjà trop pour moi.

    Je pense aussi à « Face off », qui devrait figurer dans ce TOP FIVE. Certes c’est du John Woo américanisé mais ce film est beau, lesa cteurs sont beaux, le récit est beau, et même, le couteau papillon est beau, bref tout est beau !

    Voilà, c’est tout !

  2. Ah wé « face off » fait parti des must. Je penses même que John Woo a fait tellement de « must » qu’on a pas la place pour y mettre des « amuses gueules ».

    Par contre MI2 (IMF2) n’est pas pour moi un amuse gueule et fait parti des « must » de Woo même si c’est aussi très Tom Crooze^^

    Une des quelques contre performance reste Windtalker (même si quelques scènes font qu’il tombe pas chez les gros navets).

    J’ai eu aussi un faible pour Paychek avec un Mel Gibson dans un rôle à contre emploi de ses habitudes du moment… C’est pas de lui aussi Broken Arrow ?

    j’attendrais aussi d’avoir vu « les 3 royaumes » pour le glisser ou pas dans le top5 ;)

    Et John Woo a aussi trainé ses basques dans de nombreuses prods dont The big Hit, le jeu stanglehold, Appleseed Saga: Ex Machina, Lost in Space, Un tueur pour cible (quelle mauvaise traduction !!!), Une balle dans la tête, etc…

    Bref il est vraiment devenu une grande figure du cinéma d’action.

  3. je sais mais le temps de corriger et le post est parti. Paychek c’est le film où il a réussi l’exploit de faire jouer ben afflek correctement

  4. En fait il a « fait » plein de flims JW ! Je lui demanderai de réaliser le film qu’on a en chantier Anaïs et moi : la rencontre apocalyptique de trois archetype non-jungien – John Mc Clain – Riddick et Mr Franck ! (comment ça c’est A B U S E ?)

    PS : Non Ben Affleck ne joue pas correctement, il ne peut pas jouer correctement, c’est une impossibilité karmique et quantique.
    Sa gueule de crétin ne va bien que dans Dogma (tout le monde sait qu’un ange a forcement une tête de crétin, non ?).

  5. John Woo à été producteur de pas mal de truc, mais après il faut trier car son degrée d’implication va de « je vais vous coatcher grave les mecs » à « Euh là j’ai pas le temps mais je vous prête 3 millions pour la prod »

    Francis > ton projet de film ça fait trop peur : la fusion de cet ensemble risque de destabiliser le continum espace temps !

  6. Comment ça il fait trop peur mon film ??
    Il est trop bon le castong oui !!
    Sinon pour les méchants je pensais à Gary Oldman et Tcheky Kario associés mis Weus il est méchant il veut pas !!

    Et puis je m’en fous du continum espace temps ! Tant que je peux matter les mecs les plus SEX de l’univers :p

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