Une vie moins ordinaire (retro movie)

Mes chers petits lapins, ici nous allons revenir dans une époque bien différente, une époque « d’avant l’an 2000 que c’était tellement mieux » et aux prémices de plusieurs carrière cinématographique.

Nous sommes en 1997, et Danny Boyle encore auréolé du succès du cultissime Trainspotting, sort un film dans la veine déliro romantique qu’il reprendra plus tard (avec un peu plus de subtilité) pour Slumdog millionnaire. Ce film c’est « une vie moins ordinaire » avec Ewan Mc Grégor (pas encore tombé dans les griffes de Lucas) et Cameron Diaz (qui n’a pas encore gagné ses galons d’actrice émérite).

La comparaison avec Slumdog millionnaire me semblent d’autant plus intéressante que les thèmes des deux films ont de sérieux airs de famille…

Tout commence lorsque l’archange Gabriel, saint patron des flics célestes, est prié par le Tout Puissant de remettre de l’ordre fissa dans les relations homme-femme qui commencent depuis un moment à sentir le sapin. Gabriel n’étant pas le genre d’archange à qui on redit les saintes écritures deux fois, envoi sur terre deux anges aux allures de détectives des années 30, s’occuper du devenir amoureux de deux individus qui ignorent jusqu’à l’existence de l’autre. Les deux anges doivent à tout prit réussir, sinon c’est le bannissement à tout jamais sur une Terre qui ne leur revient pas.

Lui c’est Robert (McGregor), un homme de ménage rêveur et maladroit, dont la naïveté n’a d’égale que la gentillesse (et un peu la maladresse). Elle c’est Céline (Diaz) une petite bourgeoise pourrie gâté par un papa mégalo (Ian Holm) qui veut la façonner a sa guise et la marier avec un bon parti. Tout bascule quand le sort s’acharne sur ce pauvre Robert : il perd son job, son appartement, sa copine le quitte… fou de rage il file chez son patron pour lui demander des comptes. Or son patron n’est autre que le père de Céline. Robert arrive tandis que cette dernière se faisait faire la moral par son père après avoir accidentellement blessé son fiancé en jouant à Guillaume Tell avec un revolver. La sécurité débarque et tabasse Robert, mais ce dernier réussi à s’emparer d’une arme : il prend la jeune femme en otage et s’enfuit avec elle… s’en suivra une étrange aventure qui, grâce à l’intervention parfois musclé des deux anges, se conclura d’une bien extraordinaire façon.

Dire que j’ai adoré ce film est un doux euphémisme. Même si beaucoup on critiqué son coté plan plan et son message sur « le pouvoir de l’amour c’est trop super » j’ai pour ce métrage une affection sans pareil.

Déjà, le casting est formidable : Ewan McGregor était encore un acteur capable de surprendre, il est drôle et touchant dans le role de ce type paumé et sans prétention qui rencontre la femme de sa vie. Cameron Diaz montre qu’elle est une véritable actrice de talent (comme dans cette scène ou elle explique à son ravisseur comment négocier au téléphone). Mon seul regret viens de la fascination évidente du réalisateur pour sa magnifique héroïne (elle est décrite comme parfaite en tout point… mais surtout très belle ! bon ça va on sait que Cameron déchire, on peut passer à autre chose ??).

Et puis il ne faudrait pas oublier nos deux anges ! Delroy Lindo, qui campe ici un ange poète et fatigué du monde des hommes, est d’une sobriété exemplaire. Attention, je ne dis pas qu’il est fade, non au contraire ! il est simplement dans le ton du personnage. A l’inverse, Holly Hunter qui campe sa partenaire, joue un ange d’une sensualité exacerbé, à la fois drôle… et réellement troublante ! (sincèrement je pense qu’elle est à sa manière bien plus sexy que Cameron Diaz dans ce film, et pourtant dieu sait que j’adore Cameron !) Tout les deux forment un duo à contre temps des héros et sont de merveilleux adjuvants déterminé et prêt à tous les extrêmes pour faire éclore l’amour chez ces deux êtres que tout oppose.

Si Boyle s’offre des effets de mise en scène tape à l’oeil, il donne à cette comédie romantique de vraies lettres de noblesse en donnant de ci de là des dialogues truculent servi par des acteurs à la hauteur. Et puis cette folie des idées n’est pas sans rappeler le Frenchy Michel Gondry.

La BO est à l’image (si je puis dire) du style de Boyle, avec un mélange de rock anglais et de son électro. Si en eux même les titres sont de qualité, je les trouves parfois en décalage avec l’histoire… sans doute trop british pour moi ?

Je ne saurais trop vous recommander de voir ce film en VO pour en apprécier tout le sel, et je ne saurais trop vous conseiller de passer outre son grand age (15 ans ça commence à faire lourd pour un petit film de ce genre). C’est en tout cas un vrai bol d’air dans le cinéma : un film à l’image de son héros, naïf et plein d’amour. Ca fait envie non ??

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